Centre hospitalier de Bayonne © TF1/LCI
- Soupçons d'euthanasie à Bayonne - 02 min 36 s
Euthanasie : "Tout est illégal dans le comportement du Dr Bonnemaison"
<b>Interview -</b> Le conseil national de l'ordre des médecins entérinera mercredi la traduction du Dr Bonnemaison, soupçonné d'euthanasie active sur plusieurs patients, devant sa chambre disciplinaire. Pour le président de cette instance, le Dr Legmann, "un médecin est là pour soulager, non pour se livrer à des exécutions".
Publié le 06/09/2011
Bayonne : des sanctions disciplinaires quand même contre l'urgentiste?
Si l'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques ne compte pas porter plainte contre l'urgentiste bayonnais soupçonné d'euthanasie active, le Conseil national de l'Ordre des médecins devrait prochainement porter l'affaire devant la Chambre disciplinaire.
Publié le 02/09/2011
Bayonne : le Conseil de l'Ordre départemental ne porte pas plainte contre le médecin
L'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques a décidé jeudi de ne pas porter plainte devant la chambre disciplinaire du Conseil régional de l'Ordre contre l'urgentiste de Bayonne soupçonné d'euthanasie active. L'Ordre national, lui, devrait le poursuivre.
Publié le 02/09/2011
Euthanasie : plus 90% des Français sont pour
Alors que le débat sur l'euthanasie est relancé par l'affaire de l'urgentiste de Bayonne, un sondage Harris Interactive publié dans VSD révèle que 92% des Français y sont favorables, pour des maladies incurables et surtout quand la douleur ne peut plus être soulagée.
Publié le 26/08/2011
Euthanasie: l'affaire du médecin de Bayonne relance le débat
La mise en examen du médecin de Bayonne pour "empoisonnement sur personnes vulnérables" a fait l'objet samedi de réactions souvent passionnées. La "validité" de l'actuelle législation en matière de traitements de fins de vie est au centre du débat.
Publié le 13/08/2011
Euthanasie, que dit la loi ?
En France, qu'autorise la loi Leonetti en matière d'euthanasie ? Quelles pratiques ont cours chez nos voisins ?
Publié le 12/08/2011
Euthanasie : un médecin en garde à vue à Bayonne
L'urgentiste est soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients très âgés. L'alerte a été donnée par sa hiérarchie.
Publié le 11/08/2011
Après 48 heures de garde à vue, Nicolas B. a été présenté, vendredi, à un juge d'instruction et mis en examen pour "empoisonnement sur personnes particulièrement vulnérables". Responsable du court séjour au pôle réanimation-urgences à l'hôpital de Bayonne, ce médecin est soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients âgés.
Le procureur adjoint de Bayonne, Marc Mariée, a fait savoir au cours d'une conférence de presse qu'il avait remis le dossier à deux juges d'instruction "compte tenu de la complexité du dossier" et que le parquet avait demandé le placement sous mandat de dépôt du médecin. Une demande finalement non suivie : le médecin a été remis en liberté sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention. "Le contrôle judiciaire est assorti de plusieurs conditions, dont l'interdiction d'exercer sa profession et l'interdiction de rencontrer les personnes concernées par les faits qui lui sont reprochés", a précisé la procureur-adjoint de la République de Bayonne. Toutefois, le parquet a décidé de faire appel de cette décision. Cet appel sera interjeté dans le délai légal de cinq jours auprès de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau.
Des injections à base de curare
Selon le procureur-adjoint, le médecin urgentiste, âgé de 50 ans, a reconnu "avoir utilisé les produits mentionnés", dont le Norcuron, un médicament à base de curare pouvant entraîner la paralysie des muscles respiratoires. "Il s'agit d'actes d'une extrême gravité et totalement prohibés par la loi", a déclaré Marc Mariée. En l'état de l'enquête, ces agissements concerneraient quatre décès survenus au cours des cinq derniers mois, dont celui d'une patiente âgée de 92 ans, décédée le 3 août. Les faits se seraient tous déroulés dans le service des urgences de cet établissement.
Aucune des familles concernées n'a porté plainte jusqu'à présent, a souligné le magistrat, précisant que Nicolas B. avait rencontré certaines d'entre elles. Il n'a pas pu dire si le praticien avait obtenu ou non leur consentement. "Même si il y avait eu accord des familles, cela n'aurait pas justifié les actes", a martelé Marc Mariée.
Le médecin "ne regrette pas", veut lever "l'omerta" sur l'euthanasie
Nivolas B., de son côté, ne "regrette pas son geste et a préféré prendre le problème (de l'euthanasie) à bras le corps", a déclaré dans l'après-midi son avocat, Me Arnaud Dupin. Son client "n'a pas démenti les faits, il a expliqué les circonstances de décisions prises face à sa conscience pour abréger les souffrances de personnes qui allaient décéder dans les minutes suivantes", a ajouté Me Dupin, du barreau de Bordeaux. "La notion d'assassinat est complètement absurde", a encore dit l'avocat, estimant que, dans cette affaire, son client était "un bouc émissaire". Me Dupin a souhaité que "l'omerta sur ce qui entoure la fin de vie soit levée. L'euthanasie, "ça se pratique et ça existe dans tous les hôpitaux", a-t-il affirmé.
Le vice-procureur a rappelé que la loi Leonetti sur l'euthanasie fixait "un cadre extrêmement strict et notamment deux conditions : celle du consentement de la personne ou de sa famille et celle de la collégialité" qui doit réunir les avis de plusieurs médecins. Pour l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf),il s'agit d'un événement d'une "gravité majeure" et on envisage un problème personnel. "Nous soulignons l'insuffisance générale de suivi des médecins hospitaliers par la médecine du travail dont le rôle devrait être majeur pour que les praticiens hospitaliers rencontrant des difficultés soient accompagnés dans l'exercice de leur travail", dit-elle dans un communiqué.
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