Portrait du petit Valentin. © TF1/LCI
Assassinat de Valentin : perpétuité pour Moitoiret
Stéphane Moitoiret a été condamné jeudi à la perpétuité par la cour d'assises de l'Ain pour l'assassinat en 2008 du petit Valentin, et sa compagne Noëlla Hégo à une peine de 18 ans de prison.
Publié le 15/12/2011
Assassinat de Valentin : "deux grands dingues dignes de l'asile"
Un expert psychiatre qui a examiné Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo, jugés pour l'assassinat du petit Valentin, s'est vivement élevé vendredi contre la tenue du procès de "deux grands dingues dignes de l'asile".
Publié le 09/12/2011
Assassinat de Valentin : la tentative d'enlèvement d'un autre Valentin examinée
La cour d'assises de l'Ain, devant laquelle sont jugés depuis lundi Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo pour l'assassinat en 2008 de Valentin Crémault, 10 ans, s'est penchée jeudi sur leur tentative d'enlèvement d'un autre jeune Valentin, en 2006.
Publié le 08/12/2011
Une marche silencieuse en mémoire du petit Valentin
Il y a un an, Valentin, 11 ans, était retrouvé mort, affreusement mutilé dans le village de Lagnieu. Il avait reçu 44 coups de couteau.
Publié le 26/07/2009
"Je veux que la mort de Valentin soit un exemple"
Un collège d'experts, saisi dans l'enquête sur le meurtre du petit Valentin Crémault, 11 ans, a estimé que le meurtrier présumé était irresponsable.
Publié le 27/05/2009
Le meurtrier présumé de Valentin sera-t-il jugé ?
Les experts psychiatres qui ont examiné Stéphane Moitoiret sont partagés quant à sa responsabilité pénale. Valentin, 11 ans, a été tué de quarante coups de couteau le 28 juillet à Lagnieu.
Publié le 14/10/2008
Le meurtrier présumé de Valentin aurait tenté d'enlever un autre enfant
Le parquet de Bourg-en-Bresse a été saisi mercredi d'une enquête visant Stéphane Moitoiret, le principal suspect dans le meurtre du petit Valentin.
Publié le 11/09/2008
Vive émotion aux obsèques de Valentin
Plusieurs centaines de personnes ont assisté mardi à Hières-sur-Amby à l'enterrement de Valentin, 11 ans, tué d'une quarantaine de coups de couteau.
Publié le 05/08/2008
Valentin : les suspects, "marginaux" et "psychopathes"
Stéphane, 39 ans, et Noella, 48 ans, recherchés dans l'enquête sur le meurtre du petit Valentin, sont sous les verrous depuis dimanche après-midi.
Publié le 03/08/2008
Détenu dans une unité psychiatrique, Moitoiret est jugé pour assassinat avec actes de tortures et de barbarie sur l'enfant de 10 ans, tandis que sa compagne, âgée de 51 ans, répond de complicité. Valentin, sorti faire du vélo, avait été sauvagement tué de 44 coups de couteau. Ils sont également jugés pour la "tentative d'enlèvement" d'un garçon de 5 ans, également nommé Valentin, en août 2006 dans la Vienne, en qui ils disaient voir "l'élu".
D'une voix pâteuse, Noëlla Hégo, qui se faisait appeler ‘Sa Majesté' ou ‘Son Excellence', a répété à l'audience comment, la nuit du 29 juillet 2008, après une dispute entre eux, Moitoiret était rentré à la cure où ils étaient hébergés, le T-shirt taché de sang et des coupures au doigt. "Il m'a dit ‘j'ai attaqué un enfant dans la rue, j'étais comme hypnotisé'", a déclaré l'accusée, ses longs cheveux bruns tombant sur ses joues. "Je lui ai dit ‘je suis pas d'accord avec ce que tu as fait et je ne t'aiderai pas'", a poursuivi l'accusée, avançant l'idée que Moitoiret avait ainsi voulu "se venger" d'elle car elle voulait le quitter. "Il a mis ses affaires (maculées de sang, ndlr) dans un sac plastique et moi j'ai pas aidé du tout", a-t-elle encore dit.
La responsabilité pénale de Moitoiret au centre du procès
Ses vêtements découverts par les enquêteurs sur les indications de Mme Hégo, ainsi que l'ADN retrouvé sur la scène de crime, avaient permis de confondre Moitoiret, interpellé avec sa compagne cinq jours après le drame. Après une matinée consacrée à la lecture de la mise en accusation, durant laquelle les deux accusés sont restés prostrés, la cour a examiné leurs étranges personnalités. Et comment depuis leur rencontre dans un café en 1987, alors que Moitoiret n'avait que 18 ans, ils étaient "partis sur les routes" de France ou d'Italie à pied, en stop ou à vélo pour des "missions divines" pendant plus de 20 ans. Selon les psychiatres, cette rencontre a été le départ de leurs "délires mystiques" et de l'emprise de Noëlla sur lui. "Je cherchais des hébergements", murmure Moitoiret, que "Sa Majesté" Noëlla appelait son "secrétaire" et qui reconnaît "avoir eu le coup de foudre pour elle". Noëlla Hégo pour sa part invoque un "droit divin" et un "cadeau de Dieu", qui font qu'elle se fait appeler "Sa Majesté".
La mère de Moitoiret a exprimé sa compassion vis-à-vis des parents de la victime : "je comprends très bien ce qu'ils ressentent, je partage leur douleur, tout en sachant qu'ils se trompent sur l'état de santé de Stéphane", a-t-elle déclaré, évoquant sa "schizophrénie". La responsabilité pénale de Moitoiret sera en effet au centre de ce procès, vendredi et lundi prochains, les experts psychiatriques divergeant sur sa santé mentale : quatre d'entre eux ont en effet conclu à l'"abolition totale" de son discernement, entraînant une "irresponsabilité pénale" empêchant toute condamnation, tandis que six autres évoquent seulement une "altération" de son discernement.
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