Karachi: enquête ouverte pour violation du secret professionnel

le 23 septembre 2011 à 21h32 , mis à jour le 23 septembre 2011 à 21h45

Dossier : Affaire Karachi : scandale d'Etat ?

Brice Hortefeux a demandé vendredi "à être entendu par la justice" après sa mise en cause dans des révélations sur une conversation téléphonique entre lui et Thierry Gaubert, mis en examen dans l'affaire Karachi. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire.

Brice Hortefeux IntérieurImage d'archives © ABACA

Les heures passent et rien ne s'arrange pour les personnes impliquées dans l'affaire de Karachi. Le parquet de Paris a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "violation du secret professionnel et "recel" à la suite des révélations sur une conversation téléphonique entre Brice Hortefeux et Thierry Gaubert dans l'affaire Karachi.

  • Hortefeux-Sarkozy : un couple "inoxydable" ?

    Sans contact avec le chef de l'Etat depuis la publication du "verbatim" de ses appels téléphoniques à Thierry Gaubert en marge de l'affaire Karachi, Brice Hortefeux assure dans le JDD que ses "liens avec le président de la République sont inoxydables".

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  • Affaire Karachi : Hortefeux a eu "une intuition"

    Invité vendredi soir de France 2, l'ex-ministre de l'Intérieur a dénoncé les "pseudo-révélations" dans les affaires qui n'auraient comme objectif que d'"atteindre Nicolas Sarkozy". Quant à l'appel passé à l'un de ses amis en garde à vue ? Une "intuition", assure-t-il.

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  • Affaire Karachi : Hortefeux "soulagé" d'avoir témoigné

    L'ex-ministre de l'Intérieur a été entendu vendredi matin comme témoin par la police dans l'enquête ouverte pour violation du secret professionnel après la révélation de ses conversations téléphoniques avec un protagoniste du dossier Karachi, Thierry Gaubert. Il se dit "soulagé".

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  • Affaire karachi : Hortefeux veut être entendu par la justice

    L'ex-ministre de l'Intérieur a demandé vendredi soir "à être entendu par la justice" après avoir été mis en cause dans l'affaire Karachi. Il menace d'attaquer en diffamation.

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  • Karachi : Hortefeux a alerté Gaubert

    L'ex-ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi avoir prévenu par téléphone son ami Thierry Gaubert, qui vient d'être mis en examen dans le cadre du volet financier du dossier Karachi, que sa femme "balançait tout". Mais il nie avoir eu accès au dossier.

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  • Affaire Karachi : un démenti de l'Elysée qui fait polémique

    Réagissant à la mise en cause de deux proches du chef de l'Etat, l'Elysée a assuré que le nom de Nicolas Sarkozy n'apparaissait "dans aucun des éléments du dossier". Les magistrats s'insurgent : comment le savoir... sans violation du secret de l'instruction ? A gauche aussi, les critiques fusent.

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  • Karachi : l'Elysée dénonce "calomnie et manipulation politicienne"

    L'Elysée a démenti, jeudi, dans un communiqué, tout lien entre Nicolas Sarkozy et le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995, après la mise en examen de deux de ses proches : Thierry Gaubert et Nicolas Bazire.

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  • Karachi : un deuxième proche de Sarkozy mis en examen

    Après Thierry Gaubert mercredi, Nicolas Bazire, l'ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur et proche de Nicolas Sarkozy a lui aussi été mis en examen jeudi pour "complicité d'abus de biens sociaux".

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  • Affaire Karachi : la presse évoque "l'étau" autour de Sarkozy

    <b>Revue de presse - </b>Alors que la justice s'intéresse de près à deux proches du chef de l'Etat dans l'affaire Karachi, la presse voit déjà l'ombre du Pakistan se profiler sur la campagne présidentielle.

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  • Karachi: deux proches de Sarkozy dans le collimateur de la justice

    Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen mercredi dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995. Parallèlement, Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur, a été placé en garde à vue.

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  • Takieddine mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi

    L'intermédiaire franco-libanais été mis en examen mercredi pour abus de biens sociaux, dans le volet financier du dossier. Selon nos informations, l'enquête aurait repéré des mouvements de fonds entre ses comptes suisse et parisien au même moment où Edouard Balladur recevait de l'argent liquide sur ses comptes de campagne.

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  • Nicolas Bazire, de la politique aux affaires

    Directeur général de Groupe Arnault depuis 1999, Nicolas Bazire, en garde à vue dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995, a été le très jeune directeur du cabinet du Premier ministre Edouard Balladur de 1993 à 1995.

    Publié le 21/09/2011 Nicolas Bazire, de la politique aux affaires
Plus d'infos

 
Dans cette conversation du 14 septembre, Brice Hortefeux prévient Thierry Gaubert que sa femme "balançait beaucoup" au juge. Thierry Gaubert a été mis en examen le mercredi 21 septembre par le juge Renaud van Ruymbeke pour recel d'abus de biens sociaux dans le volet financier de l'afffaire de Karachi. Le parquet explique sa décision d'ouvrir une enquête préliminaire "après avoir pris connaissance" des "comptes rendus d'écoutes téléphoniques réalisées sur le téléphone de l'un des mis en examen". Cette enquête, confiée au directeur central de la police judiciaire, vise les fonctionnaires qui auraient pu divulguer le contenu des écoutes et leur recel.

