© AFP9h00 : Dominique de Villepin d'un côté, Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud de l'autre, les trois protagonistes de l'affaire de dénonciation calomnieuse Clearstream ont repris place sur les bancs de la cour d'appel de Paris.
Clearstream : "votre robe, ce n'est pas le tablier de boucher"
Les trois avocats de Dominique de Villepin ont demandé mercredi à la cour d'appel de Paris de prononcer à l'égard de leur client "une relaxe franche et sans équivoque".
Publié le 25/05/2011
Clearstream : la défense de Villepin à la manoeuvre
Après le réquisitoire de lundi, qui avait suscité l'ire de Dominique de Villepin, place à la défense : les avocats de l'ancien Premier ministre vont tenter de démonter les accusations qui pèsent contre leur client.
Publié le 25/05/2011
Clearstream : sa condamnation requise, Villepin accuse
Le parquet général de la cour d'appel de Paris a demandé lundi 15 mois de prison avec sursis contre Dominique de Villepin pour complicité de dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream. L'ex-Premier ministre, relaxé en première instance, a aussitôt critiqué un parquet sous l'autorité de Nicolas Sarkozy.
Publié le 23/05/2011
Clearstream: l'heure du réquisitoire sonne pour Villepin
Après trois semaines de procès, l'accusation va prendre la parole lundi pour demander à la cour d'appel de Paris de condamner Dominique de Villepin qui, selon elle, s'est rendu complice de dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream.
Publié le 23/05/2011
"Quelqu'un d'autre ici sait comment fonctionnent les renseignements"
<b>Sur place - </b>Auditionné comme témoin par la cour d'appel de Paris, le général Rondot est revenu mercredi matin sur les raisons pour lesquelles il a rédigé ses fameuses notes sur l'affaire Clearstream et n'a pas manqué d'adresser, au cours de son monologue, une première pique à Dominique de Villepin.
Publié le 11/05/2011
Clearstream : Villepin à l'épreuve du général Rondot
<b>TF1 News, en direct du procès Clearstream - </b>Suivez, minute par minute, le procès en appel de l'affaire Clearstream avec notre envoyée spéciale. La journée de mercredi est essentiellement consacrée à l'audition très attendue du général Philippe Rondot.
Publié le 11/05/2011
Clearstream : "Cette affaire, c'est un cauchemar"
<b> Sur place -</b> L'audience de lundi matin était notamment consacrée à l'audition de l'épouse d'Imad Lahoud. Cette dernière a confirmé devant la cour d'appel de Paris que Dominique de Villepin avait demandé à ce que le manuscrit de son mari sur l'affaire Clearstream soit modifié pour ne pas le mettre en difficulté. TF1 News était présent.
Publié le 09/05/2011
Quand ben Laden s'invite au procès Clearstream
Dominique de Villepin a jugé jeudi qu'Oussama ben Laden était indirectement à l'origine de l'affaire Clearstream, lors de la troisième audience du procès en appel de l'affaire. Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud poursuivent quant à eux leur charge contre l'ex-Premier ministre.
Publié le 05/05/2011
Imad Lahoud : "Je n'ai ajouté qu'un seul nom, Nagy et Bocsa"
Le mathématicien Imad Lahoud a assuré mercredi devant la cour d'appel de Paris n'avoir ajouté qu'un seul nom sur les listings Clearstream, celui de Nicolas Sarkozy.
Publié le 04/05/2011
Clearstream : le procès en appel s'ouvre dans un climat apaisé
Le procès en appel de l'affaire Clearstream s'est ouvert lundi à Paris, avec en prévenu vedette Dominique de Villepin. La Cour aura quatre semaines pour notamment tenter de déterminer à partir de quand l'ex-Premier ministre a su que les listings étaient faux.
Publié le 02/05/2011
9h15 : L'audience est ouverte par la présidente de la cour, Christiane Beauquis. La matinée débute avec la poursuite de l'examen des faits. Imad Lahoud est le premier à prendre la parole et, comme lors de la première semaine d'audience, il réaffirme ce lundi qu'il n'a inséré que les deux patronymes de Nicolas Sarkozy, Nagy et Bocsa, dans les fameux faux fichiers de comptes bancaires de la société de compensation Clearstream. "Les autres, je ne sais pas qui les a insérés". Il affirme que depuis le mois de février 2004, Jean-Louis Gergorin se faisait "assez insistant pour que j'écrive des noms sur le listing. J'ai toujours refusé". L'informaticien revient alors sur la façon dont la manipulation s'est faite. "Je me rends chez Jean-Louis Gergorin à Montmorency. On va ensemble au ministère de l'intérieur dans le bureau d'Yves Bertrand (ndlr : ex-patron du renseignement intérieur), j'ajoute les patronymes Nagy et Bocsa sur une dizaine de colonnes. Je ne sais pas encore pourquoi aujourd'hui, mais voilà la mise en scène qui a été faite pour cela".
9h25 : Invité à s'exprimer sur ce déroulement de la falsification des fichiers au sein même du ministère de l'Intérieur, l'ex-patron d'EADS, Jean-Louis Gergorin, conteste fermement : "cette scène est totalement fantasmagorique !".
