Le procureur du Tribunal aux armées de Paris a requis un non-lieu pour le général Henri Poncet et le renvoi en procès de quatre militaires dans l'enquête sur le meurtre de l'Ivoirien Firmin Mahé, mort étouffé en 2005 dans un blindé français en Côte d'Ivoire, a indiqué mardi une source judiciaire. Dans cette affaire qui avait ébranlé l'armée française, cinq militaires ont été mis en examen pour homicide volontaire ou complicité, dont le général Poncet, à l'époque commandant de la force Licorne, le dispositif militaire déployé en Côte d'Ivoire entre les troupes loyalistes fidèles au président Laurent Gbagbo et celles de la rébellion.
Meurtre de Firmin Mahé : 4 soldats français renvoyés devant le tribunal
Rebondissement dans l'affaire de cet Ivoirien étouffé dans un blindé français en 2005: une juge du tribunal aux armées de Paris a renvoyé devant les assises quatre militaires français, dont un colonel, mais pas le général Poncet.
Publié le 22/07/2010
Le meurtrier présumé de Firmin Mahé libéré
L'adjudant-chef Guy Raugel, poursuivi pour homicide volontaire d'un Ivoirien, mort étouffé dans un blindé de l'armée française, a été remis en liberté lundi. Devant le juge, il avait dit avoir agit sur ordre implicite de sa hiérarchie.
Publié le 19/06/2006
Firmin Mahé, un "citoyen ivoirien ordinaire" ?
Et si l'ivoirien Firmin Mahé, tué le 13 mai 2005 par des militaires français, n'était pas le bandit "coupeur de route" recherché par l'armée ? Dans un entretien accordé à tf1.fr, l'avocat de sa famille, maître Fabien Ndoumou, dénonce une erreur sur la personne, parle de "tortures" avant la mort, et s'inquiète de l'impartialité de la justice française.
Publié le 23/12/2005
Affaire Mahé : un homonyme sème le doute
A mesure que l'enquête sur l'affaire Firmin Mahé avance, des doutes apparaissent sur la véritable identité de ce civil ivoirien mort étouffé par des militaires français. Michèle Alliot-Marie a déclaré mercredi n'avoir "aucune information" sur une éventuelle confusion entre deux Mahé, précisant : "il y a une enquête, qui dira ce qu'il en est".
Publié le 21/12/2005
Dans ses réquisitions rendues le 17 mai, le procureur du TAP, Alexandra Onfray, a considéré que le général Poncet devait bénéficier d'un non-lieu. Elle s'est en revanche prononcée pour le renvoi en assises de son adjoint, le colonel Eric Burgaud, mis en examen pour complicité d'homicide volontaire, et des trois soldats qui se trouvaient à bord du véhicule blindé léger (VBL). Le procureur a toutefois requis une requalification en "non assistance à personne en danger" des charges retenues contre le conducteur du véhicule, le brigadier Lianrifou Ben Youssouf et contre le brigadier Johannes Schnier, soupçonné d'avoir maintenu le "coupeur de route" présumé lorsqu'il a été étouffé. Il revient maintenant au juge d'instruction Florence Michon de suivre ou non les réquisitions du parquet et de délivrer une ordonnance de mise en accusation devant la cour d'assises. Le tribunal aux armées de Paris (TAP) est compétent pour les crimes et délits commis par ou contre des soldats français à l'étranger.
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Meurtre de Firmin Mahé : 4 soldats français renvoyés devant le tribunal
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