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Marseille : la BAC nord de jour dissoute, les policiers suspendus


le 06 octobre 2012 à 07h25 , mis à jour le 06 octobre 2012 à 20h42.
Temps de lecture
3min
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JusticeLe ministère de l'Intérieur a annoncé vendredi la suspension immédiate des policiers mis en cause dans l'affaire de la BAC Nord de Marseille, et la dissolution de l'équipe de jour de ce service.
Soupçonnés d'avoir volé et extorqué de l'argent et de la drogue à des  dealers, sept policiers de la Bac du Nord de Marseille, ont été écroués et cinq  autres placés sous contrôle judiciaire après leur mise en examen. Ils  appartiennent tous à l'équipe de jour de ce service de 70 personnes. "Les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont d'une exceptionnelle gravité" et "s'ils sont avérés", ils "portent atteinte à l'honneur et à la probité dont doivent être porteurs celles et ceux qui assurent la sécurité de  nos concitoyens", explique l'Intérieur. "Le directeur général de la police nationale a immédiatement suspendu les  policiers mis en cause. Le ministre de l'Intérieur (Manuel Valls) a décidé de  dissoudre la BAC de jour de la division de police nord de Marseille", selon le  texte.
 
Manuel Valls "a demandé au préfet de police, dès le premier jour, de tout faire pour assurer la sécurité des habitants des quartiers nord de Marseille". "Une nouvelle structure sera proposée concernant la réorganisation des BAC sur Marseille. Les méthodes et les moyens de sécurisation et de lutte contre la délinquance seront revus", selon l'Intérieur qui rappelle que Manuel Valls se  rendra vendredi 12 octobre à Marseille. "En dépit d'une ampleur que nul ne conteste, cette affaire ne doit pas  conduire à jeter le discrédit sur l'ensemble des 7.000 policiers du département  des Bouches-du-Rhône", souhaite le ministère. "La situation que connaît Marseille, et notamment ses quartiers nord, exige  leur complète mobilisation", conclut l'Intérieur. "Le ministre de l'Intérieur  tient à leur faire part de sa confiance et de son soutien." (Lire notre article au sujet des déclarations de Manuel Valls)
"Eléments accablants"
Plus tôt dans la journée, le procureur de la République de Marseille avait indiqué être en possession d'"éléments accablants". Il a également déclaré qu'"un système organisé de vol, de racket, de trafic de drogue" gangrenait la brigade anti-criminalité (Bac) "jour" du nord de Marseille. (Lire et voir : Bac de marseille : une "gangrène a touché ce service") La justice a notamment en sa possession des enregistrements téléphoniques de conversations entre les policiers de la Bac enregistrées dans leurs voitures de service par les enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) entre mai et septembre. Selon le procureur, ces enregistrements révèlent que les policiers auraient récupéré de la drogue sur les dealers au cours de perquisitions illégales et se seraient partagé de l'argent liquide et des stupéfiants saisis lors de ces perquisitions.

Cette affaire est la plus grave touchant la police française depuis la révocation de Michel Neyret, le numéro deux de la Police judiciaire lyonnaise, mis en examen et incarcéré il y a un an pour ses liens avec le milieu lyonnais. Il a été révoqué par le ministre de l'Intérieur.

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  • Doudou : Mais quelle honte !!!

    Le 06/10/2012 à 16h54
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