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Yvelines: une caissière licenciée pour une erreur de virgule


le 10 janvier 2013 à 20h35 , mis à jour le 11 janvier 2013 à 09h13.
Temps de lecture
3min
Une caisse de supermarché

Une caisse de supermarché / Crédits : TF1/LCI

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JusticeUne hôtesse de caisse a réclamé jeudi devant la justice que son licenciement, prononcé en mai après une erreur de virgule au moment de traiter le bon de réduction d'une cliente, soit déclaré "sans cause réelle et sérieuse.

Une hôtesse de caisse a réclamé jeudi devant la justice que son licenciement, prononcé en mai, soit déclaré "sans cause réelle et sérieuse", a indiqué son avocat. La cause : une erreur de virgule au moment de traiter le bon de réduction d'une cliente. Le conseil des prud'hommes de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines, doit rendre sa décision le 7 mars, a précisé Me Christophe Bastiani.

Les faits remontent au 26 mars 2012, quand la caissière du Simply Market de Saint-Germain enregistre un bon de réduction de 0,60 euro présenté par une cliente. La virgule mal placée fait alors bénéficier la cliente d'une réduction de 60 euros, selon l'avocat, confirmant une information du Parisien.

"Toutes les hôtesses de caisse font des erreurs"

A la suite de cette erreur de caisse, l'employée, qui travaillait depuis 12 ans dans ce supermarché et qui bénéficiait du statut de salariée handicapée, a été mise à pied et licenciée pour "faute grave" le 9 mai. La direction du groupe Simply Market n'a pas pu être jointe dans l'immédiat. "Toutes les hôtesses de caisse font des erreurs", a relevé Me Bastiani. "Elle a dit lors de son entretien préalable au licenciement que l'erreur est humaine et ça, ils ne l'ont pas supporté", a ajouté l'avocat, dénonçant un précédent avertissement donné en 2008 à cette employée discrète pour une différence de caisse de "3 euros". 

Me Bastiani a assuré que la cliente qui avait présenté le bon de réduction à l'origine de l'erreur "était prête à rembourser". "Cette cliente fidèle était catastrophée que quelqu'un puisse être licencié pour cela", a-t-il déploré. La salariée, qui est toujours en recherche d'emploi, a notamment réclamé à son ancien employeur 40.000 euros de dommages et intérêts.

Commenter cet article

  • fiduce : Je propose de lui accorder 80 000 euros d'indemnités en première instance.

    Le 25/01/2013 à 04h42
  • jpaaval : Je suis de droite et ne suis pas d'accord sur ce licenciement tres abusif!!!!etre de droite ne veut pas dire riche ,mais moins naif que vous c'est sur!!!

    Le 24/01/2013 à 19h17
  • kaileeh : Une fois, j'ai passé une partie de la nuit à dérouler des rouleaux de caisse pour trouver une erreur de 50 euros en positif pour un magasin du autre enseigne. J'étais stagiaire. On était 4 sur la même caisse et c'est moi qui ai dû rester et qui me suis fait fusiller. Juste pour sire que je ne suis pas étonnée par cet article.

    Le 24/01/2013 à 12h16
  • grivory : C'est n'importe quoi! si n'y avait pas d'entreprise donc de propriétaires des entreprises ( qui investissent et prennent les risques), il n'y aurait pas d'emploi, pas de richesse... Que marginalement, la machine s'enraye et que certain patron entament des procédures abusives n'a rien à voir là-dedans. Mais vous qui êtes si fort, que pensez vous des congés maternité à rallonge, des certificat médicaux de complaisance, des employés qui se serve dans les fournitures de leur boite à la rentrée des classe, j'en passe et des meilleures...

    Le 22/01/2013 à 09h46
  • grivory : Ce n'est pas parce qu'on est de droite qu'on considère que l'employeur a systématiquement raison. En l'espèce, si cette salariée avait commis des erreurs graves et répétée, qui plus est au profit de proches, je pense que ça aurait constitué un faute grave. En l'occurence, ce n'est pas le cas. Par ailleurs je pense que le magasin pourrait informatique intaller un système de vigilance (un différence de 3? est difficile à voir, une de 60? est plus évidente) pour éviter ce genre d'erreur.

    Le 22/01/2013 à 09h40
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