La préfecture de police de Paris/Image d'archives © AFPAprès avoir vu son nom cité dans un article du Monde, le préfet Gaudin contre-attaque. Il le fait par le biais d'un droit de réponse au quotidien, dans lequel il réfute vigoureusement "les allégations (le) mettant en cause personnellement". L'article en question, publié mercredi, révélait que la justice cherche à établir si l'IGS, l'Inspection générale des services, a pu truquer une enquête sur un trafic de titres de séjour afin d'incriminer faussement des fonctionnaires et d'écarter pour des raisons politiques Yannick Blanc, alors responsable de service à la préfecture de police de Paris, marqué à gauche. C'est un fonctionnaire suspendu, Bruno Triquenaux, qui a porté plainte en août 2008 et a permis le lancement de cette enquête, dans laquelle le préfet Gaudin a été entendu comme témoin assisté en décembre.
Enquête IGS: duel à distance entre Guéant et un porte-parole de Hollande
Le ministre de l'Intérieur demande jeudi "au garde des Sceaux de poursuivre en diffamation" Bruno Le Roux, porte-parole de campagne du candidat PS à la présidentielle François Hollande, qui l'a accusé d'être "au coeur" de l'affaire de l'IGS, la police des polices.
Publié le 12/01/2012
"La police des polices" soupçonnée de manipulation
Selon Le Monde, l'Inspection générale des services aurait falsifié une procédure en 2007, année de la présidentielle, afin de nuire à des fonctionnaires de la préfecture de police de Paris jugés trop proches du PS.
Publié le 11/01/2012
La préfecture de police de Paris a déjà officiellement réagi et évoqué des "allégations infondées". A son tour, le préfet répond donc au journal en relevant tout d'abord qu'il n'a fait l'objet "d'aucune mise en examen" à l'issue de son audition comme témoin assisté.
"Je ne suis pas visé par une procédure"
Dans ce dossier, Michel Gaudin avait signé des arrêtés de suspension de quatre fonctionnaires mis en cause à travers l'enquête sur un trafic de titres de séjour, mais qui avaient été finalement blanchis en janvier 2011. La justice se demande en l'occurrence si le préfet Gaudin n'a pas eu connaissance d'éléments judiciaires couverts par le secret de l'instruction. Ce qu'il nie : "Je n'ai jamais eu connaissance d'éléments de procédure judiciaire pour proposer la suspension administrative de ce fonctionnaire", affirme le préfet dans son courrier. "Comme d'autres j'ai été entendu comme témoin assisté dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X à la suite d'une plainte", rappelle-t-il , "à la suite de cette audition, je n'ai fait l'objet d'aucune mise en examen".
"Contrairement à ce qui figure abusivement dans votre journal, je ne suis pas visé par une procédure", écrit encore le préfet de police au Monde. "Dans le cadre du droit de réponse que j'exerce ici, je souhaitais faire part à vos lecteurs du sentiment d'injustice que je retire de la lecture de cette série d'articles", explique Michel Gaudin qui défend ses services. Il observe "qu'après deux ans de procédure aucun" des membres de l'IGS "n'est poursuivi et n'a fait l'objet d'une mise en examen".
Retour MYTF1
Enquête IGS: duel à distance entre Guéant et un porte-parole de Hollande
Chargement en cours...




