Enquête IGS : le préfet Gaudin contre-attaque

le 12 janvier 2012 à 14h33 , mis à jour le 12 janvier 2012 à 14h34

Le préfet de police de Paris réfute les "allégations" le "mettant en cause" contenues dans l'article publié mercredi par Le Monde sur des soupçons de manipulation au sein de la "police des police" pour écarter des fonctionnaires jugés trop à gauche.

La préfecture de police de Paris/Image d'archivesLa préfecture de police de Paris/Image d'archives © AFP

Après avoir vu son nom cité dans un article du Monde, le préfet Gaudin contre-attaque. Il le fait par le biais d'un droit de réponse au quotidien, dans lequel il réfute vigoureusement "les allégations (le) mettant en cause personnellement". L'article en question, publié mercredi, révélait que la justice cherche à établir si l'IGS, l'Inspection générale des services, a pu truquer une enquête sur un trafic de titres de séjour afin d'incriminer faussement des fonctionnaires et d'écarter pour des raisons politiques Yannick Blanc, alors responsable de service à la préfecture de police de Paris, marqué à gauche. C'est un fonctionnaire suspendu, Bruno Triquenaux, qui a porté plainte en août 2008 et a permis le lancement de cette enquête, dans laquelle le préfet Gaudin a été entendu comme témoin assisté en décembre.

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La préfecture de police de Paris a déjà officiellement réagi et évoqué des "allégations infondées". A son tour, le préfet répond donc au journal en relevant tout d'abord qu'il n'a fait l'objet "d'aucune mise en examen" à l'issue de son audition comme témoin assisté.

"Je ne suis pas visé par une procédure"

Dans ce dossier, Michel Gaudin avait signé des arrêtés de suspension de quatre fonctionnaires mis en cause à travers l'enquête sur un trafic de titres de séjour, mais qui avaient été finalement blanchis en janvier 2011. La justice se demande en l'occurrence si le préfet Gaudin n'a pas eu connaissance d'éléments judiciaires couverts par le secret de l'instruction. Ce qu'il nie : "Je n'ai jamais eu connaissance d'éléments de procédure judiciaire pour proposer la suspension administrative de ce fonctionnaire", affirme le préfet dans son courrier. "Comme d'autres j'ai été entendu comme témoin assisté dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X à la suite d'une plainte", rappelle-t-il , "à la suite de cette audition, je n'ai fait l'objet d'aucune mise en examen".

"Contrairement à ce qui figure abusivement dans votre journal, je ne suis pas visé par une procédure", écrit encore le préfet de police au Monde. "Dans le cadre du droit de réponse que j'exerce ici, je souhaitais faire part à vos lecteurs du sentiment d'injustice que je retire de la lecture de cette série d'articles", explique Michel Gaudin qui défend ses services. Il observe "qu'après deux ans de procédure aucun" des membres de l'IGS "n'est poursuivi et n'a fait l'objet d'une mise en examen".

le 12 janvier 2012 à 14:33
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2 Commentaires

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  • piteurre, le 12/01/2012 à 18h46

    Coup tordu, pas coup tordu, avouez qu'à longueur d'écrans on nous repaît de dépôts de plaintes, de droits de réponse, d'allégations, de déclarations plus ou moins fondées. L'émotion plus que la raison. Pour la première fois depuis Valéry Giscard d'EStaing j'ai vu lundi soir un participant à un plateau TV montrer des graphiques (méthode utilisée à longueur de réunions par beaucoup de ceux qui veulent illustrer un propos) ; illico autour de la table tout le monde perd pied, panique à bord. C'est tellement parlant que c'est gênant. Mieux vaudrait balancer à la face du monde des chiffres, comme d'hab. Du coup la seule réponse a été bien sur de contester la source desdits graphiques pour en revenir aux vociférations habituelles. Autre mauvaise habitude, le coupage parole par l'animateur avant que l'intervenant ai pu esquisser la moindre réponse. J'te saute au bec, point barre. Il est vrai que certains font facilement du délayage de langue de bois, mais d'un excès à l'autre il est possible de trouver un mi-chemin utile. La mode d'interview pit-bull a été donnée par un Monsieur aujourd'hui disparu ou presque des micros et caméras mais que d'émules n'a-t-il pas engendré ! Le métier de journaliste comporte aussi l'aptitude à la prise d'altitude pour aider à notre compréhension du monde dans lequel nous vivons.

  • keops59, le 12/01/2012 à 17h11

    Encore un coup tordu organisé par le PS dont M. Yannick Blanc l'un des mis en cause dans cette affaire de fraude au faux papiers en 2007 est aujourd'hui l'un des responsables PS. Une vengeance doublée d'un coup politique. Ce M. Leblanc est en plus co-auteur du livre "Sarko m'a tuer" ce qui dévoile que le PS était aussi derrière ce livre... Triste mentalité.

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