Jacques Chirac/Image d'archives © ABACA"Décision historique" pour l'association Anticor, "jugement beaucoup trop sévère" pour sa fille. C'est en tout cas une première en France. Voir un ancien président de la République condamné en correctionnelle. Jacques Chirac, 79 ans, a écopé jeudi de deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris, qui remonte au début des années 1990, quand il était maire de la capitale.
Faut-il réformer le statut pénal du chef de l'Etat ?
Au lendemain de la condamnation de Jacques Chirac pour détournements de fonds publics dans une affaire remontant aux années 90, droite et gauche se divisent sur la nécessité de revoir les conditons d'immunité du chef de l'Etat en France.
Publié le 16/12/2011
Chirac "conteste" la décision mais ne fera pas appel
Condamné jeudi à 2 ans de prison avec sursis notamment pour détournement de fonds publics, l'ex-président Jacques Chirac a annoncé dans un communiqué qu'il ne "ferait pas appel" même si "sur le fond, il conteste catégoriquement ce jugement".
Publié le 15/12/2011
Chirac jugé coupable : "décision historique pour la démocratie"
REACTIONS - Politiques, avocats... Voici les réactions après la première condamnation d'un président de la République française jeudi. Jacques Chirac a écopé de deux ans de prison avec sursis.
Publié le 15/12/2011
Chirac jugé sans Chirac
Face aux problèmes de santé de l'ancien chef de l'Etat, le tribunal correctionnel de Paris a autorisé lundi soir Jacques Chirac à être "jugé en son absence" au procès des emplois fictifs de la ville de Paris. Il sera donc représenté par ses avocats.
Publié le 05/09/2011
Que reproche-t-on au juste à Jacques Chirac ?
L'affaire des emplois présumés fictifs de la Ville de Paris remonte au début des années 1990, quand Jacques Chirac était maire de Paris. Elle a deux volets : l'un instruit à Nanterre portant sur 7 emplois, un autre à Paris sur 21.
Publié le 05/09/2011
Une pointure de la magistrature pour juger Chirac
Clearstream, Kerviel, Chirac : Dominique Pauthe, qui va devoir juger l'ex-chef de l'Etat est un magistrat rompu aux procès dits "sensibles".
Publié le 01/09/2011
Procès Chirac : l'anosognosie, qu'est-ce que c'est ?
Quel est ce mal mystérieux dont souffrirait l'ancien chef de l'Etat, et qui l'empêcherait de se présenter à l'audience au tribunal de Paris ?
Publié le 05/09/2011
Procès Chirac : les autres accusés
Dix personnes, dont l'ex-président Jacques Chirac, doivent être jugées lors du procès des emplois présumés fictifs de la ville de Paris, qui s'ouvre ce lundi 5 septembre.
Publié le 01/09/2011
Guéant est contre une réforme du statut pénal du président
La France n'a pas besoin de réformer le statut pénal du chef de l'Etat qui le protège de toute audition ou mise en cause judiciaire pendant l'exercice de son mandat, a estimé vendredi le ministre de l'Intérieur Claude Guéant.
Publié le 16/12/2011
Chirac : "Ce procès n'était peut-être plus nécessaire au bout de tant d'années"
"J'espère que ce jugement ne changera rien à l'affection profonde que les Français conservent légitimement à l'égard de Jacques Chirac", a déclaré jeudi maître Georges Kiejman, un des avocats de l'ancien chef de l'Etat à l'issue du jugement.
Publié le 15/12/2011
Procès Chirac : "une grande douleur", pour sa fille adoptive
Anh Dao Traxel est apparue très émue à la sortie du tribunal. Elle estime que la condamanation de Jacques Chirac est "trop sévère" et que sa famille doit le "soutenir pour sa santé et le reste de ses jours".
Publié le 15/12/2011
Procès Chirac : "justice est rendue", pour Michel Roussin
L'ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac se dit soulagé après 17 ans de "bataille incessante" avec ses avocats. C'est "une autre qui démarre", dit-il.
Publié le 15/12/2011
Procès Chirac : "une décision historique extrêmement importante pour la démocratie"
Maître Jérôme Karsenti, avocat de l'association anti-corruption Anticor, salue "une grande décision prise par la justice" et estime que "la sanction n'est pas trop lourde".
Publié le 15/12/2011
Procès Chirac : "le juge a voulu montrer que la justice était la même pour tous"
François Bachy décrypte la condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Publié le 15/12/2011
Roselyne Bachelot : "mes pensées vont vers Jacques Chirac"
"Je pense à sa peine et à son chagrin", a dit Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités sur TF1 après la condamnation de Jacques CHirac à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Publié le 15/12/2011
"Chirac condamné, une chose dont on doit se réjouir", pour Le Pen
Jean-Marie Le Pen a réagi à la condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Publié le 15/12/2011
Procès Chirac : "un signe positif pour la démocratie française", pour Hamon
Benoît Hamon, porte-parole du PS, a qualifié de "bon signe pour la démocratie française" la condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Publié le 15/12/2011
De quoi souffre Jacques Chirac ?
