Nouveau-né enlevé à Orthez : la ravisseuse écope de deux ans ferme

Par A.Gu., le 13 décembre 2011 à 10h47 , mis à jour le 13 décembre 2011 à 11h09

Une femme qui avait enlevé en 2008 un nourrisson à la maternité d'Orthez, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été condamnée lundi soir à quatre ans de prison dont deux ferme et à un suivi socio-judiciaire de trois ans.

Un nouveau-né à la maternité de MontfermeilUn nouveau-né à la maternité de Montfermeil © LCI

Il n'avait pas deux jours. Le 9 décembre 2008 un nourrisson était enlevé à l'intérieur d'une chambre d'hôpital de la maternité d'Orthez, dans les  Pyrénées-Atlantiques, alors que la mère était dans la salle de bain. L'alerte enlèvement avait aussitôt été déclenché et le nouveau-né retrouvé sain et sauf, le lendemain matin, à Billère, dans l'appartement de Dominique D., sa ravisseuse. Cette dernière, âgée de 51 ans, a été condamnée lundi soir à quatre ans de prison dont deux ferme et à un suivi socio-judiciaire de trois ans.

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Elle a également été condamnée à payer à la grand-mère, à la mère et au petit Diango, respectivement 5.000, 10.000 et 5.000 euros, mais a pu quitter libre le tribunal. Normalement, la quinquagénaire aurait dû être poursuivie devant une cour d'assises pour enlèvement de mineur de moins de 15 ans, mais avec l'accord de la famille, l'affaire a été renvoyée devant le tribunal correctionnel.

"Une impulsion"

Mariée trois fois et mère de six enfants avec ses deux premiers maris, Dominique D. a indiqué aux enquêteurs qu'elle désirait un enfant avec son troisième mari. Elle avait fait croire à son entourage qu'elle était enceinte et avait même  téléphoné à son mari en lui disant qu'elle avait accouché seule dans la voiture. A l'audience, elle a expliqué être allée voir une "connaissance" et sa fille à la clinique et, en cherchant les toilettes, avoir "obéi à une impulsion" en apercevant l'enfant dans son lit.

Un expert a qualifié toutes ses explications de "roman invérifiable" et le  président du tribunal Marc Magnon a regretté "le déni" dans lequel elle semblait plongée. "Toute ma vie j'aurai à gérer les conséquences de cet acte que vous m'avez imposé", c'est-à-dire la peur d'un nouvel enlèvement, lui a dit la mère de l'enfant, évoquant sa "colère" contre la prévenue, et le père a relevé "la profondeur de (sa) mythomanie". Dominique D. a "demandé pardon" à la mère, en la regardant dans les yeux, en la priant de "l'excuser pour ce qu('elle a) fait".

Par A.Gu. le 13 décembre 2011 à 10:47
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2 Commentaires

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  • gnacman, le 13/12/2011 à 14h51

    Le "déni", ou encore un terme inventé pour éviter des peines plus lourdes !

  • stelmaria0, le 13/12/2011 à 11h40

    Ca m'avait beaucoup choque cette affaire

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