Des évaluations des nombres potentielles de victimes du Mediator laissées de côté, des dégâts minimisés, notamment en ce qui concerne les atteintes cardiaques, et une responsabilité du groupe Servier édulcorée : un rapport du Sénat a-t-il pu être "réécrit" dans un sens favorable au laboratoire ? © LCIUne telle suspension d'instruction est rarissime. La chambre criminelle de la Cour de cassation examinera le 7 décembre cette "requête en règlement de juges" et rendra sa décision quelques jours plus tard. D'ici cet arrêt, elle a décidé de suspendre les instances en cours, a confirmé à l'AFP l'avocate à la Cour des laboratoires Servier, Me Claire Waquet. A l'origine, le dossier devait être plaidé mercredi par l'avocate devant la chambre criminelle de la Cour de cassation, mais Me Waquet a alors demandé à la Cour que, pour une bonne information, sa requête en règlement de juges soit transmise à toutes les parties du dossier. Jeudi, la Cour a accepté cette demande. Or, en un tel cas, elle doit suspendre les instances en cours.
Sont suspendues les deux procédures qui pourraient faire l'objet d'un regroupement : la citation directe déposée à Nanterre - la suspension ne devrait pas avoir d'incidence car le dossier doit être jugé le 14 mai 2012 - et l'instruction menée par les juges d'instruction parisiens Pascal Gand, Anne-Marie Bellot et Franck Zientara. Si ces derniers avaient prévu de mener certains actes durant le mois et demi qui vient, ils devront les annuler.
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