L'anosognosie : voilà le trouble neurologique qui affecterait Jacques Chirac et qui l'empêcherait de se rendre au procès qui doit s'ouvrir lundi.
Publié le 04/09/2011
Jacques Chirac, l'animal politique affaibli par la maladie
PORTRAIT - Premier président de la République française à être condamné en justice, Jacques Chirac, âgé de 79 ans, a été un des grands fauves de la vie politique jusqu'à son départ en 2007 de l'Elysée après 12 ans à la tête du pays.
Publié le 15/12/2011
Concernant le volet parisien de l'affaire, qui porte sur 21 emplois rémunérés par la mairie de Paris au début des années 90, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que l'ancien président de la République s'était rendu coupable de "détournement de fonds publics" et "abus de confiance". Concernant le volet instruit à Nanterre, qui portait sur 7 postes présumés fictifs, l'ex-chef de l'Etat a aussi été déclaré coupable de "prise illégale d'intérêt" par le président du tribunal Dominique Pauthe.
Ce dernier a estimé que la culpablité de Jacques Chirac résultait "de pratiques pérennes et réitérées qui lui sont personnellement imputables (...)" et "qu'en multipliant les connexions entre son parti et la municipalité parisienne, Jacques Chirac a su créer et entretenir entre la collectivité territoriale et l'organisation politique une confusion telle qu'elle a pu entraîner ses propres amis politiques". "Par son action délibérée, précise le jugment, en ayant recours au cours de ces cinq années à dix neuf emplois totalement ou partiellement fictifs, Jacques Chirac a manqué à l'obligation de probité qui pèse sur les personnes publiques chargées de la gestion des fonds ou des biens qui leur sont confiés, cela au mépris de l'intérêt général des Parisiens".
Jacques Chirac, qui était absent tout au long de son procès pour raison de santé, était également absent lors de la lecture du jugement. Sa fille adoptive Anh Dao Traxel assistait, en revanche, à l'audience. Le chef de l'Etat encourait dix ans de prison et 150.000 euros d'amende. Le président du tribunal a estimé la peine de deux ans de prison avec sursis "tout à la fois adaptée à la personnalité du prévenu ainsi qu'à la nature et la gravité des faits qu'il a commis".
Sept autres prévenus condamnés
Malgré la relaxe générale réclamée par le parquet, seuls deux des neuf autres prévenus dans cette affaire ont été relaxés : l'ancien directeur de cabinet Michel Roussin, et Pierre Boué, un proche des milieux sportifs. Les autres prévenus ont été reconnus coupables. Une dispense de peine a été accordée à l'ex-secrétaire général de FO Marc Blondel, les autres écopant de peines comprises entre deux et quatre mois de prison avec sursis.
Le tribunal correctionnel de Paris avait au préalable déclaré irrecevable la constitution de partie civile de l'association anti-corruption Anticor qui avait seule porté la contradiction face à la défense. La principale victime, la ville de Paris, avait renoncé à se porter partie civile au procès, ayant été indemnisée par l'UMP et M. Chirac.
Décision dans la soirée sur un éventuel appel de Chirac
Les emplois en cause ont été rémunérés par la mairie de Paris de 1990 à 1995. Jacques Chirac - qui était à l'époque maire de Paris, président du RPR et préparait la présidentielle de 1995 - était soupçonné d'avoir mis les deniers municipaux au service de ses ambitions électorales et des intérêts de son parti. L'ancien président a toujours récusé les faits qui lui étaient reprochés. Il avait affirmé "n'avoir commis aucune faute pénale ou morale", dans une déclaration lue au procès. "Nous saurons ce soir s'il accepte cette décision ou s'il souhaite par principe en faire appel", a déclaré devant la presse l'un des avocats de M. Chirac, Me Georges Kiejman. Il a espéré "que ce jugement ne changera rien à l'affection profonde que les Français conservent légitimement" à son égard.
| Chirac a pris sa condamnation avec "sérénité" |
Jacques Chirac a pris la nouvelle de sa condamnation "avec sérénité", a affirmé jeudi l'un de ses avocats, Me Jean Veil. "Il est satisfait qu'à tout le moins le tribunal reconnaisse qu'il n'y a eu aucun enrichissement personnel", a ajouté Me Veil. Jacques Chirac "a depuis le début toujours souhaité assumer ce qui était dans le dossier", a-t-il assuré. Il "a toujours eu une colonne vertébrale très forte. Il a toujours dit: +si quelqu'un dans cette affaire doit être condamné, ça ne peut être que moi et pas mes collaborateurs". Interrogé sur l'aspect historique du jugement, l'avocat a répondu: "c'est une des choses qui me soucient le plus". "Car évidemment, un certain nombre d'étrangers, peut-être même de Français, ne liront pas la décision en détail, et ne retiendront que la sanction de deux ans de prison avec sursis, sans comprendre que tout cela est ancien, contesté", a-t-il ajouté. Me Veil a insisté sur le fait que le tribunal a retenu contre l'ex-président "19 emplois", sur les 28 pour lesquels il était poursuivi. "Sur 40.000 agents à la mairie c'est finalement relativement peu", a-t-il estimé. |
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