Amie de Tristane Banon à l'époque des faits supposés, Camille, la fille de DSK, a été entendue par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), selon une source proche de l'enquête, confirmant une information de RTL. Citée dans la presse, Tristane Banon aurait déclaré s'être
confiée à son amie en 2003, dans un café à côté de la Sorbonne.
Camille est la fille de la deuxième épouse de Dominique Strauss-Kahn, Brigitte Guillemette, elle-même entendue vendredi. Ces auditions interviennent dans le cadre de la plainte pour tentative de viol, déposée par la journaliste Tristane Banon à l'necontre de DSK.
"Hollande pas ciblé particulièrement"
François Hollande, candidat aux primaires socialistes, sera également entendu "comme toutes les personnes ayant pu recevoir des confidences" de Tristane Banon, a indiqué une source judiciaire. La date de cette audition par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne n'a pas été fixée, a ajouté cette source, mais selon Le Figaro, elle a été fixée à septembre.
"Il n'y a rien de nouveau. M. Hollande n'est pas ciblé particulièrement", a ajouté la source. L'avocat de la journaliste, David Koubbi, avait indiqué lors du dépôt de sa plainte qu'il espérait l'audition de l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste, qui selon lui avait été informé des faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn.
Une version démentie
Brigitte Guillemette, deuxième épouse de Dominique Strauss Kahn, est la quatrième personne entendue par les enquêteurs après Tristane Banon et la mère de la plaignante, l'élue socialiste Anne Mansouret. Un journaliste qui a travaillé avec la jeune femme a également été entendu. Selon le site du Point, la deuxième épouse de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international, citée à plusieurs reprises par Anne Mansouret, a démenti la version donnée par la mère de Tristane Banon aux enquêteurs. Elle a notamment affirmé n'avoir jamais servi d'intermédiaire entre Tristane Banon et son ex-mari à l'époque des faits, en 2003. Anne Mansouret avait évoqué devant la presse une conversation avec Dominique Strauss-Kahn au cours de laquelle celui-ci aurait reconnu "avoir pété un câble". Mais Brigitte Guillemette a dit ne pas être au courant de cette déclaration, selon l'hebdomadaire.
Anne Mansouret a regretté après l'arrestation de l'ex-directeur général du FMI à New York avoir dissuadé sa fille de porter plainte juste après l'agression présumée, il y a huit ans. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur la plainte de sa fille, un autre dossier embarrassant pour Dominique Strauss-Kahn, également poursuivi aux Etats-Unis pour tentative de viol. Tristane Banon affirme que les faits présumés se sont déroulés en février 2003 lors d'une rencontre avec Dominique Strauss-Kahn dans le cadre de la rédaction d'un livre.









