© AFP PHOTO MICHEL GANGNE Fermer les yeux et attendre que ça passe. La validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur par le Conseil constitutionnel en octobre 1995 a été "une belle entourloupe" explique Jacques Robert, ancien membre du Conseil, dans un entretien jeudi au Parisien/Aujourd'hui en France. "Mon impression, c'est que Roland Dumas (président du Conseil à l'époque), Jacques Chirac et Edouard Balladur se tenaient à l'époque par la barbichette. Et que nous avons servi de caution à une belle entourloupe", avoue cet ancien professeur de droit, président honoraire de l'université Panthéon-Assas, aujourd'hui âgé de 83 ans. "Les comptes du candidat Balladur accusaient 10 millions de francs de recettes d'origine inconnue. Ils étaient donc irréguliers", se souvient l'ancien Sage, qui précise que l'ancien Premier ministre n'a jamais répondu aux demandes d'explications des trois conseillers rapporteurs.
La campagne de 1995 financée dans le "respect de la législation", dit Balladur
L'ancien premier ministre réaffirme lundi dans Le figaro que les comptes de sa campagne présidentielle en 1995 a été "validés par le Conseil constitutionnel".
Publié le 21/11/2011
Les mauvais comptes (de campagne) d'Edouard Balladur
Lors de la présidentielle de 1995, les comptes du candidat Balladur ont été sous-évalués de plus de 13 millions de francs, révèlent des documents saisis par la police dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de corruption en marge d'une vente de sous-marins au Pakistan.
Publié le 08/12/2010
Karachi : Balladur nie avoir "été informé" de commissions
Le Journal du Dimanche s'est procuré un PV de l'audition d'Edouard Balladur en avril devant la mission parlementaire enquêtant sur l'attentat de Karachi. L'ancien premier ministre y dément à nouveau avoir financé sa campagne pour la présidentielle de 1995 de manière illégale.
Publié le 27/11/2010
Attentat de Karachi : Balladur entendu par la mission parlementaire
Cette audition, réclamée par l'ancien Premier ministre après la parution d'articles le mettant en cause, a clos mercredi les travaux de la mission d'information de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale sur l'attentat de Karachi.
Publié le 28/04/2010
Rétrocommission : Edouard Balladur nie, Libération persiste
L'ex-Premier ministre s'est défendu lundi, face aux accusations de Libération sur les financements occultes de sa campagne présidentielle de 1995. Le quotidien maintient ses révélations et lui répond mardi.
Publié le 27/04/2010
Pasqua charge Chirac, Mitterrand, Balladur et Juppé
L'ex-ministre de l'Intérieur assure que les présidents et leurs premiers ministres "étaient forcément au courant" des ventes d'armes à l'Angola.
Publié le 28/10/2009
Financement de la campagne de Balladur : un dossier complexe
Deux proches de Nicolas Sarkozy ont été mis en examen dans le volet financier de l'affaire de Karachi. En toile de fond de cette affaire, le financement de la campagne de Balladur de 1995, dont le conseil constitutionnel avait demandé le rejet.
Publié le 22/09/2011
Questions sur le financement de la campagne Balladur
Selon Libération, la campagne présidentielle d'Edouard Balladur de 1995 aurait bénéficié de commissions versées sur un contrat de vente de sous-marins au Pakistan. Contrat auquel s'intéresse l'enquête sur l'attentat de Karachi de 2002.
Publié le 26/04/2010
Cette "entourloupe", Jacques Robert l'avait déjà dénoncée le 22 septembre dernier dans le cadre d'une enquête diffusée au journal de 20 heures de TF1. Il affirmait alors, sans détour, avoir dû manipuler les chiffres. "Combien y-a-t-il de participants à un meeting, combien y-a-t-il de repas exacts ? On peut toujours augmenter ou diminuer pour faire en sorte qu'un compte, irrégulier au départ, devienne régulier". Interrogé par TF1 à l'époque, Roland Dumas, l'ancien président du Conseil constitutionnel confirmait également avoir modifié les comptes de campagne d'Edouard Balladur : "On a validé. Si on avait annulé l'élection, les deux candidats n'auraient pas pu décemment se représenter. C'était la République sans tête", avançait-il.
Les rapporteurs auraient donc, à la demande de ce dernier, revu leur copie jusqu'à "présenter des comptes exacts... à 1 franc près", précise aujourd'hui dans le Parisien jacques Robert, qui raconte que les membres du Conseil "se sont séparés, sans un mot, avec le sentiment que la raison d'Etat l'avait emporté sur le droit". (Cliquez ci-dessous pour revoir l'enquête de TF1, diffusée le 22 septembre 2011).
Le juge Van Ryumbeke enquête actuellement pour savoir si des commissions versées en marge de contrats d'armement conclus en 1994 avec le Pakistan (sous-marins Agosta) et l'Arabie saoudite (frégates Sawari II), ont donné lieu à des rétrocommissions qui auraient financé illégalement la campagne présidentielle d'Edouard Balladur et si ce dernier s'est enrichi personnellement. A plusieurs reprises, l'ex-Premier ministre (1993-1995) a affirmé que sa campagne de 1995 avait été "financée dans le respect de la législation en vigueur".
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