Perturbations gare de l'Est : les retards et la polémique
La SNCF a annoncé en début d'après-midi le retour à la normale pour les trains au départ ou à destination de la gare de l'Est, après une matinée difficile due à l'incendie d'un transformateur. Une association d'usagers des chemins de fer dénonce : "Il y a un vrai problème d'entretien".
Publié le 03/04/2012
Licenciement causé par des retards de TER : la SNCF condamnée
Mardi, la justice a condamné l'entreprise ferroviaire à verser 1.500 euros à une jeune femme de 25 ans qui dit avoir perdu son emploi à Lyon en raison des retards répétés de son train.
Publié le 27/03/2012
Retards : la SNCF change les règles de remboursement
La SNCF va mettre en place à la fin du mois un nouveau système de "Garantie voyage". Un dispositif visant à renforcer l'information des clients TGV et Intercités avant leur voyage, et leur indemnisation notamment en cas de retard ou d'annulation.
Publié le 27/03/2012
Licenciée à cause de ses retards, elle accuse la SNCF
<b>Interview</b> Maître Metaxas a assigné jeudi la SNCF devant le TGI de Paris pour "défaillance contractuelle". Sa cliente estime avoir perdu son travail en raison des retards répétés de son train, sur la ligne Lyon-Ambérieux.
Publié le 29/07/2011
Embauchée comme secrétaire en CDI à temps partiel dans un cabinet d'avocat de Lyon en juin 2010, la requérante, qui habite à Ambérieu (Ain), avait vu interrompue sa période d'essai le 22 juillet 2010. "Les nombreux retards accumulés pendant votre période d'essai en raison de votre domicile très éloigné de votre lieu de travail perturbent le fonctionnement de l'entreprise (...). La persistance de ces retards y compris pendant la période de renouvellement de votre période d'essai me contraint donc à prendre cette décision", se justifiait alors l'employeur dans un courrier. La jeune femme met ces retards sur le compte de perturbations récurrentes sur la ligne SNCF reliant Lyon à Ambérieu, alors même qu'elle s'était efforcée de prendre un train plus tôt, afin d'éviter tout contretemps.
4 retards de seulement 5 minutes
Mardi, devant la 4e chambre civile, son conseil, Me David Metaxas, a épinglé six retards imputables à la SNCF entre le 22 juin et le 22 juillet 2010. "Les consommateurs, j'ai vraiment l'impression qu'on les méprise", a-t-il plaidé: "Comment peut-on affirmer que l'heure indiquée sur le billet n'est pas une qualité substantielle?! (...) La SNCF est liée par l'obligation de ponctualité." "Ce n'est qu'en raison des retards répétés qu'il a été mis fin au contrat" de Soazig Parassols, a-t-il encore argué, convaincu qu'il y a eu "faute". Il réclame quelque 45.000 euros de dommages et intérêts.
Me Michel Bertin, qui défend l'entreprise ferroviaire, a relativisé les griefs de Melle Parassols. Selon lui, quatre des six retards dénoncés, de seulement cinq minutes, n'empêchaient pas la jeune femme d'arriver à l'heure à son travail. Quant au cinquième, dû à un vol de cuivre, il n'était pas imputable à l'entreprise. La SNCF, dit-il, ne peut être tenue responsable que du contretemps du 22 juillet. Or, "un retard seul ne peut justifier un tel licenciement". En d'autres termes, "il n'y a pas de lien de causalité réel et certain entre le retard du 22 juillet et la rupture de la période d'essai". Me Bertin a rappelé que la SNCF était visée chaque année par "30 à 35 affaires" de ce type pour un milliard et demi de voyageurs transportés.
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