L'avocat Robert Bourgi © LCIBeaucoup de bruits pour rien ? L'enquête préliminaire ouverte après les accusations de l'ex-conseiller officieux de l'Elysée Robert Bourgi sur la remise de fonds africains occultes à Jacques Chirac et Dominique de Villepin a été classée sans suite, a annoncé le parquet de Paris mercredi. Dans une retentissante interview au JDD le 11 septembre, l'avocat avait affirmé avoir transporté à plusieurs reprises dans des valises des sommes provenant de chefs d'Etat africains, pour un montant de quelque 20 millions de dollars, pour les remettre à MM. Chirac et Villepin.
Accusations de Bourgi : le parquet de Paris ouvre une enquête
Le parquet de Paris a annoncé, mardi, avoir ouvert une enquête après les allégations de l'avocat Robert Bourgi. Ce dernier affirme que Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Jean-Marie Le Pen et d'autres ex-présidents français ont reçu des fonds occultes de chefs d'Etat africains.
Publié le 13/09/2011
Affaire Bourgi : la gauche réclame des suites
<b> Réactions -</b> Alors que l'avocat distille ses accusations sur les bénéficiaires de l'argent noir de la "Françafrique", les réactions politiques pleuvent. Au PS, Montebourg demande la désignation de "procureurs indépendants". A droite, on tombe des nues.
Publié le 13/09/2011
Après Chirac, Pompidou, Giscard et Mitterrand, Bourgi mouille Le Pen
L'avocat se dit prêt à répondre à "n'importe quel magistrat" qui voudra l'entendre sur ses accusations contre Chirac et Villepin sur des fonds occultes africains. Il met aussi en cause Pompidou, Giscard, Mitterrand et Le Pen. L'Ordre des avocats de Paris a annoncé une enquête déontologique.
Publié le 12/09/2011
De Pompidou à Chirac, Bourgi balance sur l'argent occulte
L'avocat se dit prêt à répondre à "n'importe quel magistrat" qui voudra l'entendre sur ses accusations contre Chirac et Villepin sur des fonds occultes africains. Il met aussi en cause Pompidou, Giscard, Mitterrand.
Publié le 12/09/2011
Robert Bourgi
Proche d'anciens présidents africains, vétéran de la Françafrique, l'homme de l'ombre Robert Bourgi a choisi de parler.
Publié le 15/09/2011
Les allégations de Robert Bourgi ne peuvent être confortées par un quelconque élément de preuve susceptible de motiver des investigations, a-t-on indiqué de source judiciaire. A supposer que les remises de fonds soient avérées, en raison de la période visée (1997-2005), l'infraction serait prescrite, a-t-on précisé.
L'ancien conseiller de l'ombre chargé des affaires africaines avait également accusé Jean-Marie Le Pen d'avoir lui aussi reçu des fonds occultes de chefs d'Etat africains pour financer sa campagne présidentielle de 1988. A la suite des accusations de Robert Bourgi, le parquet de Paris avait diligenté le 13 septembre une enquête préliminaire, tandis que MM. Chirac et de Villepin ont dit leur intention de l'attaquer en diffamation.
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