Jugé pour avoir tué une étudiante australienne il y a 11 ans

Par , le 03 janvier 2012 à 05h00 , mis à jour le 03 janvier 2012 à 17h33

Un homme de 36 ans comparaît à partir de mardi devant les assises de Versailles pour le meurtre en 2001 d'une jeune femme de 28 ans. Jeannette O'Keefe avait été retrouvée morte sur un parking des Yvelines deux jours après le réveillon.

Jeannette O'Keefe, Australienne de 28 ans, est morte étranglée entre le 31 décembre et 2 janvier 2001Jeannette O'Keefe, Australienne de 28 ans, est morte étranglée entre le 31 décembre et 2 janvier 2001 © DR

Jeannette O'Keefe voulait apprendre le français. Le 2 janvier 2001, le corps de cette étudiante australienne arrivée deux mois plus tôt dans l'Hexagone est retrouvé sur un parking des Mureaux, dans les Yvelines. Jeannette est morte étranglée, sa dépouille placée dans un sac de couchage. Onze ans après, un homme est jugé pour le meurtre de la jeune femme de 28 ans. Il s'appelle Adriano Araujo Da Silva et comparaît à partir de mardi devant la cour d'assises de Versailles.

Plus d'infos

 
L'homme est arrêté en février 2009. Prélevé lors d'une affaire de vol, son ADN correspond à celui trouvé sous les ongles de Jeannette. Lors de sa garde à vue, il commence par contester les faits. Puis, il passe aux aveux avant de se rétracter. Aux enquêteurs, Adriano Araujo Da Silva, un manutentionnaire au chômage aujourd'hui âgé de 36 ans, explique avoir rencontré Jeannette sur les Champs-Elysées, par hasard, le 31 décembre. L'étudiante a rendu sa chambre le jour-même. Avant de partir pour New York, elle a prévu de célébrer le Nouvel-An avec une amie. Mais cette dernière n'est pas au rendez-vous. Un autre copain qu'elle devait rejoindre, n'est pas là non plus. Adriano Araujo Da Silva lui propose de l'héberger chez lui, aux Mureaux. Là, toujours selon le récit fait par l'accusé, une dispute éclate. "Il dit avoir donné un sac de couchage à l'étudiante, relate Me Mayet, l'avocat de la défense contacté par TF1 News. Elle est partie et il ne l'a plus revue."

"La question de la fiabilité des aveux"
 
Pour l'accusation, cette version ne tient pas. "Jeannette O'Keefe était quelqu'un de très réservé et qui ne parlait pas facilement, précise à TF1 News Me Richard, l'avocate de la famille de la victime. Là, après ces deux rendez-vous manqués, seule, un soir de réveillon, loin de chez elle, elle devait se trouver dans une situation de grand désarroi. Lui a dû profiter de cette détresse..."

Pour l'avocat d'Adriano Araujo Da Silva, "c'est le procès d'un meurtre sans témoin." "Un procès où va se poser la question de la fiabilité d'aveux faits au terme d'une garde à vue et huit ans après les faits". Me Mayet explique ainsi que son client a déclaré à l'époque avoir jeté le corps de Jeannette du 4e étage de son immeuble. Or, "aucune lésion osseuse n'a été constatée durant l'autopsie", affirme le défenseur. "De plus, est-ce que la présence de son ADN sous les ongles de la victime conduit nécessairement à sa culpabilité pour des faits de meurtre ?", s'interroge Me Mayet. Et de rappeler, que réforme de la justice oblige, la cour d'assises va devoir motiver sa décision.
 
Les frères et sœurs de Jeannette O'Keefe seront présents lors du procès. Là pour connaître la vérité. Les parents de la jeune femme sont, eux, restés en Australie. Depuis ce jour fatidique de janvier 2001, ils ne voyagent plus. Verdict attendu vendredi.

Par Amélie Gautier le 03 janvier 2012 à 05:00
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7 Commentaires

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  • ladent0, le 03/01/2012 à 20h32

    La justice en France ,une honte.

  • pascalcaen, le 03/01/2012 à 14h17

    Pourquoi véreux, ils font leur taf. Quand on accepte pas le système juridique d'une démocratie, faut aller vivre en Corée du Nord ou en Iran.

  • australienne13, le 03/01/2012 à 14h03

    C'est bien triste cette histoire... que la verité se sache.

  • quasiclodo, le 03/01/2012 à 13h42

    En même temps, c'est leur travail... Au jour d'aujourd'hui avec l'ADN, les empreintes, les vidéos, la plupart des accusés n'auraient pas besoin d'avocat ! Il est là pour instaurer le doute, laissant penser qu'il y a une possibilité qui peut également être la vérité

  • muzo_84, le 03/01/2012 à 12h34

    C'est fatiguant ces avocats véreux pour lesquels seule compte la victoire et surtout pas la vérité. Voilà la différence entre réussir et gagner.

  • lucienxo, le 03/01/2012 à 11h22

    "Tu ne tueras point."

  • gege2703, le 03/01/2012 à 10h30

    Mieux vaux tard que jamais

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