Gêné par les odeurs de frites, l'ex-PDG de L'Oréal saisit la justice

le 02 février 2012 à 17h40 , mis à jour le 02 février 2012 à 17h43

Propriétaire d'un appartement à Val d'Isère, Lindsay Owen-Jones a assigné devant le tribunal d'Albertville la gérante d'une baraque à frites pour "troubles au voisinage".

Il n'est pas le seul que les effluves de frites dérangent. Avec trois autres personnes, l'ancien PDG de L'Oréal, Lindsay Owen-Jones, propriétaire d'un appartement situé au pied des pistes de ski, à Val d'Isère (Savoie) a assigné devant le tribunal d'Albertville la gérante d'une baraque à frites pour "troubles au voisinage". Dans cette assignation déposée en octobre dernier, qu'a pu consulter l'AFP, ils demandent la fermeture de l'établissement en raison de nuisances olfactives, sonores et visuelles.
 
"Pour des personnes fortunées, c'est sûr qu'une cabane à frites devant chez soi cela dérange, mais nous, nous sommes obligés de travailler pour gagner notre vie", proteste Valérie Maertens poursuivie devant le tribunal d'Albertville par l'ex-PDG de L'Oréal (1988-2006). "Ils se plaignent du bruit et des odeurs de frites, mais si vous voulez être tranquilles vous n'achetez pas un appartement sur le front de neige", déplore la gestionnaire de ce chalet de 5m2 devant lequel une quarantaine de transats ont été installés pour accueillir la clientèle.

"Nous y travaillons toute l'année"
 
Les copropriétaires qui reprochent à la commerçante le non-respect du code de l'urbanisme, faisant valoir que le chalet technique n'avait pas vocation à devenir un local à usage commercial, ainsi que la violation des règles d'hygiène, demandent en cas de non-fermeture du chalet une compensation financière liée à la perte de valeur de leur bien.
 
Contacté par l'AFP, le conseil de M. Owen-Jones a refusé de s'exprimer. "M. Owen-Jones, que je n'ai jamais rencontré personnellement, vient un mois dans la station, alors que nous nous y travaillons toute la saison d'hiver", déplore Mme Maertens après avoir souligné que le snack avait été bâti en 2005 "sur un terrain familial". Une seconde procédure devant le tribunal administratif a également été déposée en 2008 contre la mairie. Le syndicat des copropriétaires lui reprochent de ne pas avoir mis fin à l'exploitation du commerce.

le 02 février 2012 à 17:40
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19 Commentaires

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  • whaoouuu, le 05/02/2012 à 22h02

    @albert, évidemment que non, vous êtes le dernier arrivé, vous n'avez à venir troubler notre tranquilité, par contre si vous aviez été là avant il aurait été judicieux de pas venir s'installer près de vous ou surtout de ne pas se plaindre. moi j'aimerais vraiment savoir, qui de la commerçante ou du riche est arrivé en 1er ?? ce qui ne m'empêche pas de penser que ce monsieur a les moyens de s'acheter un appart ailleurs si celui-ci ne lui convient pas !

  • aliet, le 03/02/2012 à 19h21

    Il est plus facile de les faire appliquer et de trouver des alliés parmi ses voisins quand on a la possibilité de supporter seul les frais de justice!

  • albert75014, le 03/02/2012 à 17h17

    1raleur, si je viens m'installer en face de chez vous avec mon camion poubelle, vous partirez ?

  • nouf 31, le 03/02/2012 à 13h17

    Et pourquoi pas un peu de caviar sur les frites ce monsieur n'a qua changer d'endroit les profiteurs ailleurs

  • nouf 31, le 03/02/2012 à 13h17

    Et pourquoi pas un peu de caviar sur les frites ce monsieur n'a qua changer d'endroit les profiteurs ailleurs

  • smilyfrog, le 03/02/2012 à 11h19

    ... Pour pas perdre son boulot, faut songer à la reconversion... Se mettre au caviar... Il parait que ca sent moins...

  • 1raleur, le 03/02/2012 à 05h26

    Les petits , les sans grades ont aussi le droit de vivre et d'exister. ! Chez moi , dans le Limousin , on à l'habitude de dire que les plus gênés s'en vont et non l'inverse !

  • piteurre, le 03/02/2012 à 02h12

    Super !

  • bill_boquet, le 03/02/2012 à 00h22

    Je vis à proximité d'un restaurant de bouffe-vite (fast food pour les initiés) et je suis empesté en permanence par l'odeur des frites. C'est assez insupportable, 365 jours par an et même le 29 février cette année. Je plains sincèrement ceux qui paient ces frites pour les avaler.

  • ste-42, le 03/02/2012 à 00h03

    Si ce n'avait pas été l'ex PDG de l'Oréal, on n'en n'aurait jamais entendu parler. On ne doit pas nécessairement avoir à supporter tout et n'importe quoi qu'on soit riche ou non. Les lois et rêglements sont les même pour tous.

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