© TF1 News / Steve MarquesLa lettre est arrivée fin juin au bureau du PDG de la RATP Pierre Mongin. Une lettre anonyme au contenu explosif. Selon le Point.fr, l'auteur de la lettre anonyme y dénonce "le comportement de cadres syndicaux qui échangeraient leur soutien au déroulement de carrière d'agents - principalement des femmes - contre des faveurs sexuelles". Un dirigeant de l'Unsa, surnommé "Le Roi", est en particulier visé.
RATP : une prime pour les remplaçants des grévistes ?
D'après certains de ses syndicats, l'entreprise ferroviaire envisagerait d'octroyer 100 euros par mois aux cadres aux commandes des RER et métros les jours de grève.
Publié le 02/09/2011
Scandale sexuel à la RATP ? Deux syndicalistes témoignent
La direction de la RATP a saisi la justice après avoir reçu une lettre anonyme dénonçant des chantages sexuels au sein d'un syndicat de l'entreprise de transports parisiens. La plainte n'a pas de grande chances d'aboutir, un autre syndicat dénonçant une manipulation.
Publié le 25/08/2011
"Dès que nous avons pris connaissance de l'existence de cette lettre anonyme, immédiatement nous avons diligenté une enquête interne, qui est dirigée par Franck Avice, en charge de l'inspection générale à la RATP", a déclaré le porte-parole de la RATP, en précisant que la direction avait "saisi la justice". De son côté, le syndicat Sud-RATP, également destinataire de la lettre anonyme, a déposé plainte contre X, en particulier pour proxénétisme, trafic d'influence, harcèlement moral et sexuel.
"Les victimes n'ont pas porté plainte car elles ont peur"
"Tout le monde était au courant, mais il n'y avait pas de preuves. Les victimes n'ont pas porté plainte parce qu'elles ont peur", a déclaré Olivier Cots, secrétaire de Sud-RATP, à l'AFP. Le responsable assure que l'ex-syndicaliste mis en cause, qui lui a proposé les services d'une prostituée, "a bénéficié pendant des années de la complicité de son syndicat et de la direction".
La personne visée, ainsi que l'un de ses adjoints, a été exclue de l'Unsa le 4 janvier, a précisé de son côté le secrétaire général de l'Unsa RATP, Thierry Babec, auprès de l'AFP. "Cela faisait plusieurs années qu'on avait des soucis d'ordre syndical avec ce monsieur. Beaucoup de choses se disaient mais jamais personne n'était prêt à témoigner", a-t-il dit. Le responsable de l'Unsa a appelé à la "prudence" dans cette affaire, estimant qu'il pourrait s'agir d'une "grosse manipulation syndicale".
"Un courrier aurait été envoyé le 19 août mais il n'est jamais arrivé", a réagi mercredi soir le parquet de Paris qui ne l'a donc pas encore reçu. Cette plainte, avec constitution de partie civile, envoyée au doyen des juges d'instruction, Roger Le loire, est "irrecevable", a constaté le parquet, car aucune plainte simple n'avait été préalablement déposée au parquet comme l'exige la procédure judiciaire. Dans les deux cas "le parquet n'a donc pas de prise sur l'enquête", a-t-il précisé.
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