© eTF1"Il est temps de mettre un terme à ce dossier", à "cette mascarade", a plaidé mercredi matin Olivier d'Antin, l'un des trois avocats de Dominique de Villepin. Poursuivi en appel pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire de falsification de fichiers appartenant à la société luxembourgeoise Clearstream, le parquet général a requis lundi à l'encontre de l'ex-Premier ministre une peine de 15 mois de prison avec sursis. "Vous ne manquez pas de moyens, pour qu'enfin on en finisse avec cette affaire", a-t-il dit aux trois magistrates de la cour. "Votre rôle, c'est d'y mettre un terme, par une relaxe franche et sans équivoque".
Clearstream: l'heure du réquisitoire sonne pour Villepin
Après trois semaines de procès, l'accusation va prendre la parole lundi pour demander à la cour d'appel de Paris de condamner Dominique de Villepin qui, selon elle, s'est rendu complice de dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream.
Publié le 23/05/2011
Clearstream : place aux témoins
L'ancien patron de la DST Pierre de Bousquet de Florian et le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke figurent parmi les témoins très attendus qui vont s'exprimer à partir de ce lundi au procès Clearstream.
Publié le 16/05/2011
Clearstream : quand Villepin s'emporte
Alors que le général Rondot a tenu bon jeudi, réaffirmant avoir averti Dominique de Villepin de la falsification des listings dès l'été 2004, ce que nie l'ancien Premier ministre, ce dernier est sorti de ses gonds.
Publié le 12/05/2011
Villepin arrondit les angles face au général Rondot
C'est avec un aplomb plus affirmé qu'en première instance que le général Philippe Rondot a contredit mercredi Dominique de Villepin à propos de plusieurs épisodes de l'affaire Clearstream devant la cour d'appel de Paris.
Publié le 11/05/2011
"Quelqu'un d'autre ici sait comment fonctionnent les renseignements"
<b>Sur place - </b>Auditionné comme témoin par la cour d'appel de Paris, le général Rondot est revenu mercredi matin sur les raisons pour lesquelles il a rédigé ses fameuses notes sur l'affaire Clearstream et n'a pas manqué d'adresser, au cours de son monologue, une première pique à Dominique de Villepin.
Publié le 11/05/2011
Clearstream : Villepin à l'épreuve du général Rondot
<b>TF1 News, en direct du procès Clearstream - </b>Suivez, minute par minute, le procès en appel de l'affaire Clearstream avec notre envoyée spéciale. La journée de mercredi est essentiellement consacrée à l'audition très attendue du général Philippe Rondot.
Publié le 11/05/2011
Clearstream : "Cette affaire, c'est un cauchemar"
<b> Sur place -</b> L'audience de lundi matin était notamment consacrée à l'audition de l'épouse d'Imad Lahoud. Cette dernière a confirmé devant la cour d'appel de Paris que Dominique de Villepin avait demandé à ce que le manuscrit de son mari sur l'affaire Clearstream soit modifié pour ne pas le mettre en difficulté. TF1 News était présent.
Publié le 09/05/2011
"Ne vous moquez-vous pas de la Cour, monsieur Lahoud ?"
<b>TF1 News, en direct du procès Clearstream - </b>Suivez, minute par minute, le procès en appel de l'affaire Clearstream avec notre envoyée spéciale. La journée est consacrée à la poursuite de l'examen des faits et à l'audition de l'épouse d'Imad Lahoud.
Publié le 09/05/2011
Clearstream : second round
Le procès en appel de l'affaire Clearstream s'ouvre ce lundi à Paris, avec en prévenu vedette Dominique de Villepin. La Cour aura 4 semaines pour notamment tenter de déterminer à partir de quand l'ex-Premier ministre a su que les listings étaient faux.
Publié le 01/05/2011
Clearstream : le procès en appel s'ouvre dans un climat apaisé
Le procès en appel de l'affaire Clearstream s'est ouvert lundi à Paris, avec en prévenu vedette Dominique de Villepin. La Cour aura quatre semaines pour notamment tenter de déterminer à partir de quand l'ex-Premier ministre a su que les listings étaient faux.
