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PIP : nouvelle demande de mise en liberté de Jean-Claude Mas


le 15 juillet 2012 à 09h59 , mis à jour le 15 juillet 2012 à 10h05.
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Jean-Claude Mas après sa mise en examen pour blessures involontaires (27/01/2012)

Jean-Claude Mas après sa mise en examen pour blessures involontaires (27/01/2012) / Crédits : A.F.P. / B. Horvat

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JusticeAlors qu'il vient de voir sa détention prolongée dans le volet financier de l'affaire des prothèses PIP, le fondateur de Poly Implant Prothèse a de nouveau demandé sa remise en liberté. La cour d'appel d'Aix-en-Provence se prononcera à ce sujet mardi.

Premier visé par les procédures lancées à la suite de la découverte du scandale PIP (du nom de Poly Implant Prothèse, cette société spécialisée notamment dans les implants mammaires), Jean-Claude Mas, le patron de l'entreprise qui fut leader international dans son créneau avant d'être mise en liquidation, est incarcéré depuis mars. Mais il multiplie les demandes de remise en liberté. Sa dernière en date doit être examinée mardi par la cour d'appel d'Aix-en-Provence.

La détention provisoire du fondateur de la société de prothèses mammaires, aujourd'hui âgé de 73 ans et au coeur du scandale des implants contenant un gel non homologué, vient d'être "prolongée" au moyen d'une nouvelle mise en examen, cette fois dans le volet financier de cette affaire. Fin janvier, l'ancien dirigeant de l'entreprise de La Seyne-sur-Mer avait déjà été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire... moyennant une caution, dont le non-paiement a entraîné son incarcération le 6 mars. Deux semaines plus tard, une première demande de remise en liberté lui était refusée par la justice.

Une troisième procédure lancée dans l'affaire PIP

La nouvelle procédure vise des faits de "blanchiment de tromperie", "blanchiment d'abus de biens sociaux", "blanchiment de fraude fiscale", "abus de biens sociaux" au préjudice de l'entreprise PIP et "banqueroute par détournement d'actifs". C'est la troisième procédure lancée dans ce dossier, après une enquête pour tromperie aggravée qui débouchera sur un procès début 2013 à Marseille et l'information judiciaire pour blessures et homicides involontaires ouverte le 8 décembre 2011.

Selon une source judiciaire, Jean-Claude Mas, qui revendique seulement "1600 euros mensuels", ne déclarait plus de revenus en France depuis 2007 alors qu'il aurait touché, en tant que président du conseil de surveillance de PIP, des sommes comprises entre 200.000 et 250.000 euros mensuels jusqu'en 2009. Le septuagénaire, qui fiscalement résidait au Luxembourg, vivait en fait dans une luxueuse villa varoise appartenant à une SCI de droit luxembourgeois.

Il apparaît également dans le dossier que la société Poly Implant Prothèse, une SA créée en 1991, avait ensuite été cédée à une société financière luxembourgeoise, Milo Finance, elle-même détenue par une société à participations, Penny Holding. En 2003, Milo Finance avait vendu l'essentiel de ses participations à une société ad hoc créée dans l'Etat américain du Delaware, Heritage Worldwide... dont Jean-Claude Mas était le dirigeant. La justice soupçonne donc celui-ci d'avoir organisé la banqueroute frauduleuse de sa société, dont il serait toujours resté le dirigeant de fait via ces montages financiers.

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