9h45 : "Vous êtes rudement culotté d'aller au ministère de l'Intérieur pour changer les listings", lance la Cour à Imad Lahoud, rappelant qu'à cette époque le ministre en place n'est autre que... Nicolas Sarkozy. "Je ne me posais pas autant de questions que je ne m'en posais à EADS à l'époque", répond l'intéressé, ajoutant : "Je sais que c'est bizarre, que c'est invraisembable". "Et je crois que c'est vraiment pour cela que Jean-Louis Gergorin a choisi ce lieu, pour que je ne me pose pas de question", insiste le mathématicien. "Et Sarkozy n'est pas passé ?", lance un avocat de la défense, suscitant des rires. Même question du ministère public qui ajoute : "Ne vous moquez-vous pas de la cour ?"."-Non Madame la présidente. Au début, j'ai menti. On peut toujours refuser de mentir mais j'ai eu la faiblesse de ne pas le faire. Je m'en excuse encore aujourd'hui mais je ne veux pas endosser la responsabilité de ce que je n'ai pas fait".
9h48 : Jambes croisées, mains posées sur ses genoux, Dominique de Villepin observe silencieux ses co-prévenus se contredire.
10h15 : Maître Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin, va sur le terrain des "amis" d'Imad Lahoud. "Entre février 2004 et juillet 2005, vous avez dîné 15 fois avec François Pérol (ndlr : ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée) , 8 fois avec M. Perpère, conseiller de Raffarin et 11 fois avec M. Arnaud Tessier, inspecteur général au ministère de l'Intérieur. Soit une trentaine de rencontres avec des proches du pouvoir..." "C'étaient des amis de ma femme, on se voyait souvent, ils n'ont rien à voir là-dedans, il faut arrêter de déformer les choses", répond Lahoud. "Quand j'ai des amis, je connais les fonctions qu'ils occupent", lui répond Me Metzner. "Vous êtes vous, je suis moi et c'est tant mieux comme ça ! répond, énervé, l'informaticien. Je ne m'intéresse pas à leurs fonctions. Ce sont des amis très proches, très proches", insiste-t-il. "Nathalie Kosciusco-Morizet est aussi votre amie", lui lance Metzner, qui lui reproche de n'avoir que des amis très hauts placés. "Nathalie est une amie, elle m'a soutenu quand c'était difficile, elle est très fière de mon parcours".
10h25 : La présidente relève : "Si vous aviez tellement d'amis haut placés, vous n'aviez pas besoin de Jean-Louis Gergorin, vous n'aviez pas de raison d'avoir peur de lui, de vous faire tordre le bras ?" Réponse d'Imad Lahoud : "C'est lui qui m'a tendu la main à ma sortie de prison (ndlr : Imad Lahoud a été condamné pour escroquerie) et qui m'a installé dans un cadre", répond l'intéressé. "Il m'a sorti des ennuis, il m'a fait recruter chez EADS, il m'a mis en contact avec les services de renseignements. J'étais impressionné par Gergorin".
10h38 : Me Hervé Temime, avocat de Gergorin, revient à la charge sur cette fameuse rencontre au ministère de l'Intérieur. "Lors de cette réunion vers la fin mars au ministère de l'intérieur, dans quel ordinateur avez-vous introduit les deux noms ?" "Un ordinateur portable." "Vous n'aviez donc pas besoin de le faire là-bas ?" "Non, je l'ai déjà dit." "Vous n'avez donc servi que de dactylographe à Gergorin et Bertrand était une espèce de grand témoin ?" "Je décris la scène telle qu'elle a eu lieu", répond Imad Lahoud.
10h45 : Jean-Lous Gergorin s'avance à la barre. La présidente veut savoir comment il a pu croire que ces fichiers étaient vrais : "Je considérais ma source comme crédible. J'étais égaré, je croyais à cet univers, il y avait eu plus de 9.000 transactions entre janvier et avril 2004. A cette époque quand un feu était orange, je pensais qu'il était vert et non rouge". Et de dire un peu plus tard : "Je n'arrivais pas à croire que Imad Lahoud puisse me tromper", ajoutant : "le général Rondot non plus n'avait pas de doute sur sa loyauté". A la question de savoir si un seul homme aurait pu modifier tous les fichiers, il répond : "J'ai posé la question sur le fichier qui m'a le plus impressionné et qui m'a été remis le 8 avril 2004 par Imad Lahoud avec plus de 8.000 transactions (...). L'expertise, 7 mois plus tard, a montré que toutes ces transactions avaient eu lieu en 2001. L'expert m'a dit, c'est fastidieux, mais moi j'y arriverai en quelques heures". "Contrairement à ce qui était dit en première instance, il vous dit 'j'ai consulté un expert qui dit que c'est facile'. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait à l'époque ?", s'interroge Imad Lahoud.
11h20 : la présidente de la Cour annonce une suspension d'audience. A la reprise, ce sera au tour d'Anne-Gabrielle Heilbronner, l'épouse de l'informaticien, d'être entendue. Dans un courrier adressé à la cour à l'ouverture du procès et diffusé dans la presse, l'énarque et ancienne inspectrice des Finances assure avoir remis en 2007 le manuscrit de son époux, Un coupable idéal, à Philippe Faure, alors secrétaire général du Quai d'Orsay, afin qu'il le remette à Dominique de Villepin qui avait souhaité le lire. Elle l'aurait ensuite récupéré avec pour consigne à son mari d'en modifier deux passages, embarrassants pour l'ancien Premier ministre.
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Clearstream : "votre robe, ce n'est pas le tablier de boucher"
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