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- Une nouvelle affaires de "fadettes" au Monde - 01 min 47 s
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"Fadettes" : droite et gauche s'affrontent sur le cas Squarcini
Mis en examen pour avoir fait espionner les correspondances téléphoniques d'un journaliste du Monde enquêtant sur le dossier Bettencourt, le patron des services secrets français reste pourtant en poste. Gauche et écologistes dénoncent. Le gouvernement évoque la présomption d'innocence.
Publié le 18/10/2011
L'avocat de Squarcini contexte l'interprétation du texte de loi de 1991
L'avocat de Bernard Squarcini, patron des services de renseignements a été mis en examen lundi dans une enquête sur des investigations occultes sur la presse, a annoncé son avocat. Me Maisonneuve contexte en revanche l'interprétation de la loi de 1991.
Publié le 18/10/2011
Pour Eva Joly, l'affaire Squaricini est "énorme", il doit partir
Eva Joly a estimé mardi que le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, devait démissionner ou être démis de ses fonctions, vu le caractère ""énorme"" des soupçons pesant sur lui.
Publié le 18/10/2011
Selon Le Parisien, ce "nouveau lièvre" a été soulevé par la juge d'instruction parisienne Sylvia Zimmermann, dans le cadre de son enquête ouverte après une plainte du Monde pour violation du secret des sources de deux de ses journalistes dans l'affaire Bettencourt. Le Parisien affirme que le procureur Dallest a demandé que lui soient fournies les factures détaillées du journaliste du Monde Jacques Follorou, auteur de deux articles, cosignés avec Yves Bordenave, sur une tentative d'assassinat ayant visé l'ancien chef nationaliste corse Alain Orsoni et sur l'assassinat d'une des figures du gang de la "Brise de mer".
Consultation de "fadettes" en matière de crime organisé ?
Ces articles se fondaient sur des procès-verbaux de garde à vue et citaient les noms de commanditaires présumés, ajoute le journal. "Les enquêteurs - magistrats comme policiers - et des avocats, s'étaient vivement émus auprès du parquet de la mise sur la place publique de certains éléments d'enquêtes en cours, révélations susceptibles non seulement de nuire aux investigations, mais surtout de mettre en danger la vie de certains protagonistes de ces dossiers", a déclaré le procureur Dallest au Monde.fr.
"Le procureur Dallest a agi à notre demande", ont déclaré à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, des magistrats de la Juridiction interrégionale spécialisées (Jirs) de Marseille. Ils ont expliqué lui avoir demandé, suite à la parution des procès-verbaux dans Le Monde, d'ouvrir une information préliminaire pour violation du secret de l'enquête, tout en soulignant que cette affaire n'avait rien à voir avec le profil de l'affaire Bettencourt. "On a ainsi fait courir des risques à nos instructions mais aussi pratiquement en temps réel à des gens que nous interrogions. Si le journaliste s'était contenté d'interpréter, nous n'aurions pas bougé, mais là cela dépasse l'entendement", ont-ils estimé.
Le procureur réfute l'espionnage
Dans un communiqué à l'AFP, le procureur de Marseille a estimé samedi que l'atteinte aux secrets des sources était "justifiée" et "proportionnée". Il réfute le terme "d'espionnage", soulignant que les réquisitions "n'ont porté que sur de brèves périodes" et "n'ont été dictées que par les nécessités de l'enquête".
Selon la même source, Jacques Follorou a été entendu par des policiers auxquels il a objecté le secret des sources. Pour les magistrats marseillais, le problème est de savoir si la consultation de "fadettes" est autorisée ou pas en matière de crime organisé. Après la divulgation par Le Monde de ses aveux en mai 2009, Melicucci, dont la libération provisoire est attendue dans les prochaines semaines, avait dû être placé à l'isolement, selon ses proches interrogés par l'AFP. Sa mère et son frère avaient également dû quitter la Corse.
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