Perpétuité requise contre David Sagno, son avocat plaide la "démence"

le 23 février 2012 à 13h09 , mis à jour le 23 février 2012 à 17h16

L'avocat général Philippe Courroye a requis, jeudi, la réclusion à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, à l'encontre de cet homme de 37 ans, jugé depuis lundi devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine pour le meurtre de deux femmes en 2001 et 2002 au pont de Neuilly. Son avocat a parlé d'une "pulsion destructrice".

David Sagno lors de son procès devant les assises des Hauts-de-Seine pour les meurtres du Pont de NeuillyDavid Sagno lors de son procès devant les assises des Hauts-de-Seine pour les meurtres du Pont de Neuilly © AFP

La perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. L'avocat général Philippe Courroye a requis, jeudi, la peine maximale à l'encontre de David Sagno, jugé depuis le début de la semaine par la cour d'assises des Hauts-de-Seine pour deux meurtres commis sur le pont de Neuilly. "Seule une très longue peine peut nous assurer qu'il n'y aura pas d'autres fois", a-t-il affirmé dans son réquisitoire.

  • 30 ans de réclusion pour David Sagno

    La cour d'assises des Hauts-de-Seine a condamné, jeudi, cet homme de 37 ans à une peine de 30 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pour l'assassinat de deux femmes en 2001 et 2002 au pont de Neuilly.

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  • Meurtre du Pont de Neuilly : un nouvel accusé face à Marc Machin

    David Sagno, dont les aveux avaient permis d'innocenter Marc Machin, initialement condamné pour l'un des deux meurtres du Pont de Neuilly, comparaît devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine. Il sera confronté mardi à Marc Machin, qui a purgé sept ans de prison avant d'être innocenté.

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  • Meurtres du Pont de Neuilly : Machin et le "chantage" de la police

    Comment Marc Machin en est-il venu à avouer un meurtre qu'il n'avait jamais commis ? Devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine, il a évoqué les pressions policières. Philippe Courroye a montré les errements de l'enquête. Le policier concerné, pour sa part, dit ne plus croire en sa culpabilité.

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  • David Sagno : "à l'époque, j'étais le mal"

    Cet homme de 37 ans est jugé depuis lundi devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine pour le meurtre de feux femmes en 2001 et 2002 au pont de Neuilly. Mercredi, son profil psychologique était étudié.

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  • Meurtres du Pont de Neuilly : Machin a avoué "sous la pression"

    Marc Machin était de retour au tribunal ce mardi, mais en tant que témoin. Un temps accusé de l'un des meurtres du Pont de Neuilly, il est revenu sur son interrogatoire qui l'a conduit a avoué un crime alors qu'il était innocent.

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"Il avait la volonté de faire le mal, il l'a dit au juge d'instruction", a-t-il souligné, évoquant la "dangerosité" et la "froideur" de l'accusé, resté impassible dans son box pendant toute la durée du procès. Autre élément qui l'a incité à demander une telle peine: le caractère "prémédité" du geste, mis en évidence par les traces ADN relevées sur les victimes et sur ses déclarations.

Son avocat parle de "psychose"

Dans la nuit du 3 au 4 mars 2008, David Sagno s'était rendu au commissariat de La Défense (Hauts-de-Seine) pour s'accuser des meurtres de Marie-Agnès Bedot, le 1er mai décembre 2001, et de Maria-Judith Araujo, le 22 mai 2002, commis pont de Neuilly. Si le second meurtre n'avait jamais été élucidé, le premier avait conduit à la condamnation à 18 ans de réclusion de Marc Machin, âgé de 19 ans au moment des faits.

Grâce aux aveux tardifs de David Sagno et à des vérifications génétiques, ce dernier avait bénéficié d'une remise en liberté en avril 2010 par la Cour de révision, qui avait annulé sa condamnation. Il doit être rejugé fin 2012.  Une situation qui a amené Philippe Courroye à s'interroger sur le "fonctionnement du processus judiciaire", en référence aux deux condamnations de Marc Machin, en première instance et en appel, tout en précisant qu'il ne faisait "ni le procès de la police ni de la justice". 

Le procès de David Sagno s'est poursuivi dans l'après-midi. La parole était donnée à la défense pour leurs plaidoiries. Me Bérenger Tourné a ainsi plaidé "la démence" de son client, poussé selon lui par "une pulsion destructrice". "Il était envahi d'une vague délirante qui n'existait plus après les faits", a-t-il expliqué, qualifiant son client de "psychopathe". "Ce prédateur que l'on décrit, c'est le signe de la psychose", a-t-il ajouté, demandant à la cour d'atténuer la peine demandée plus tôt par le ministère public. Le verdict était attendu en fin d'après-midi.

le 23 février 2012 à 13:09
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3 Commentaires

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  • mirkos71, le 23/02/2012 à 19h04

    Pardon de le dire mais il ne prend pas perpétuité mais une peine de 22ans.

  • laforet20111, le 23/02/2012 à 17h32

    Tout a fait d'accord,dans 22 ans il sera fou furieux,ces gens là ne s'ameliorent pas dans le temps.

  • caram14, le 23/02/2012 à 14h47

    Espérons que la peine de sûreté sera prolongée, peu importe par quel moyen, et tant pis pour les légalistes, car 37 ans plus 22 d'emprisonnement, vus ses propos, il aura encore largement le temps de sévir si par malheur il sort de prison.

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