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- Dunkerque : la surpopulation carcérale en question - 02 min 12 s
"Les instructions du garde (des Sceaux), je les exécute. Ma décision initiale était très factuelle (...) et liée à une situation locale particulière. Il ne s'agissait pas du tout d'empêcher une exécution de peine ou de ne pas respecter les instructions du ministère", a-t-il ajouté. Dans une note aux services enquêteurs de son ressort, datée du 25 juillet, M. Muller demandait la suspension "de l'exécution des écrous" jusqu'au 5 septembre, sauf pour les infractions les plus graves, "en raison du surencombrement de la maison d'arrêt de Dunkerque et des autres établissements pénitentiaires" du secteur.
"Sur Dunkerque, on doit être à 150 personnes détenues pour 100 places. Quand vous faites coucher des gens sur des matelas, vous vous heurtez aux obligations liées au respect de la vie humaine, aux problèmes d'hygiène, au risque de violences...", avait expliqué M. Muller. Ces instructions ne cncernaient pas les "peines d'emprisonnement portant sur des faits de nature sexuelle" et celles traitant de "faits de violences commis en récidive", notamment les violences sur conjoints ou enfants. Le ministère de la Justice avait fait savoir vendredi qu'il demandait au procureur, Philippe Muller, de "revenir" sur ses consignes, qui vont "à l'encontre" de directives ministérielles visant à une meilleure exécution des peines.
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