Son gendre avait parlé de "cadeau empoisonné". Un fauteuil relaxant qu'il avait acheté chez Conforama et offert, avec sa femme, à son beau-père André en 2007. Mais quelques semaines plus tard, ce retraité de 76 ans, vivant dans l'Orne, avait développé un eczéma. En cause : la présence dans le rembourrage de certains de ses fauteuils fabriqués en Chine de sachets de diméthylfumarate (DMFu), un traitement anti-moisissure. Pour la première fois, le tribunal de grande instance de Meaux a reconnu, mercredi, qu'il existait "un lien suffisant et direct de cause à effet entre la présence de ce produit irritant et l'affection cutanée invoquée".
Tui, Conforama : les premiers plans sociaux de l'ère Hollande
L'enseigne d'ameublement Conforama prévoit de supprimer 288 postes dans son service après-vente, alors que le voyagiste Tui France envisage 484 fermetures de postes.
Publié le 24/05/2012
Fauteuils allergènes: l'enquête classée sans suite
Début 2009, plusieurs plaintes collectives et de particuliers ayant acheté des fauteuils chez Conforama avaient déposé plainte dans toute la France début 2009.
Publié le 10/08/2010
Après les fauteuils allergènes, les chaussures !
Un produit anti-moisissure, présents dans des chaussures fabriquées en Chine, a provoqué des réactions allergiques, parfois importantes, préviennent mercredi les autorités sanitaires. Il s'agit du même produit détecté dans des fauteuils également fabriqués en Chine.
Publié le 05/11/2008
Alerte aux fauteuils chinois allergisants
Conforama a vendu depuis 2005 des fauteuils et canapés de relaxation, susceptibles d'entraîner des réactions allergiques.
Publié le 17/09/2008
L'enseigne Conforama a été condamnée à verser 6500 euros de dommages et intérêts au retraité ainsi que 1000 euros à sa fille et son gendre, auteurs de l'achat, le tribunal ayant estimé qu'ils avaient bien subi un "préjudice moral" en offrant ce produit. Un jugement inédit qui pourrait faire jurisprudence et incité d'autres victimes à porter plainte. Car près de 47.000 de ces produits "allergisants" avaient provoqué des réactions allant de la brûlure à l'eczéma, en passant par des douleurs musculaires, la perte de cheveux, des problèmes respiratoires ou encore des démangeaisons, chez d'autres clients. Conforama les avait alors retirer de la vente dès juin 2008.
Bientôt d'autres plaintes ?
En 2009, le parquet de Meaux avait ouvert une enquête préliminaire à la suite d'une plainte pour blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui et tromperie déposée contre Conforama par une trentaine de victimes. Une enquête classée sans suite en juin 2010 "en raison de l'absence d'infraction : le produit incriminé n'était pas interdit à l'époque". En effet, le DFMu n'a été interdit dans l'Union européenne qu'à partir de décembre 2008.
Certains dossiers ont déjà été réglés à l'amiable. Selon Conforama, qui n'a pas commenté la décision du tribunal de Meaux, plus de 400 victimes auraient été ainsi indemnisées par l'assureur du groupe. Me Patrick Tille affirme avoir obtenu des indemnisations allant de 3000 à 30.000 euros pour les 120 dossiers qu'il a négociés. De son côté, Claudette Lemoine, présidente d'un collectif de victimes basé dans le Nord, reconnaît que 150 des 160 plaignants ont été indemnisés à l'amiable. Mais d'autres, comme elle, pourraient décider de saisir la justice civile pour obtenir réparation. "On continue à voir arriver des victimes" du DMFu, explique-t-elle. Le produit, pourtant interdit, serait ainsi toujours présent dans des sièges pour bébés, des gants ou des chaussures.
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