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Fusillade mortelle dans une laverie à Bayonne : un retraité aux assises

Alexandra Guillet par
le 29 novembre 2012 à 16h09 , mis à jour le 29 novembre 2012 à 16h41.
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3min
TF1/LCI Bayonne

Bayonne / Crédits : TF1/LCI

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JusticeLe procès d'un retraité de 65 ans qui avait ouvert le feu dans une laverie de Bayonne en janvier 2011, tuant un militaire et blessant deux autres hommes, s'est ouvert jeudi devant la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau.

C'était le dimanche 11 février 2011, dans un quartier tranquille de Bayonne. Un homme armé d'un fusil de chasse, faisait irruption dans une laverie et, après avoir dit "bonjour"aux cinq personnes présentes, dont un enfant de 4 ans, ouvrait le feu à trois reprises. Un soldat du 1er Régiment de parachutistes d'infanterie de Marine (RPIMA) de Bayonne, âgé de 25 ans, était mortellement touché et deux hommes de 28 et 31 ans blessés. L'un d'eux, qui a perdu l'usage de l'oeil gauche suite à la fusillade, avait réussi à ramper jusqu'au tireur pour le maîtriser.

Le procès de Francis Laval, retraité de 65 ans, jugé pour assassinat et tentatives d'assassinat,  s'est ouvert ce jeudi devant la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Vêtu d'un jean et d'une veste polaire, Francis Laval a été longuement interrogé par le président sur sa version des faits : s'il reconnait avoir tué, il rejette en revanche toute intention homicide, évoquant un accident et soutenant avoir simplement voulu "faire peur", a rapporté son avocate à l'afp.

Selon l'enquête, l'accusé, alcoolique, était au moment des faits sous l'effet d'un cocktail d'alcool - son alcoolémie a été mesurée à 1,96 g/l de sang lors de son interpellation - et de médicaments. Durant l'instruction, il a notamment expliqué qu'il était convaincu que la laverie était le lieu de trafics de drogue, ce qui n'a jamais été le cas. Le jour du drame, il a ainsi affirmé avoir aperçu depuis son balcon des personnes devant la laverie qu'il a prises pour des dealers et à qui il a voulu faire peur. Francis Laval "se sait coupable", a déclaré à l'AFP son avocate, Me Géraldine Pousson. "Mais y avait-il intention homicide ? Non (...) il avait une arme" uniquement "pour, éventuellement, tirer dans les jambes", a insisté l'avocate, estimant que son client relèverait plutôt du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le réquisitoire devrait intervenir lundi. Le verdict est attendu au plus tard mardi.

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