Christine Lagarde/Image d'archives - avril 2011 © ABACAAux prises avec la Grèce à l'une des plus graves crises économiques que le FMI ait eu à gérer dans son histoire, Christine Lagarde pourrait être confrontée à une toute autre crise, judiciaire celle-là et 100% française. Dix jours à peine après sa nomination à la tête du FMI, la Cour de justice de la République (CJR) doit se prononcer sur l'ouverture ou non d'une enquête contre l'ex-ministre de l'Economie, dans le dossier de l'arbitrage rendu en 2008 en faveur de Bernard Tapie dans la vente litigieuse d'Adidas par le Crédit Lyonnais en 1993.
Affaire Tapie-Lagarde : des "anomalies" et "irrégularités" relevées dans la procédure
La Cour de Justice de la République (CJR) qui a ouvert une enquête sur Christine Lagarde dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, estime que l'ex-ministre s'est impliquée "personnellement" dans un processus comportant "de nombreuses anomalies et irrégularités", a révélé mercredi Mediapart.
Publié le 18/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : "Ni insistance, ni feu vert de l'Elysée"
"Il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Elysée" pour un arbitrage favorable à Bernard Tapie, déclare Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, dans un entretien à paraître dans Le Journal du Dimanche.
Publié le 06/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : "l'arbitrage était la décision du gouvernement"
Bernard Scemama, haut fonctionnaire qui est intervenu en 2007 pour déclencher l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie, affirme avoir agi sur "des consignes claires" émanant du gouvernement, et plus particulièrement de Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie.
Publié le 05/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : la CJR ouvre une enquête
Une enquête pour "complicité de détournement et faux" contre l'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde a été ouverte jeudi par la Cour de justice de la République, sur l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie contre le Crédit Lyonnais en 2008.
Publié le 04/08/2011
Rejet des pourvois contre l'arbitrage en faveur de Tapie
Les requérants exigeaient l'annulation de l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie dans la vente litigieuse d'Adidas par le Crédit lyonnais en 1993. Selon cet arbitrage, l'homme d'affaires devait toucher plusieurs dizaines de millions d'euros.
Publié le 26/07/2011
Lagarde a appelé DSK, "un contact strictement professionnel"
Christine Lagarde a fait preuve de maîtrise mais surtout de prudence mercredi lors de sa première conférence de presse comme directrice générale du FMI. Elle n'a évoqué cet échange que plus tard.
Publié le 06/07/2011
FMI : Christine Lagarde a pris ses fonctions
La successeure de Dominique Strauss-Khan est arrivée mardi vers 9h, 15h heure de Paris, au siège de l'institution à Washington. Son nouveau contrat de travail stipule qu'elle touchera 551.700 dollars annuels, soit 31.700 euros par mois. Une clause sur l'éthique y est également intégrée.
Publié le 05/07/2011
Christine Lagarde prendra bien la tête du FMI
Christine Lagarde a été désignée mardi soir directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), succédant à un autre Français, Dominique Strauss-Kahn, pour devenir la première femme à ce poste.
Publié le 28/06/2011
Qui pour remplacer Lagarde, quasi-intronisée au FMI?
Avec le départ presque assuré de Christine Lagarde pour le FMI, Nicolas Sarkozy pourrait choisir un autre poids lourd à Bercy et faire entrer au gouvernement un ou deux centristes, afin de contrer Borloo. François Baroin a quant à lui été reçu brièvement à Matignon mardi après-midi.
Publié le 27/06/2011
La profession de foi de Lagarde au FMI
La candidate française à la direction du Fonds monétaire international a défendu son impartialité jeudi en introduction de son grand oral devant le conseil d'administration.
Publié le 24/06/2011
Christine Lagarde sort détendue de son grand oral au FMI
La ministre de l'Economie a quitté avec le sourire le siège du FMI jeudi, à l'issue de "trois heures" d'échanges avec les 24 membres de l'instance.
Publié le 23/06/2011
FMI : l'heure du grand oral pour Lagarde
Pour succéder à DSK, la ministre de l'Economie va devoir convaincre jeudi le conseil d'administration du Fonds monétaire international à Washington. Si elle est élue, elle serait la première femme à prendre la tête du FMI.
