Intrusion de Greenpeace dans une centrale : du sursis requis

Par , le 20 janvier 2012 à 12h29 , mis à jour le 20 janvier 2012 à 12h37

Le procureur de Troyes a requis vendredi de 4 à 6 mois de prison avec sursis à l'encontre de neuf militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en décembre 2011.

Des militants de Greenpeace à Troyes le 20 janvier 2012Des militants de Greenpeace à Troyes le 20 janvier 2012

Le 5 décembre 2011, des militants de Greenpeace s'introduisaient dans deux centrales, à Nogent-sur-Seine et à Cruas, déjouant la surveillance des gendarmes pendant près de 14 heures en tout. Objectif : jeter un coup de projecteur sur les failles de la sécurité des installations nucléaires. L'opération avait fait réagir jusqu'à l'Elysée : Nicolas Sarkozy avait estimé "assez irresponsable de prendre des risques avec sa vie et avec la vie des autres". Au même moment, des opérations similaires étaient tentées en vain sur d'autres sites.

  • Double intrusion dans des centrales nucléaires françaises

    Mercredi matin, un militant de Greenpeace s'était introduit avec un paramoteur à voile dans la centrale du Bugey, avant d'être interpellé. Dans l'après-midi, c'est Hervé Couasnon, "poète-escaladeur", qui s'est introduit brièvement dans la centrale de Civaux.

    Publié le 02/05/2012 Double intrusion dans des centrales nucléaires françaises
  • Un militant de Greenpeace dans la centrale du Bugey

    Nouvelle opération spectaculaire de Greenpeace pour souligner les failles de la sécurité des centrales nucléaires : un militant de l'organisation écologiste s'est introduit mercredi matin avec un paramoteur à voile dans la centrale du Bugey. Il a été aussitôt interpellé.

    Publié le 02/05/2012 Un militant de Greenpeace dans la centrale du Bugey
  • Intrusion dans une centrale : 2 militants relaxés

    La justice a relaxé mardi pour des raisons de procédure les deux militants de Greenpeace jugés pour s'être introduits en décembre 2011 dans la centrale nucléaire de Cruas, en Ardèche.

    Publié le 28/02/2012 Intrusion dans une centrale : 2 militants relaxés
  • Greenpeace déjoue la sécurité des centrales nucléaires pendant 14 heures

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    Publié le 05/12/2011 Greenpeace déjoue la sécurité des centrales nucléaires pendant 14 heures
  • Opérations groupées de Greenpeace contre des centrales nucléaires

    Des militants de l'organisation écologiste ont mené à l'aube une série d'opérations contre des centrales nucléaires françaises pour prouver que "le nucléaire sûr n'existe pas". Ils ont réussi à pénétrer dans celle de Nogent-sur-Seine et affirment avoir des militants "toujours cachés" sur "au moins" un autre site nucléaire.

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  • Greenpeace investit la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

    Neuf militants de l'organisation ont pu s'introduire lundi dans la centrale nucléaire de l'Aube. D'autres militants seraient toujours cachés lundi soir sur d'autres sites. Greenpeace entendait pointer les défaillances de sécurité des centrales françaises.

    Publié le 05/12/2011 Greenpeace investit la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine
  • Greenpeace-Nucléaire : EDF "la zone surprotégée avait été verrouillée"

    La direction d'EDF a assuré lundi que l'intrusion des neuf militants de Greenpeace avait été immédiatement détectée et qu'à aucun moment les militants n'avaient "pénétré dans la zone surprotégée".

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  • Greenpeace s'introduit dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

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Plus d'infos

 
Les neufs militants interpellés à Nogent, six femmes et trois hommes âgés de 22 à 60 ans, ont comparu vendredi matin devant le tribunal correctionnel de Troyes. Le procureur a requis de quatre à six mois de prison avec sursis à leur encontre. Il a, en outre, demandé une peine d'amende de 1.000 à 1.500 euros pour chacun des prévenus, poursuivis pour violation de locaux professionnels et dégradations en réunion. Ils encourent jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Les neuf militants avaient réussi à découper à l'aube les trois grillages de l'enceinte de la centrale avant de grimper sur le dôme d'un des deux réacteurs pour déployer une banderole proclamant : "Le nucléaire sûr n'existe pas". Interpellés en fin de matinée, ils avaient été placés en garde à vue jusqu'au lendemain matin puis déférés au parquet avant leur libération sous  contrôle judiciaire. 
 
"On a rendu service"
 
Vendredi matin, à l'ouverture de l'audience, plusieurs dizaines de militants de Greenpeace étaient venus apporter leur soutien aux prévenus devant le palais de justice. "Nous sommes en droit d'attendre une forme de clémence de la part des magistrats car notre action a permis d'identifier une faille dans la sécurité des centrales, on a rendu service au gouvernement comme à l'exploitant nucléaire", a plaidé Sophia Majnoni, chargée de la campagne nucléaire de Greenpeace.
  
Un mois après les faits, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui  avait reconnu des "défaillances", avait profité d'une visite à la centrale nucléaire de Chinon pour annoncer un renforcement des mesures de sécurité dans ces installations. Les deux militants qui s'étaient introduits à la centrale de Cruas, en Ardèche, doivent quant à eux comparaître le mardi 24 janvier devant le tribunal correctionnel de Privas, poursuivis également pour violation de locaux professionnels et dégradations en réunion.

Par Alexandra Guillet le 20 janvier 2012 à 12:29
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3 Commentaires

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  • alainze, le 20/01/2012 à 19h02

    Si la sécurité était mieux assurée, ils ne seraient pas rentrés et c'est ce qui aurait du etre le cas. Je n'ose imaginer la meme chose avec des gens mal intentionés. Il est a esperer que cela serve de leçcon.

  • essex9, le 20/01/2012 à 19h01

    Ils ont le droit de démontrer que les mecs chargés de la sécurité des centrales dorment!!!!

  • mike_liberty, le 20/01/2012 à 17h30

    Faire le malin c'est bien beau mais y'a des lois applicable a tous. J'espère qu'il ne seront pas épargné, greenpeace n'a pas tous les droits.

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