Pour suivre un salarié par GPS, il y a des conditions

le 04 novembre 2011 à 15h28 , mis à jour le 04 novembre 2011 à 15h33

Dossier : Vos droits

La Cour de cassation pose plusieurs principes au suivi par géolocalisation des salariés par leurs entreprises.

La direction d'une entreprise ne peut pas, par commodité et sans restriction, suivre par GPS les déplacements d'un salarié, et la Cour de cassation a posé des principes. La justice rappelle que les restrictions aux droits et libertés doivent être justifiées par la nature de la tâche et proportionnées au but recherché.

  • Un droit de passage ne se crée pas par habitude

    Le droit de passage sur le terrain d'autrui ne peut s'acquérir que par un accord écrit signé du propriétaire des lieux, rappelle la Cour de cassation.

    Publié le 17/12/2011 Un droit de passage ne se crée pas par habitude
  • Le silence du salarié ne vaut pas acceptation

    Une modification importante du travail suppose une modification du contrat et il ne peut pas être reproché au salarié d'avoir continué à travailler sans protester ni réclamer, rappelle la Cour de cassation.

    Publié le 09/12/2011 Le silence du salarié ne vaut pas acceptation
  • Au travail, faute passée ne signifie pas faute oubliée

    Le patron qui reproche une faute à son salarié peut, selon la Cour de cassation, invoquer des fautes semblables anciennes pour justifier la sanction qu'il va prendre.

    Publié le 03/12/2011 Au travail, faute passée ne signifie pas faute oubliée
  • Voisin enfumé, cheminée démolie !

    Le feu dans une cheminée, même autorisé dans une cheminée construite dans les règles, peut être un trouble anormal de voisinage, selon la justice, si la fumée se dirige vers l'immeuble voisin. La Cour de cassation en a conclu que le juge pouvait ordonner la démolition pure et simple de la cheminée.

    Publié le 03/12/2011 Voisin enfumé, cheminée démolie !
  • Des nuisances chez vous ? Au proprio d'assumer

    La Cour de cassation rappelle que le propriétaire "est obligé" d'assurer au locataire une "jouissance paisible du logement". Il répond à ce titre des nuisances provenant des autres locataires.

    Publié le 02/12/2011 Des nuisances chez vous ? Au proprio d'assumer
Plus d'infos

D'abord, a dit la Cour, l'entreprise ne peut pas utiliser la  géolocalisation pour d'autres fins que celles déclarées à la CNIL et portées à  la connaissance des salariés. Il n'est pas possible, ont estimé les juges, de déclarer que le GPS sera utilisé pour optimiser l'organisation du travail d'un salarié itinérant et de l'utiliser en réalité pour contrôler son temps de  travail.

Ensuite, l'utilisation d'un système de géolocalisation, pour contrôler la durée du travail, n'est licite que si aucun autre moyen n'est possible. Enfin, la géolocalisation n'est pas possible lorsque le salarié dispose d'une liberté dans l'organisation de son travail. Si ces règles ne sont pas respectées, la justice autorise le salarié à  "prendre acte" de la rupture de son contrat de travail, c'est-à-dire à quitter l'entreprise avec les conséquences d'un licenciement abusif.

le 04 novembre 2011 à 15:28
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2 Commentaires

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  • lakoredine, le 05/11/2011 à 03h35

    Eh bien , moi , ça ne me dérangerait pas , pourvu bien sûr que mon patron ne soit pas un imbécile paranoïaque.

  • shebaca, le 04/11/2011 à 17h29

    Un salarié itinérant a déjà du mal à optimiser son temps de travail (disponibilité du client,durée des trajets aléatoires),les 35h ne nous ont pas aidés et l'on parle de géolocalisation! je crois qu'il est temps de rechercher un autre job.

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