"Je démens tout à fait que la DCRI soit un instrument politique au service du pouvoir", a déclaré Claude Guéant jeudi matin sur France Inter. "C'est absolument faux. La DCRI n'écoute pas de personnalités politiques, évidemment non"(...). "La DCRI, c'est un instrument qui est à la disposition des Français pour lutter contre les menaces qui pèsent sur notre pays au service de l'intérêt général", a-t-il insisté. Le ministre de l'Intérieur réagissait aux accusations formulées dans un livre de journalistes du Point et du Canard enchaîné, intitulé "L'espion du président", qui paraît jeudi et dont Le Point publie des extraits.
Vote des étrangers et halal dans les cantines: Guéant suscite le tollé
Lors d'un meeting vendredi soir, le ministre de l'Intérieur a estimé qu'accorder le droit de vote aux étrangers pourrait conduire à ce que "des étrangers rendent obligatoire la nourriture halal" dans les cantines. L'entourage de Hollande fulmine.
Publié le 03/03/2012
Le "grand patron" de la police en faveur d'une loi sur les "fadettes"
Une loi sur les factures de téléphone détaillées serait sans doute utile, estime Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, alors que Philippe Courroye a été mis en examen pour avoir fait scruter en 2010 des "fadettes" de deux journalistes du quotidien "Le Monde".
Publié le 22/01/2012
Squarcini veut poursuivre les auteurs de "L'espion du président"
Le livre consacré au patron du renseignement intérieur a déclenché une guérilla judiciaire. Bernard Squarcini promet des poursuites en diffamation. Mediapart compte pour sa part saisir la justice sur des soupçons d'espionnage.
Publié le 20/01/2012
Un livre accuse le patron de la DCRI d'être "instrumentalisé" par l'Elysée
Un livre consacré au puissant patron du renseignement intérieur français, Bernard Squarcini, l'accuse d'être "instrumentalisé" par l'Elysée. L'intéressé se défend en affirmant n'être "l'espion de personne".
Publié le 18/01/2012
"Fadettes" : droite et gauche s'affrontent sur le cas Squarcini
Mis en examen pour avoir fait espionner les correspondances téléphoniques d'un journaliste du Monde enquêtant sur le dossier Bettencourt, le patron des services secrets français reste pourtant en poste. Gauche et écologistes dénoncent. Le gouvernement évoque la présomption d'innocence.
Publié le 18/10/2011
"Fadettes": mis en examen, le patron de la DCRI reste à son poste
Bernard Squarcini, patron des renseignements français, a été mis en examen lundi dans l'affaire d'espionnage téléphonique d'un journaliste du Monde enquêtant sur le dossier Bettencourt. Le gouvernement le maintient dans ses fonctions.
Publié le 17/10/2011
"Fadettes": le patron de la DCRI entendu comme témoin assisté
Bernard Squarcini était entendu lundi comme témoin assisté dans l'affaire d'espionnage téléphonique de journalistes du Monde qui enquêtaient sur le dossier Bettencourt. Frédéric Péchenard, patron de la Police nationale, sera entendu le 28 octobre.
Publié le 16/10/2011
Bettencourt : la DCRI a bien examiné les appels d'un journaliste du Monde
La direction centrale du renseignement intérieur a bien examiné les appels téléphoniques passés par un journaliste du Monde pour tenter d'identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt, assure jeudi le quotidien. Claude Guéant admet "des répérages".
Publié le 01/09/2011
Espionnage de journalistes: le patron de la DCRI auditionné au Parlement
Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, ont été entendus pendant 2h30 jeudi par la Délégation parlementaire au Renseignement (députés et sénateurs).
Publié le 04/11/2010
Claude Guéant a pris la défense de Bernard Squarcini et dénoncé une campagne contre les hommes de confiance de Nicolas Sarkozy. "C'est un directeur qui est extrêmement compétent", a dit Claude Guéant de Bernard Squarcini sur France Inter. "Vous ne m'empêcherez pas d'observer qu'en ce moment, il y a une sorte de mise en cause systématique de ceux qui sont censés avoir la confiance du président de la République". Dans "L'espion du président" (Editions Robert Laffont), publié jeudi, les journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé dressent un portrait au vitriol du numéro un de la DCRI, à partir de témoignages le plus souvent anonymes. Ils lui reprochent d'avoir créé à la DCRI un groupe "d'opérations spéciales" capable de "rentrer n'importe où". L'intéressé avait contesté ces accusations mercredi soir auprès de l'AFP, affirmant n'être "l'espion de personne".
"Il y a des règles qui s'appliquent à la DCRI comme à tous les services de police"
"Il n'y a pas de groupe de ce genre-là", qui poserait des micros ou s'introduirait dans les systèmes informatiques, comme l'affirme le livre, a également lié le ministre, selon lequel, certes, la DCRI "dispose de moyens techniques pour faire le travail qui est le sien", mais "dans un cadre légal", a-t-il assuré. Dans ces domaines, "il y a des règles qui s'appliquent à la DCRI comme à tous les services de police", a poursuivi Claude Guéant, et "les écoutes téléphoniques sont possibles sur décision judiciaire ou dans le cadre d'une procédure très réglementée de façon administrative", a-t-il rappelé. "Il ne peut pas y avoir d'initiative de la part des policiers de la DCRI", a-t-il insisté.
Synergie (second syndicat d'officiers de police) a également apporté jeudi son "soutien" à la DCRI. "Les policiers français sont profondément républicains et pas enclins à se livrer à (...) de basses besognes", écrit le syndicat dans un communiqué. Les policiers de la DCRI "ne sauraient être assimilés à des voyous agissant pour le compte" d'"intérêts obscurs et illégitimes". Ils "remplissent leurs missions avec courage, abnégation et discernement". Synergie ajoute que lorsqu'il s'"est agi d'écouter illégalement des centaines de personnalités ou d'incendier une paillote en Corse", il n'a pas été fait "appel" aux policiers, "respectueux de la légalité". Le syndicat, citant ces affaires survenues sous les gouvernements de gauche, fait référence aux gendarmes - sans les citer - qui avaient été impliqués dans celles-ci.
Bernard Squarcini, par la voix de son avocat Me Maisonneuve, a annoncé jeudi son intention de porter plainte contre les auteurs de "L'Espion du président". "Des plaintes avec constitution de partie civile vont être déposées entre les mains du doyen des juges d'instruction du tribunal de Paris pour diffamation à l'encontre des trois auteurs du livre", a-t-il indiqué dans un communiqué.
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