Nicolas Anelka lors de France-Mexique pendant la Coupe du Monde 2010 © TF1/LCILe tribunal correctionnel de Paris juge vendredi le quotidien l'Equipe, accusé de diffamation par Nicolas Anelka pour avoir reproduit les propos injurieux que le joueur aurait tenus envers le sélectionneur Raymond Domenech pendant le Mondial 2010 en Afrique du Sud. "Va te faire enculer, sale fils de pute", titrait le samedi 19 juin le quotidien sportif en Une. Le sous-titre précise qu'il s'agit des aimables propos tenus l'avant-veille à la mi-temps du match, alors nul (0-0), France-Mexique (0-2) par l'attaquant à qui Domenech a demandé de se repositionner en seconde période. Une insulte, et surtout une médiatisation de l'insulte, qui débouchera sur la débâcle que l'on sait : l'exclusion d'Anelka, la grève des joueurs reclus dans un bus, l'étrange comportement de Domenech mi-victime mi-complice, la piteuse élimination, le retour honteux en France et le désamour d'un pays pour ses stars capricieuses dont l'équipe de France peine encore à se relever.
Football: Nicolas Anelka devient.... entraîneur
L'ex-international exilé en Chine va épauler Jean Tigana, dont les adjoints ont été remerciés par la direction du club de Shanghai Shenhua.
Publié le 12/04/2012
Anelka perd son procès contre L'Equipe
Dans l'affaire de la "une" de L'Equipe, le tribunal correctionnel a conclu que même si un débat existait sur les mots exacts prononcés, l'injure n'était pas contestée. Anelka demandait 150.000 euros de dommages et intérêts.
Publié le 01/07/2011
Relaxe demandée pour L'Equipe dans l'affaire Anelka
Le parquet de Paris requiert la relaxe des dirigeants du quotidien sportif, poursuivi par l'ancien international de football en raison de propos de vestiaires durant la Coupe du monde 2010.
Publié le 20/05/2011
Nicolas Anelka, lui, estime qu'il n'a pas tenu exactement ces propos et que ceux-ci, prononcés dans l'intimité des vestiaires, avaient vocation à y demeurer. En août, il avait donné sa version au journal France-Soir: "Quand le coach (...) me dit de rester devant, c'est monté direct au cerveau. Je me suis dit (...) qu'il cherchait un mec pour prendre les coups à sa place. Je marmonne dans mon coin des choses qui resteront dans le secret des vestiaires. Et qui auraient dû y rester. Mais en aucun cas ce ne sont les mots que j'ai pu lire dans L'Equipe." Pour prouver sa bonne foi, l'attaquant de Chelsea - qui ne devrait pas apparaître vendredi à l'audience- produit trois attestations de joueurs dont Evra et Ribéry.
L'Equipe, pour sa part, s'appuie sur les témoignages des journalistes Damien Degorre et Raphaël Raymond qui ont recueilli les propos prêtés à Anelka de quatre sources vouées à demeurer anonymes. L'ex-président de la Fédération française de football (FFF) Jean-Pierre Escalettes viendra également confirmer l'exactitude des mots prononcés. L'ex-ministre des Sports Roselyne Bachelot s'est elle dédite après avoir donné son accord pour témoigner.
"Devoir d'information"
La défense du quotidien sportif s'articule autour de deux axes : d'abord, l'absence totale de diffamation. Personne, dans les heures qui ont suivi les faits, n'ayant nié la véracité des propos prêtés à Anelka, exclu de l'équipe de France et suspendu 18 matches justement pour les avoir tenus. "Si nous regrettons l'incident (...), nous regrettons plus encore la divulgation d'un événement qui n'appartient qu'à notre groupe", écrivaient ainsi les joueurs dans le communiqué du 20 juin justifiant leur "grève de l'entraînement".
Enfin, L'Equipe tentera de faire valoir qu'au vu des circonstances - une équipe vice-championne du monde en plein Mondial - le sujet était légitime et n'avait rien à voir avec une supposée animosité envers Nicolas Anelka mais répondait à un "devoir d'information".
Selon la chaîne Eurosport, Thierry Henry, Eric Abidal et Patrice Evra, présents au Mondial-2010, ont fait des dépositions attestant que Nicolas Anelka, alors exclu de l'Equipe de France, n'avait pas tenu les propos cités par le quotidien sportif.
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