L'anosognosie est le trouble neurologique qui affecterait Jacques Chirac et qui l'empêcherait de se rendre à son procès, qui doit s'ouvrir ce lundi. © TF1/LCI"Aujourd'hui, au soir de ma vie, il m'en faut témoigner une ultime fois". En ce dernier jour du procès des emplois fictifs de Paris la défense de Jacques Chirac a lu, vendredi, la déclaration qu'aurait faite l'ex-président de la République s'il s'était présenté devant le tribunal, dans laquelle il dit n'avoir "commis aucune faute, ni pénale, ni morale". "Ce procès montrera que je n'ai rien fait qui soit contraire à la probité et l'honnêteté", selon cette déclaration lue par Me Jean Veil. "Il n'y a eu ni enrichissement personnel, ni système". "Je veux que ce procès soit celui de la responsabilité et de la vérité", poursuit le texte. "Ce n'est pas à tel ou tel collaborateur de rendre des comptes, j'ai été leur maire, leur chef, c'est à moi et moi seul d'en assumer la responsabilité". "Je n'ai commis aucune faute, ni pénale, ni morale", ajoute l'ex-chef de l'Etat, qui a été dispensé d'assister à son procès pour raisons de santé".
Procès Chirac : jugement historique attendu
Poursuivi dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris dans les années 1990, Jacques Chirac, premier ex-président à passer en correctionnelle, encourt en théorie jusqu'à 10 ans de prison mais une sanction ferme semble exclue. Le jugement sera rendu dans la journée.
Publié le 15/12/2011
Emplois fictifs : Chirac coupable
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi l'ex-chef de l'Etat à deux ans de prison avec sursis pour "détournement de fonds publics", "abus de confiance" et "prise illégale d'intérêt" dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Publié le 15/12/2011
Procès Chirac : relaxe requise, colère de l'association Anticor
Le parquet a estimé mardi qu'il n'existait pas de système frauduleux à la mairie de Paris du temps de Jacques Chirac, provoquant la colère de l'association Anticor, seule partie civile à ce procès.
Publié le 20/09/2011
Dans cette déclaration, jacques Chirac dit qu'il se présente devant le tribunal correctionnel de Paris en tant que "citoyen comme un autre", même si "ce procès constitue à titre personnel un moment particulièrement cruel". L'ex-chef de l'Etat dit ressentir "un sentiment de décalage" entre les faits qui lui sont reprochés et la réalité. En référence au protocole d'indemnisation conclu avec la ville de Paris en septembre 2010, Jacques Chirac assure que ce n'est "en aucun cas une reconnaissance de culpabilité". "Si je décidais de l'essentiel" à la mairie de Paris, "je ne pouvais pas tout faire, tout voir, je me suis entouré de collaborateurs d'une parfaite compétence et probité", dit-il. Il affirme que "jamais les moyens de la ville n'ont été mis au service d'autres ambitions" que celles des Parisiens.
Après les plaidoiries des quatre avocats de Jacques Chirac, le procès qui s'est ouvert le 5 septembre doit s'achever dans la soirée. Le jugement sera mis en délibéré. L'ex-président doit répondre de "prise illégale d'intérêt", "abus de confiance" et "détournement de fonds publics" pour 28 emplois présumés fictifs, rémunérés par la mairie de Paris de 1990 à 1995. Mardi, le minsitère public avait requis la relaxe pour l'ensemble des prévenus.
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