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Mort de Valentin : Stéphane Moitoiret mutique devant les assises


le 05 décembre 2011 à 19h19 , mis à jour le 05 décembre 2011 à 23h02.
Temps de lecture
4min
Portrait du petit Valentin.

Portrait du petit Valentin. / Crédits : TF1/LCI

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JusticeDétenu dans une unité psychiatrique, Stéphane Moitoiret est jugé pour assassinat avec actes de tortures et de barbarie sur Valentin, 10 ans sauvagement tué de 44 coups de couteau en juillet 2008, tandis que sa compagne, âgée de 51 ans, répond de complicité.

Stéphane Moitoiret est resté quasi mutique, campant sur ses dénégations, lundi devant les assises de l'Ain où il comparaît pour l'assassinat du petit Valentin, à Lagnieu en juillet 2008, tandis que sa compagne, Noëlla Hégo, s'est efforcée de minimiser son emprise sur lui. Vêtu d'un sweat marine, le regard fixe et apeuré, et la tête dans les épaules, ce marginal de 42 ans a répondu par bribes et d'une voix inaudible au président de la cour qui l'interroge sur ce meurtre et sur les accusations de Noëlla Hégo.
 
Détenu dans une unité psychiatrique, Moitoiret est jugé pour assassinat avec actes de tortures et de barbarie sur l'enfant de 10 ans, tandis que sa compagne, âgée de 51 ans, répond de complicité. Valentin, sorti faire du vélo, avait été sauvagement tué de 44 coups de couteau. Ils sont également jugés pour la "tentative d'enlèvement" d'un garçon de 5 ans, également nommé Valentin, en août 2006 dans la Vienne, en qui ils disaient voir "l'élu".
 
D'une voix pâteuse, Noëlla Hégo, qui se faisait appeler ‘Sa Majesté' ou ‘Son Excellence', a répété à l'audience comment, la nuit du 29 juillet 2008, après une dispute entre eux, Moitoiret était rentré à la cure où ils étaient hébergés, le T-shirt taché de sang et des coupures au doigt. "Il m'a dit ‘j'ai attaqué un enfant dans la rue, j'étais comme hypnotisé'", a déclaré l'accusée, ses longs cheveux bruns tombant sur ses joues. "Je lui ai dit ‘je suis pas d'accord avec ce que tu as fait et je ne t'aiderai pas'", a poursuivi l'accusée, avançant l'idée que Moitoiret avait ainsi voulu "se venger" d'elle car elle voulait le quitter. "Il a mis ses affaires (maculées de sang, ndlr) dans un sac plastique et moi j'ai pas aidé du tout", a-t-elle encore dit.
 
La responsabilité pénale de Moitoiret au centre du procès
 
Ses vêtements découverts par les enquêteurs sur les indications de Mme Hégo, ainsi que l'ADN retrouvé sur la scène de crime, avaient permis de confondre Moitoiret, interpellé avec sa compagne cinq jours après le drame.   Après une matinée consacrée à la lecture de la mise en accusation, durant laquelle les deux accusés sont restés prostrés, la cour a examiné leurs étranges personnalités. Et comment depuis leur rencontre dans un café en 1987, alors que Moitoiret n'avait que 18 ans, ils étaient "partis sur les routes" de France ou d'Italie à pied, en stop ou à vélo pour des "missions divines" pendant plus de 20 ans. Selon les psychiatres, cette rencontre a été le départ de leurs "délires mystiques" et de l'emprise de Noëlla sur lui. "Je cherchais des hébergements", murmure Moitoiret, que "Sa Majesté" Noëlla appelait son "secrétaire" et qui reconnaît "avoir eu le coup de foudre pour elle". Noëlla Hégo pour sa part invoque un "droit divin" et un "cadeau de Dieu", qui font qu'elle se fait appeler "Sa Majesté".
 
La mère de Moitoiret a exprimé sa compassion vis-à-vis des parents de la victime : "je comprends très bien ce qu'ils ressentent, je partage leur douleur, tout en sachant qu'ils se trompent sur l'état de santé de Stéphane", a-t-elle déclaré, évoquant sa "schizophrénie". La responsabilité pénale de Moitoiret sera en effet au centre de ce procès, vendredi et lundi prochains, les experts psychiatriques divergeant sur sa santé mentale : quatre d'entre eux ont en effet conclu à l'"abolition totale" de son discernement, entraînant une "irresponsabilité pénale" empêchant toute condamnation, tandis que six autres évoquent seulement une "altération" de son discernement.  

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  • totof42 : C'est horrible, je n'imagine même pas la scène... Pauvre gosse, s'acharner de la sorte sur un être sans défense, qui n'a qu'une envie rire, s'amuser.. comment peut on trouver des circonstances atténuantes!! C'est inadmissible... Comme vivre, après cela!! Comme je suis souvent censuré dans mes propos, je n'irais pas plus loin, mais je crois qu'il y a, ici, vraiment, quelquechose qui ne tourne pas rond, mais du tout!!!

    Le 06/12/2011 à 14h16
  • juigne11 : Les avocats leur apprennent bien la leçon, ne rien dire pour se faire passer pour fou. Le jour où les parents des victimes feront justice eux mêmes, les avocats changeront de version.

    Le 06/12/2011 à 11h35
  • 732..poitier : Pourvu qu'il soit condamné....la folie passagère, excuse trop facile....

    Le 06/12/2011 à 10h50
  • was : Desole pour la maman

    Le 06/12/2011 à 09h09
  • seringa21 : Quel beau petit garçon. Je suis remplie de tristesse pour sa maman obligée de revivre ce calvaire.

    Le 05/12/2011 à 20h51
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