La préfecture de police de Paris/Image d'archives © AFP
L'ex-patron de l'IGS récuse le soupçon de truquage d'une enquête
Dans un entretien à Paris Match, Eric Meillan, ex-chef de la police des polices parisienne mise en cause dans une affaire d'enquête truquée, nie s'être rendu coupable de la moindre faute déontologique.
Publié le 16/01/2012
Enquête IGS : ces fonctionnaires qui accusent
Mis en cause par la "police des polices" dans un trafic présumé de titres de séjour, puis innocentés, des fonctionnaires qui ont vu leur carrière et leur vie personnelle brisée racontent leurs angoisses et leur traumatisme. L'IGS est désormais soupçonnée de manipulation dans cette affaire.
Publié le 14/01/2012
Soupçons sur l'IGS : le préfet de police de Paris se défend
Après Claude Guéant jeudi, le préfet de police de Paris Michel Gaudin a, à son tour réfuté vendredi les "allégations" le concernant sur des soupçons de manipulation au sein de la "police des police" pour écarter en 2007 des fonctionnaires jugés trop à gauche. Décryptage.
Publié le 13/01/2012
Enquête IGS: duel à distance entre Guéant et un porte-parole de Hollande
Le ministre de l'Intérieur demande jeudi "au garde des Sceaux de poursuivre en diffamation" Bruno Le Roux, porte-parole de campagne du candidat PS à la présidentielle François Hollande, qui l'a accusé d'être "au coeur" de l'affaire de l'IGS, la police des polices.
Publié le 12/01/2012
Enquête IGS : le préfet Gaudin contre-attaque
Le préfet de police de Paris réfute les "allégations" le "mettant en cause" contenues dans l'article publié mercredi par Le Monde sur des soupçons de manipulation au sein de la "police des police" pour écarter des fonctionnaires jugés trop à gauche.
Publié le 12/01/2012
Les socialistes ont sommé le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, de s'expliquer, dans un climat tendu par l'actuelle campagne présidentielle. "La police doit être au service de la Nation et pas d'un clan", a déclaré le député PS Urvoas lors des questions d'actualité à l'Assemblée. Claude Guéant lui a répondu que le PS cherchait en réalité à mettre en cause, à travers cette affaire, Nicolas Sarkozy comme il avait déjà essayé de le faire en décembre dernier pour l'affaire Karachi. "Le même procédé recommence. Sur la foi d'informations tronquées, de pièces de justice partielles, on instruit un procès public", a-t-il déclaré, demandant qu'on "laisse la justice travailler." Début 2007, Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur et candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.
Le quotidien parle d'un "scandale judiciaire". Il rapporte que des policiers de l'IGS sont soupçonnés d'avoir truqué des procès-verbaux, déformé des déclarations de personnes en garde à vue et modifié des compte rendus d'écoutes téléphoniques pour provoquer la mise en cause de cinq fonctionnaires, dont quatre ont été mis en examen à tort en 2007. Accusés d'avoir indûment délivré des titres de séjour et suspendus de leurs fonctions, ils ont depuis été blanchis par la cour d'appel de Paris. Au nombre des fonctionnaires visés figuraient Yannick Blanc, patron de la police générale à Paris, jugé proche de Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle de 2007, et Christian Massard, officier de sécurité de l'ancien ministre socialiste de l'Intérieur Daniel Vaillant.
"Des allégations infondées"
Six informations judiciaires, confiées à quatre juges d'instruction, sont en cours sur le rôle de la "police des polices" dans cette affaire. Selon Le Monde, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, un proche de Nicolas Sarkozy, a été entendu en qualité de témoin assisté le 15 décembre dernier dans cette affaire, ainsi que l'ancien patron des renseignements généraux Pascal Mailhos. "Ils ont tous deux été les signataires des arrêtés de suspension visant les fonctionnaires injustement accusés. Il leur est notamment reproché de s'être appuyés sur des éléments judiciaires dont ils n'auraient pas dû avoir connaissance", affirme le quotidien. "Aucune mise en examen" n'est envisagée à l'encontre du préfet de police, a précisé son avocat. Le patron de l'IGS, Claude Bard, a également été entendu.
La préfecture de police de Paris annonce dans un communiqué qu'elle "se réserve la possibilité de donner les suites judiciaires appropriées" à l'article reposant selon elle sur des "allégations infondées". "Le fonctionnement et l'impartialité des services de la préfecture de police ainsi que le Préfet de police sont mis en cause", indique le communiqué. "Pour répondre à ces allégations infondées, la préfecture de police usera de son droit de réponse auprès de l'organe de presse concerné", ajoute-t-il.
Yannick Blanc, aujourd'hui directeur adjoint du cabinet du président du conseil régional d'Ile-de-France, le socialiste Jean-Paul Huchon, a souhaité que "le problème" du fonctionnement de l'IGS soit posé. "Qu'on ait essayé de me déstabiliser pour me faire quitter mon poste, c'est dans la carrière d'un haut fonctionnaire. Les accidents de carrière, ça n'a rien d'extraordinaire, et j'ai depuis poursuivi ma vie professionnelle", a-t-il témoigné sur France Info. Il a précisé que deux des fonctionnaires injustement mis en cause, selon lui, étaient toujours suspendus. "Lorsqu'on s'aperçoit progressivement que, dans un service qui est chargé de faire respecter la loi par la police, et de faire respecter la déontologie de la police nationale, toutes les règles sont assez systématiquement violées, il y a un problème qu'il faut poser", a dit Yannick Blanc. "Il faut, si ces informations sont prouvées, que la justice soit impitoyable", a déclaré François Bayrou sur France Info.
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