Soupçons d'euthanasie à Bayonne : une famille se porte partie civile
Mis en examen en août pour "empoisonnements sur personnes particulièrement vulnérables", le Dr Nicolas Bonnemaison est soupçonné de sept cas d'euthanasie active à l'hôpital de Bayonne.
Publié le 19/10/2011
Euthanasie : le Dr Bonnemaison laissé en liberté
L'urgentiste bayonnais, soupçonné d'avoir abrégé la vie d'au moins sept patients âgés, a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire mardi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau.
Publié le 13/09/2011
Euthanasie : "Tout est illégal dans le comportement du Dr Bonnemaison"
<b>Interview -</b> Le conseil national de l'ordre des médecins entérinera mercredi la traduction du Dr Bonnemaison, soupçonné d'euthanasie active sur plusieurs patients, devant sa chambre disciplinaire. Pour le président de cette instance, le Dr Legmann, "un médecin est là pour soulager, non pour se livrer à des exécutions".
Publié le 06/09/2011
Bayonne : des sanctions disciplinaires quand même contre l'urgentiste?
Si l'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques ne compte pas porter plainte contre l'urgentiste bayonnais soupçonné d'euthanasie active, le Conseil national de l'Ordre des médecins devrait prochainement porter l'affaire devant la Chambre disciplinaire.
Publié le 02/09/2011
Bayonne : le Conseil de l'Ordre départemental ne porte pas plainte contre le médecin
L'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques a décidé jeudi de ne pas porter plainte devant la chambre disciplinaire du Conseil régional de l'Ordre contre l'urgentiste de Bayonne soupçonné d'euthanasie active. L'Ordre national, lui, devrait le poursuivre.
Publié le 02/09/2011
Euthanasie : plus 90% des Français sont pour
Alors que le débat sur l'euthanasie est relancé par l'affaire de l'urgentiste de Bayonne, un sondage Harris Interactive publié dans VSD révèle que 92% des Français y sont favorables, pour des maladies incurables et surtout quand la douleur ne peut plus être soulagée.
Publié le 26/08/2011
Euthanasie: l'affaire du médecin de Bayonne relance le débat
La mise en examen du médecin de Bayonne pour "empoisonnement sur personnes vulnérables" a fait l'objet samedi de réactions souvent passionnées. La "validité" de l'actuelle législation en matière de traitements de fins de vie est au centre du débat.
Publié le 13/08/2011
Euthanasie, que dit la loi ?
En France, qu'autorise la loi Leonetti en matière d'euthanasie ? Quelles pratiques ont cours chez nos voisins ?
Publié le 12/08/2011
Euthanasie : un médecin en garde à vue à Bayonne
L'urgentiste est soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients très âgés. L'alerte a été donnée par sa hiérarchie.
Publié le 11/08/2011
"Les signataires tiennent à témoigner des très hautes qualités morales, humaines et professionnelles du docteur Bonnemaison, médecin, collègue et ami énormément estimé au sein de l'hôpital", a lu à Bayonne le docteur Hernandorena. "En tant que médecins, soignants et patients, nous tenons à affirmer notre soutien au docteur Bonnemaison et à sa famille", a-t-il ajouté avant près de deux minutes d'applaudissements nourris. "Je tenais à témoigner de sa moralité", a indiqué à l'AFP un chirurgien orthopédiste de l'hôpital de Bayonne sous couvert d'anonymat. "Ce type d'accompagnement à la mort se fait partout, c'est la loi du 'pas vu pas pris', et j'espère que cette affaire va permettre de légiférer", a-t-il ajouté.
Un infirmier orthopédiste a lui aussi fait part de son envie de "revoir les termes de la loi Léonetti", sur l'euthanasie. "Je suis pour l'assistance à soulager les personnes en fin de vie et j'espère qu'il y aura une grosse remise en question chez les personnes qui l'ont dénoncé", a-t-il ajouté. Telle la vice-présidente d'une association des familles traumatisés crâniens, de nombreuses personnes disaient "attendre les résultats de l'enquête pour savoir s'il y a eu accord ou pas des familles" de donner la mort. "Ce qu'il a fait n'est pas répréhensible et je demanderai, si un jour j'arrive dans un tel état (de santé), qu'on le fasse aussi pour moi", a-t-elle ajouté.
Le médecin "ne regrette pas"
Parallèlement à cette mobilisation, de nombreux internautes se sont mobilisés sur Facebook pour exprimer leur soutien au praticien. Une pétition, sur "mesopinions.com", recueillait plus de 17.000 signatures mardi à 20h, 600 de plus que 20 minutes auparavant, tandis que 12.585 personnes déclaraient à la même heure "aimer" une page Facebook intitulée "Soutien à Nicolas Bonnemaison Urgentiste soupçonné d'euthanasie active".
Nicolas Bonnemaison, 50 ans, soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients âgés entre avril et août. Deux juges d'instruction on été nommés pour instruire cette affaire, "compte tenu de la complexité du dossier". Remis en liberté contre l'avis du parquet - qui a fait appel ce mardi- le contrôle judiciaire du médecin est assorti "de plusieurs conditions, dont l'interdiction d'exercer sa profession et l'interdiction de rencontrer les personnes concernées par les faits qui lui sont reprochés", a précisé le procureur-adjoint de la République de Bayonne.
Le procureur-adjoint a reconnu qu'aucune plainte des familles concernées par les décès n'avait encore été enregistrée à ce jour. Mais ces familles "n'ont pas encore été entendues dans le cadre de l'enquête", a-t-il souligné. Il a rappelé aussi que la justice avait été saisie par des personnels hospitaliers, "par des gens dont le métier est de s'occuper jour et nuit de personnes en fin de vie". Quant aux soutiens dont bénéficie le médecin, M. Mariée s'est élevé contre "certains arguments" en forme de "raccourcis qui ne correspondent pas à la réalité du dossier".
Pour sa part, le médecin incriminé ne "regrette pas son geste et a préféré prendre le problème (de l'euthanasie) à bras le corps", a déclaré vendredi son avocat, Me Arnaud Dupin. Son client "n'a pas démenti les faits, il a expliqué les circonstances de décisions prises face à sa conscience pour abréger les souffrances de personnes qui allaient décéder dans les minutes suivantes", a ajouté Me Dupin, du barreau de Bordeaux. "La notion d'assassinat est complètement absurde", a encore dit l'avocat, estimant que, dans cette affaire, son client était "un bouc émissaire". Me Dupin a souhaité que "l'omerta sur ce qui entoure la fin de vie soit levée. L'euthanasie, "ça se pratique et ça existe dans tous les hôpitaux", a-t-il affirmé.
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