Accès exhaustif de l'Elysée au dossier
 
Une décision qui devrait satisfaire l'opposition de gauche et les syndicats de magistrats qui réclamaient l'ouverture d'une enquête pour violation du secret de l'instruction après l'apparition d'éléments tendant à montrer que Brice Hortefeux et l'Elysée sont informés des actes d'investigation sur ce dossier sensible.    Tous visaient directement l'ancien ministre de l'Intérieur, qu'ils accusent d'avoir bénéficié de fuites sur les écoutes réalisées dans l'enquête sur le volet financier de l'attentat antifrançais de Karachi en 2002 et le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
 
Quoiqu'il en soit, ce développement sur les fuites autour du dossier est en passe de devenir une "affaire dans l'affaire" menaçante pour l'ancien ministre de l'Intérieur et le chef de l'Etat, dont deux proches ont été mis en examen cette semaine pour une présumée corruption en marge de la campagne d'Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole. Attaqué de toutes parts, l'ex-ministre de l'Intérieur a demandé à être entendu par la justice et a menacé de porter plainte pour diffamation. Dans un communiqué, il "dément catégoriquement" avoir eu des informations sur la procédure judiciaire en cours. Il avait auparavant affirmé aux journalistes s'être basé sur "des rumeurs de presse" lors de sa onversation avec son ami.

Jeudi, l'Elysée avait de son côté laissé transparaître un accès exhaustif au dossier, dans un communiqué affirmant que le nom de Nicolas Sarkozy ne figurait dans aucune pièce ni aucun témoignage, ce qui est d'ailleurs inexact, selon les parties civiles.
 

Les réactions

Elisabeth Guigou, ancien ministre socialiste de la Justice, a appelé Nicolas Sarkozy à s'expliquer sur son rôle en tant que ministre du Budget d'Edouard Balladur,entre 1993 et 1995.  Elle a jugé "absolument inouï" que Brice Hortefeux "très proche du chef de l'Etat dont il est le conseiller maintenant, ancien ministre de l'Intérieur" ait eu accès "à des pièces qui sont couvertes par le secret de l'instruction". "Qu'il se permette ensuite d'alerter quelqu'un qui est susceptible d'être mis en cause par la justice, ça dépasse l'entendement", a-t-elle dit sur RTL.   
Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012, a jugé toute cette affaire "catastrophique" en marge d'une réunion publique à Strasbourg.  "Je trouve que l'on assiste à une fin de règne", a-t-elle dit. "C'est plus qu'une goutte, c'est un torrent qui fait déborder les choses et qui entraîne tout sur son passage." 
En revanche, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a fustigé les "amalgames" et les "insinuations" à l'encontre de Nicolas Sarkozy et de son entourage.  "Actuellement, il y a trop d'amalgames, il y a trop d'approximations, il y a trop d'insinuations qui sont graves et qui pervertissent notre vie démocratique", a dit le ministre de l'Intérieur.

le 23 septembre 2011 à 21:32
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13 Commentaires

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  • bebert59560, le 24/09/2011 à 20h19

    QUI sont les taupes?

  • aurelie nantes, le 24/09/2011 à 09h41

    Vive la republique. Quand auront nous enfin des politiques qui pensent a leur peuple et a la france. C'est lamentable.

  • naga12, le 24/09/2011 à 09h17

    Les offuscations sont à sens uniques. Qui d'étonne des fuites continuelles dans la presse et des écoutes téléphoniques quand ce sont les politiques qui sont visés???

  • coucou78000, le 24/09/2011 à 09h14

    Ne vous inquietez pas pour lui, ça finira en relaxe générale comme les autres. Ils ne sont jamais inquiétés ces gens là.

  • hur47, le 24/09/2011 à 08h48

    Je suis d'accord avec vous, "Le Monde" a eu manifestement accès aux pièces du dossier. Le secret de l'instruction a bien été violé par "Le Monde".

  • cetakelsujet, le 24/09/2011 à 08h24

    "Ah là je crois que si Sarko il passe pas en 2012 , ils sont morts." qu 'elle dit la fille de Mr gaubert,, Franchement , on ne peut que souhaiter connaitre la vérité sur cette affaire qui fait si peur au sommet de l 'état , qu'ils en oublient les règles élémentaires de prudence .

  • henri_bambelle, le 24/09/2011 à 07h37

    Est-ce que le journal le Monde a accès au dossier ?

  • 1raleur, le 24/09/2011 à 05h28

    Vitenpseudo : Excellent , si Coluche étant encore avec nous , il aurait pu dire la même chose !!!

  • marcobama, le 24/09/2011 à 03h37

    Ce gouvernement nous surprend de jours en jours ,vivement 2012

  • viteunpseudo, le 24/09/2011 à 02h06

    Ils ont piraté la salle d'écoutes de l'élysée

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