Procès Carlos : ce 31 décembre 1983, "c'était l'apocalypse"

le 17 novembre 2011 à 18h11 , mis à jour le 17 novembre 2011 à 18h12

La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge jusqu'au 16 décembre Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, a examiné jeudi les circonstances de l'attentat commis le 31 décembre 1983 sur le TGV "Le Valenciennes", assurant la liaison Marseille-Paris. Compte-rendu de l'audience.

CarlosLe Vénézuélien est jugé pour une série d'attentats qui avait fait 11 morts et plus de 150 blessés dans les années 80. © TF1/LCI

Vingt-huit ans après les faits, la cour d'assises spéciale de Paris a réveillé jeudi, à l'occasion du procès de Carlos, le souvenir "apocalyptique" de l'attentat meurtrier commis le 31 décembre 1983 dans la Drôme contre le TGV "Le Valenciennes", reliant Marseille à Paris. "C'était l'apocalypse", témoigne Michel Richardot, selon le compte-rendu de l'AFP. Et pourtant, cet ancien directeur de la police judiciaire de la région Rhône-Alpes en a vu d'autres, des cadavres et des catastrophes. Mais, "ces images, 28 ans après, je les ai encore dans la tête". La bombe qui explose ce soir-là à 19h42 dans la voiture n°3 du Valenciennes, au niveau de la commune de Tain L'Hermitage, fait trois morts et 13 blessés.

  • Condamné à la perpétuité, Carlos crie au "scandale" et fait appel

    La cour d'assises spéciale de Paris l'a jugé coupable jeudi soir de quatre attentats meurtriers commis en France il y a près de 30 ans.

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  • Carlos : "Je refuse de me déclarer innocent ou coupable"

    Alors que la cour d'assises spéciale de Paris pensait avoir compris qu'il se disait "totalement étranger" à l'attentat de la rue Marbeuf en 1982, Carlos s'est énervé lundi, disant refuser de se "déclarer innocent ou coupable".

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  • Pour Carlos, l'attentat du Capitole visait Chirac

    Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos, a assuré jeudi à la cour d'assises spéciale de Paris qu'il n'était pas l'auteur de l'attentat commis le 29 mars 1982 contre le train Le Capitole, mais a affirmé, en revanche, qu'il était dirigé contre Jacques Chirac.

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  • Carlos : "Dans les combats, je suis d'un sang-froid inimaginable"

    Ilich Ramirez Sanchez, dit "Carlos", est revenu mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris, sur son parcours de "révolutionnaire professionnel", racontant que "dans les combats", il était "d'un sang-froid inimaginable". Récit.

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  • Attentats meurtriers : Carlos de retour aux assises

    Le procès du terroriste international des années 1970-1980 s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de Paris. Carlos va devoir répondre de quatre attentats ayant fait 11 morts en France. Le Vénézuélien de 62 ans nie toute implication.

    Publié le 07/11/2011 Attentats meurtriers : Carlos de retour aux assises
  • Le terroriste Carlos, placé à l'isolement, est en grève de la faim

    La figure du terrorisme, placée à l'isolement le 18 octobre à la prison de la Santé à Paris en raison d'une interview accordée à une radio, "poursuivra radicalement sa grève de la faim commencée le 18 octobre" tant qu'il sera maintenu à l'isolement, a annoncé son avocat.

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  • Carlos : "je suis révolutionnaire de profession"

    C'est ainsi que Carlos s'est présenté lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge jusque'à mi-décembre pour quatre attentats qui ont fait en France 11 morts et quelque 150 blessés il y a 30 ans.

    Publié le 07/11/2011 Carlos : "je suis révolutionnaire de profession"
  • Carlos : "Je suis révolutionnaire de profession"

    Ilich Ramirez Sanchez est apparu souriant à l'ouverture de son procès lundi devant la Cour d'assises de Paris pour quatre attentats ayant fait 11 morts et près de 200 blessés dans les années 1980 en France. Il a dressé le poing vers l'humoriste Dieudonné venu le soutenir, selon notre envoyé spécial.

    Publié le 07/11/2011 Carlos : "Je suis révolutionnaire de profession"
  • Journée mouvementée au procès de Carlos

    Le procès de Carlos s'est ouvert lundi matin devant la cour d'assises spéciales de Paris. Le Vénézuélien est jugé pour une série d'attentats qui avait fait 11 morts et plus de 150 blessés dans les années 80. La première journée a été marqué par ses provocations.

