Le chef de la Direction centrale du renseignement interieur (DCRI), Bernard Squarcini © B.Langlois
- "Fadettes": mis en examen du patron de la DCRI - 01 min 46 s
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Fadettes : pas de mise en examen pour Péchenard
Le patron de la police nationale a été entendu vendredi comme témoin assisté par les juges qui enquêtent sur le dossier des "fadettes". Audition à l'issue de laquelle il n'a pas été mis en examen. Ce dont s'est aussitôt félicité Claude Guéant.
Publié le 28/10/2011
Fadettes: le chef de la police chez le juge
Frédéric Péchenard, le directeur général de la police nationale était entendu vendredi après-midi comme témoin assisté chez la juge qui enquête sur l'espionnage téléphonique d'un journaliste du Monde par la police pour identifier ses sources.
Publié le 28/10/2011
"Fadettes" : droite et gauche s'affrontent sur le cas Squarcini
Mis en examen pour avoir fait espionner les correspondances téléphoniques d'un journaliste du Monde enquêtant sur le dossier Bettencourt, le patron des services secrets français reste pourtant en poste. Gauche et écologistes dénoncent. Le gouvernement évoque la présomption d'innocence.
Publié le 18/10/2011
L'avocat de Squarcini contexte l'interprétation du texte de loi de 1991
L'avocat de Bernard Squarcini, patron des services de renseignements a été mis en examen lundi dans une enquête sur des investigations occultes sur la presse, a annoncé son avocat. Me Maisonneuve contexte en revanche l'interprétation de la loi de 1991.
Publié le 18/10/2011
Pour Eva Joly, l'affaire Squaricini est "énorme", il doit partir
Eva Joly a estimé mardi que le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, devait démissionner ou être démis de ses fonctions, vu le caractère ""énorme"" des soupçons pesant sur lui.
Publié le 18/10/2011
Fait sans précédent dans l'histoire des services secrets français, Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur, a été mis en examen lundi dans l'enquête sur l'espionnage présumé de journalistes du Monde. Des faits qu'il a reconnus, tout en niant qu'ils constituent une infraction. Ce mardi, le quotidien Le Monde, au coeur de l'affaire donne un compte-rendu et livre des extraits du PV de l'audition du responsable policier par la juge Sylvia Zimmermann. Et selon le journal, devant la juge, le patron de la DCRI aurait affirmé avoir décidé "d'un commun accord" avec le chef de la police nationale Frédéric Péchenard d'examiner ces fameuses factures.
En se procurant auprès d'un opérateur téléphonique, sous contrainte légale, les factures détaillées de téléphone (dites fadettes), de Gérard Davet à l'été 2010, le but était de connaître l'informateur du journaliste à l'origine d'un article concernant la procédure judiciaire visant Liliane Bettencourt et mettant en cause Eric Woerth, alors ministre UMP du Budget. Bernard Squarcini parle toutefois d'un travail de routine ayant visé, selon lui, non pas la presse mais le fonctionnaire qui avait violé à ses yeux ses obligations en livrant un procès-verbal d'audition du dossier Bettencourt au reporter. Lors de la parution de l'article du Monde qui avait déclenché toute l'affaire, le 17 juillet 2010, il se trouvait en Corse où il était invité à un mariage. "Je reçois un coup de fil sur mon portable du directeur général de la police nationale vers 13 heures", raconte-t-il dans les extraits de PV d'audition publiés par Le Monde. "Il me fait part d'un article du Monde qui vient de sortir et que je n'ai pas lu."
"Une vérification technique"
Au cours de cette conversation, relate le patron du renseignement intérieur, Frédéric Péchenard lui aurait assuré que ces fuites au Monde ne pouvaient provenir que d'un "circuit court", à savoir "de la brigade financière, du parquet général de Versailles, de la DACG (direction des affaires criminelles et des grâces) et du cabinet de la chancellerie". D'où la décision prise à ce moment-là par les deux hommes : "Etant donné que les soupçons pèsent sur cette chaîne et qu'on est en présence de personnes exerçant de hautes responsabilités, nous décidons d'un commun accord de faire une vérification technique sur les fadettes de M. Davet sur quatre jours uniquement." Et le patron de la DCRI d'ajouter ce commentaire : "Je fais ce que l'on me dit de faire avec les outils que l'on me donne".
Une version toutefois contestée par Me Maisonneuve, l'avocat de Bernard Squarcini : selon lui, lors de son audition lundi, "contrairement à ce qui est publié dans Le Monde, M. Squarcini n'a jamais indiqué que M. Péchenard serait intervenu au niveau de la décision et de la mise en oeuvre de vérifications techniques sur les fadettes. M. Péchenard a simplement demandé à M. Squarcini d'identifier la source qui avait violé le secret de l'instruction", sans donner de consigne opérationnelle. Me Maisonneuve s'est en outre étonné que Le Monde, qui a accès aux pièces du dossier en tant que partie civile, ait été en mesure de publier des extraits des PV d'audition au lendemain même de la mise en examen de son client : "L'audition de M. Squarcini s'est terminée à 19 heures hier lundi. Nous-mêmes ne disposons pas des PV d'audition. Nous en avons demandé copie et nous ne les aurons que dans quelques jours". En conséquence, l'avocat a dit "envisager de déposer plainte contre X dès maintenant pour violation du secret de l'instruction".
La polémique devient politique
Quoi qu'il en soit, la juge Sylvia Zimmermann ne semble guère avoir été convaincue : toujours selon le quotidien, elle estime dans le PV d'audition de Bernard Squarcini que la défense de ce dernier "n'est conforme ni à la lettre ni à l'esprit de la loi". Quant à Frédéric Péchenard, le chef de la police nationale auquel il faisait explicitement référence, il est convoqué prochainement comme témoin assisté par la juge pour s'expliquer sur cette affaire. En septembre, il avait assumé sur France Info avoir demandé à la DCRI "d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents confidentiels, divulguait des informations confidentielles".
Une affaire hautement politique (Bernard Squarcini étant un proche de Nicolas Sarkozy, et toujours à la tête du renseignement français, puisqu'il n'envisage pas de démissionner malgré sa mise en examen) qui continue à faire pousser les hauts cris dans l'opposition (lire notre article : "droite et gauche s'affrontent sur le cas Squarcini") : celle-ci réclame sa démission.
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Fadettes : pas de mise en examen pour Péchenard
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