Claude Guéant a obtenu gain de cause. Le tribunal des référés de Paris a ordonné vendredi aux fournisseurs français d'accès à internet (FAI) de bloquer l'accès, à partir du territoire français, au site internet Copwatch. Hébergé aux Etats-Unis, il est l'œuvre d'un "collectif de citoyens souhaitant lutter par la transparence et l'information contre les violences policières". Il publie des photos de policiers et de gendarmes, parfois leurs noms, à qui il attribue des propos et auxquels il donne des appréciations. Certains sont ainsi qualifiés de "racistes" ou d'être des spécialistes de la "bavure", d'autres sont captés dans l'exercice de leurs fonctions à leur insu. Des centaines de clichés pris en Ile-de-France et dans la région de Lille ont ainsi été mises en ligne sur le site qui, selon les services de renseignement, est "animé par des militants de l'ultra-gauche" et n'a rien à voir avec les sites anglo-saxons veillant sur l'activité de la police.
Guéant veut s'attaquer de nouveau à "Copwatch"
Le ministre de l'Intérieur assure qu'il va "redemander" la fermeture du site qui fiche les policiers, et qui est de nouveau actif depuis mardi après plusieurs mois d'interruption sur ordre de la justice.
Publié le 29/01/2012
Copwatch fait son retour
Bloqué en octobre 2011 après un référé du ministre de l'Intérieur, le site internet de fichage des policiers Copwatch a été réactivé mardi, suscitant des réactions syndicales policières "indignées".
Publié le 25/01/2012
La justice va-t-elle faire bloquer le site Copwatch ?
Le tribunal de grande instance de Paris examine mercredi un référé du ministre de l'Intérieur Claude Guéant visant à obtenir le blocage des "pages diffamatoires et injurieuses" du site internet Copwatch, qui fiche policiers et gendarmes sur le net.
Publié le 12/10/2011
"Copwatch" : l'Intérieur multiplie les pressions
Après le dépôt de plaintes en diffamation contre le site Copwatch, qui donne des informations sur policiers et gendarmes, le ministère de l'Intérieur a déposé un référé d'heure à heure pour obtenir son blocage par les fournisseurs d'accès.
Publié le 07/10/2011
Dans son jugement, le tribunal "fait injonction" à Free, France Telecom, SFR, Bouygues Telecom, Numericable et Darty Telecom "de mettre en oeuvre ou faire mettre en oeuvre, sans délai, toutes mesures propres à empêcher l'accès, à partir du territoire français et/ou par leurs abonnés situés sur ce territoire au site" Copwatch. Ce blocage, poursuit le tribunal statuant en référé, devra être maintenu "jusqu'à ce que soit rendue une décision définitive statuant sur les deux plaintes déposées le 4 octobre 2011 par le ministre de l'Intérieur contre X pour injures et diffamation envers des fonctionnaires de police et l'administration". En revanche, il reviendra au ministre de "rembourser" aux fournisseurs d'accès "les coûts afférents à la mesure de blocage du site sur présentation
par elle des factures correspondantes".
Le syndicat de police Alliance satisfait
Claude Guéant a "salué" vendredi en début de soirée cette décision qui a mis "fin au grave préjudice dont sont victimes les hommes et les femmes de la police nationale". "Nous sommes très contents de cette décision", a immédiatement réagi l'avocate du syndicat Alliance, Me Delphine des Villettes, rappelant que les policiers étaient "très inquiets de cette menace qui pesait sur eux". "Je me réjouis de la décision de justice qui correspond à ce que demandait notre syndicat. Les magistrats ont parfaitement analysé la situation -ce site portant atteinte à l'intégrité des policiers- et pris le bonne décision. L'ensemble des policiers ne peuvent que s'en satisfaire", a de son côté réagi auprès de l'AFP le secrétaire général du syndicat, Jean-Claude Delage. L'avocat de Claude Guéant, Me Benoît Chabert, n'a pas souhaiter commenter cette décision.
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Guéant veut s'attaquer de nouveau à "Copwatch"
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