Publié le 02/05/2011
Car "votre robe, ce n'est pas le tablier de boucher", a-t-il ajouté, en faisant référence aux propos prêtés à Nicolas Sarkozy qui avait promis de pendre les coupables de la machination "à un croc de boucher". Pour le parquet général, Dominique de Villepin était au courant de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait donc pu stopper Jean-Louis Gergorin, qui répandait la calomnie. Selon l'accusation, a résumé Me D'Antin, Dominique de Villepin aurait été "un dissimulateur passif": il "se serait délibérément abstenu d'intervenir auprès de Jean-Louis Gergorin" et l'aurait "encouragé tacitement (...) afin de nuire à son rival, Nicolas Sarkozy". "Je suis persuadé, a-t-il plaidé, que la cour ne sera pas convaincue par cette fable".
"Non seulement il (Villepin) n'a pas été passif, mais il a été plutôt plus actif que les autres", a dénoncé l'avocat. En juillet 2004, lorsqu'il commence à douter de la véracité des listings, Dominique de Villepin, qui est alors ministre de l'Intérieur, "a saisi la DST", a rappelé Me D'Antin, et en averti les autres ministères concernés. "Vous avez un ministère qui fait quelque chose et l'autre (celui de la Défense, dirigé par Alliot-Marie ndlr) qui ne fait rien!", s'est indigné l'avocat.
"82% de parties civiles satisfaites, c'est mieux que les sondages"
"Je vous demande de relaxer M. Dominique de Villepin. Je suis confiant, je sais que vous le ferez", a abondé son confrère Me Luc Brossollet. Quant au troisième conseil de Dominique de Villepin, Me Olivier Metzner, il a rappelé à la cour que seules neuf parties civiles - dont la plupart peu crédibles - sur quarante-cinq, soit 18%, ont fait appel contre Dominique de Villepin, relaxé en première instance. Lundi, a dénoncé l'avocat, le parquet général, qui a requis 15 mois de prison avec sursis contre Dominique de Villepin, a dit parler "au nom des victimes", mais il voulait en fait parler "au nom d'une victime", Nicolas Sarkozy. Car 82% de parties civiles qui se satisfont du jugement de première instance, "ça s'impose, c'est mieux que les sondages".
L'affaire Clearstream est un vaste dossier de dénonciation calomnieuse, dans lequel des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings bancaires afin de les discréditer.
| Gergorin "n'est pas le cerveau de la machination" |
Selon le parquet général, qui a requis un an ferme contre Jean-Louis Gergorin, c'est lui qui, pour ne pas perdre sa place au sein d'EADS, a imaginé la manipulation. Imad Lahoud n'aurait été qu'une petite main sous l'influence de l'énarque. Les avocats de Jean-Louis Gergorin ont tenté mercredi après-midi de convaincre la cour d'appel de Paris que l'ancien haut responsable d'EADS "n'est pas le cerveau de la machination" Clearstream, mais qu'au contraire, il a été manipulé par son co-prévenu Imad Lahoud. "Toute la falsification est mise en place, construite, conçue" durant les premiers mois de 2003, lorsqu'Imad Lahoud travaille pour la DGSE, une période durant laquelle "Jean-Louis Gergorin n'intervient d'aucune façon", a plaidé Me Thierry Dalmasso. "Il y a tout au long de ces quatre mois et demi, a poursuivi l'avocat, une volonté en marche, qui est celle d'Imad Lahoud seul, (...) une volonté coûte que coûte de récupérer des éléments matériels", c'est-à-dire les listings de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Les listings, qu'Imad Lahoud a reconnu avoir récupérés, seront ensuite falsifiés : y seront ajoutés des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, pour les discréditer. "Il ne peut être le cerveau d'une machination qui s'est faite en amont et en dehors de lui", a dit Me Dalmasso, en transformant sa plaidoirie en réquisitoire contre Imad Lahoud. Me Paul-Albert Iweins a regretté que le parquet général ait "dépeint un individu abominable et pervers: quand on ne peut pas démontrer une culpabilité, on tente de décrire une personnalité machiavélique!" |
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Clearstream: l'heure du réquisitoire sonne pour Villepin
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