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Ecole en bateau : l'accusé reconnaît des "caresses"... motivées par "le jeu et l'affection"

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le 05 mars 2013 à 19h22 , mis à jour le 05 mars 2013 à 22h07.
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3min
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JusticeAu premier jour du procès de Léonide Kameneff et de ses trois co-accusés, le fondateur de "l'école en bateau" a reconnu avoir eu "des gestes répréhensibles", mais nie des actes pédophiles.

Un "sauvage social". C'est par ces termes que s'est décrit Léonide Kameneff, le fondateur de "l'école en bateau", et surtout principal accusé du procès qui s'est ouvert mardi devant la cour d'assises des mineurs de Paris. Cet ancien psychothérapeute comparaît, aux côtés de trois autres co-accusés, pour viols et agressions sexuelles sur neufs anciens élèves dans les années 80 et 90. Si Kameneff dénonçait à l'AFP TV des "marchandages" pour obtenir ses aveux, lors de cette première audience il a reconnu avoir des "gestes répréhensibles".
 
"Je n'avais pas d'attirance pédophilique mais j'ai eu sur les enfants des gestes répréhensibles", a tweeté Eric Morain, l'avocat des parties civiles, reprenant les propos de l'accusé. Pour ce dernier, la caractérisation de pédophilie est impropre car "le pédophile se fiche de l'enfant, l'enfant n'a aucune importance pour lui". Affirmant que ces "caresses" étaient motivées par le "jeu et l'affection", les relations sexuelles étaient "consenties". Lors d'un entretien durement mené, le président de la cour, Olivier Leurent, a tenté de pousser l'accusé dans ses retranchements en lui demandant : "ne pensez-vous pas que des relations sexuelles entre adultes et enfants soient en soi répréhensibles?" Léonide Kameneff a répondu : "Ça dépend de ce que l'on appelle relation sexuelle, ça dépend comment c'est fait."

"A l'époque, ça ne m'a pas paru mal"

Mardi matin, la cour d'assises des mineurs avait décidé de lever le huis-clos, imposé dans cette juridiction. "Nous n'avons rien à cacher", avait assuré l'avocat général. Aucune des parties ne s'était opposé à cette décision.
 
D'une voix douce, le septuagénaire de taille moyenne, cheveux gris, teint mat, admet alors regretter d'avoir "décidé de ne pas empêcher les manifestations de sexualité qui pourraient naître à bord". "Je reconnais que j'ai eu tort, étant donné ce qui se passe maintenant, (...) mais à l'époque, ça ne m'a pas paru mal, ça ne m'a pas paru anormal non plus." Se présentant presque comme une victime de sa méthode éducative, basée sur la découverte, a expliqué que les massages et la nudité à bord ça été de l'initiative des enfants. "La faute aux enfants, vieille rengaine...", a alors tweeté Me Eric Morain.

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  • honfray2012 : Ben voyons , jamais coupables , toujours la meme rengaine , aucun regret , aucune prise de conscience des séquelles que peuvent subir les victimes , un séjour prolongé par la case "prison" permettra à ce monsieur de réfléchir plus longuement aux actes dégueulasses qu'il a commis ! on ne se retrouve pas devant une cour d'assises pour un vol de carambars , comme il souhaiterait sans doute le faire croire !

    Le 06/03/2013 à 00h04
  • beetllejuice : Il ne manque pas d'air ! Pratique pour un marin mais inutile lors d'un procès. Qu'il soit jugé et condamné.

    Le 05/03/2013 à 22h59
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