Publié le 23/06/2011
Affaire Tapie: une nouvelle enquête fragilise Lagarde
Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur le rôle supposé de hauts fonctionnaires qui ont conclu l'arbitrage favorable à Bernard Tapie dans l'affaire du Crédit Lyonnais. Une décision qui pourrait fragiliser la candidature de Christine Lagarde au FMI.
Publié le 22/06/2011
FMI: Lagarde reste favorite, mais la concurrence s'intensifie
La ministre française a conforté son avance pour prendre la tête du Fonds Monétaire International en obtenant dimanche le soutien de l'Indonésie et de l'Egypte, mais la candidature surprise de l'Israélien Stanley Fischer ajoute une pression de dernière minute.
Publié le 12/06/2011
Enquête sur Lagarde : la CJR rendra sa décision le 8 juillet
La Cour de justice de la République, qui a examiné vendredi le rôle de la ministre de l'Economie dans l'affaire Tapie, décidera le 8 juillet de l'ouverture éventuelle d'une enquête pour abus d'autorité. Elle a, en revanche, rejeté la plainte contre Claude Guéant pour propos racistes.
Publié le 10/06/2011
Christine Lagarde pour un FMI plus réactif, plus engagé et plus légitime
Christine Lagarde a défendu jeudi en introduction de son grand oral devant le conseil d'administration son impartialité. La candidate française à la direction du Fonds monétaire international a plaidé pour un FMI plus réactif, plus engagé et plus légitime.
Publié le 24/06/2011
Le 9 juin, Christine Lagarde avait assuré avoir "la conscience totalement tranquille" dans cette affaire. Le 10 mai, Jean-Louis Nadal, alors procureur général près la Cour de cassation, avait saisi la commission des requêtes de la CJR, estimant qu'il existait des éléments justifiant une enquête pour "abus d'autorité". Le parquet général reproche à Christine Lagarde d'avoir recouru à un arbitrage, une procédure privée alors qu'il s'agissait de deniers publics, d'avoir eu connaissance de la partialité de certains juges-arbitres et de ne pas avoir exercé de recours contre la sentence arbitrale, alors que plusieurs spécialistes l'y encourageaient.
S'il y a enquête, elle sera longue
Première hypothèse: la commission classe sans suite. Deuxième possibilité: elle demande à se faire communiquer des documents supplémentaires. Troisième option: elle rend un "avis favorable" à l'ouverture d'une enquête. Le procureur général près la Cour de cassation serait alors tenu de saisir la commission d'instruction. Seulement, Jean-Louis Nadal est parti en retraite le 30 juin et n'a pas été remplacé, un intérim susceptible d'offrir un répit à Christine Lagarde. Une fois saisie, la commission d'instruction entamerait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi de la patronne du FMI devant la CJR, chargée de juger les crimes et délits commis par les membres du gouvernement "dans l'exercice de leurs fonctions". S'il y a enquête, elle sera longue et, le cas échéant, Christine Lagarde ne serait pas jugée avant plusieurs années. Depuis sa création en 1993, la CJR a examiné plus d'un millier de plaintes et jugé seulement six ministres.
Pour Me Yves Repiquet, qui défend Christine Lagarde, sa cliente est totalement étrangère à la procédure d'arbitrage. "Elle n'a ni organisé l'arbitrage, ni pris des décisions en lieu et place du CDR", assure-t-il. Le Consortium de réalisation (CDR) est la structure qui gère le passif du Crédit Lyonnais. Christine Lagarde pourrait également être éclaboussée par l'enquête ouverte mi-juin par le parquet de Paris sur le rôle de hauts fonctionnaires qui ont conclu l'arbitrage favorable à Bernard Tapie Cette enquête pour "abus de pouvoirs sociaux" ne la cible pas directement, mais vise implicitement Jean-François Rocchi, le président du CDR.
Le parquet s'intéresse également, à un degré moindre, à Bernard Scemama, ancien président de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), qui contrôle le CDR. Ces deux personnes ont appliqué la décision de l'ancienne ministre de l'Economie de recourir à un arbitrage. En juillet 2008, un tribunal arbitral avait condamné le CDR à verser 400 millions d'euros à Bernard Tapie. Alors qu'au début de l'affaire, Bernard Tapie assurait qu'il ne toucherait "à la louche" que 20 à 25 millions d'euros, il aurait, selon certains parlementaires, récupéré plus de 200 millions d'euros.
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Affaire Tapie-Lagarde : des "anomalies" et "irrégularités" relevées dans la procédure
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