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  • Dieudonné pour que Carlos "rentre dans son pays"

    Lundi, à l'ouverture du procès de Carlos, l'acteur Dieudonné était présent pour soutenir la figure du terrorisme international.

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  • Arrivée de Carlos sous haute surveillance aux Assises de Paris

    Le procès d'Ilich Ramirez Sanchez dit "Carlos", véritable mythe du terrorisme international dans les années 1970 et 1980, s'est ouvert lundi sous haute sécurité à Paris pour quatre attentats ayant fait 11 morts et près de 200 blessés dans les années 1980 en France.

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  • Carlos de retour devant les assises

    Carlos, figure du terrorisme international, comparaît à partir de lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, première juridiction à le juger pour des actes de terrorisme. Il est jugé pour 4 attentats commis en 1982 et 1983, causant la mort de 11 personnes.

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  • Carlos, l'incarnation du terrorisme des années 1980

    Ilich pour l'état civil, Carlos pour la clandestinité, le "Chacal" pour la légende, l'homme qui a incarné le terrorisme des années 1970 et 1980 a vécu plusieurs vies au gré des soubresauts géopolitiques de son époque, jusqu'à son arrestation au Soudan en 1994.

    Publié le 07/11/2011 Carlos, l'incarnation du terrorisme des années 1980
Plus d'infos

 
"C'était d'autant plus terrible (...) de voir la détresse des gens qu'on était" le soir du réveillon, ajoute-t-il, en décrivant ce TGV éventré et ces débris que l'on retrouve 400 mètres plus loin dans les jardins ou sur les toits des maisons. "C'était assez marquant de lâcher le foie gras et les langoustes pour trouver un train éventré avec du sang à l'intérieur, une odeur de poudre et des morceaux de chair humaine", acquiesce Patrick Charnet, un autre enquêteur "traumatisé" par l'attentat. Mais le cauchemar ne s'arrête pas là. Vingt-six minutes plus tard, un second colis piégé souffle la salle des consignes de la gare Saint-Charles à Marseille. Bilan : deux morts et 33 blessés.
 
Une dizaine de revendications fantaisistes parviennent aux enquêteurs, mais le 2 janvier, deux appels à des agences de presse semblent plus sérieux : le correspondant anonyme revendique le double attentat ferroviaire au nom de l'Organisation de la lutte armée arabe et le justifie par les raids aériens menés par l'armée française six semaines plus tôt à Baalbek, au Liban, contre une base chiite pro-iranienne.
  
"La main de Carlos"
 
Le 3 janvier, deux courriers manuscrits, postés de Berlin-Ouest, confirment cette piste : reçus par l'Agence France-Presse et l'Associated Press, ils adressent un "message au peuple français de l'Organisation de lutte armée arabe (...) à la mémoire des martyrs de Baalbek". "Cette revendication nous paraissait la plus plausible", témoigne l'enquêteur à la retraite, Alain Helfrich, qui se souvient qu'une expertise a démontré que ces deux lettres "avaient été écrites de la main de Carlos". En guise de contre-attaque, la défense relance la piste basque qui, selon elle, a été trop vite abandonnée. "La police le sait" que c'est le Groupe antiterroriste de libération (GAL), peste Carlos dans son box.
 
Dans les années 1980, le GAL lutte clandestinement contre les séparatistes basques de l'ETA. Or, quatre semaines avant le double attentat du 31 décembre 1983, un indicateur espagnol annonce à la police française que le GAL projette une attaque contre "une gare et un train". Une telle annonce, "c'est beaucoup plus et beaucoup mieux qu'une revendication !", s'exclame Me Francis Vuillemin, qui défend Carlos. Malheureusement, déplore sa consoeur, Me Isabelle Coutant-Peyre, "l'information est restée enfouie dans les services de police".
 
Pour l'accusation, qui décrit l'indic comme un "affabulateur", cette piste est farfelue. D'autant, pointe l'avocat général Olivier Bray, que le GAL n'était "pas suffisamment puissant pour organiser cet attentat". "Le GAL avait plutôt tendance à se débarrasser de gens avec des armes automatiques", abonde Michel Richardot. Autrement dit, le groupe préférait les assassinats aux attentats. De plus, il "limitait vraiment son action au Sud-Ouest". Ilich Ramirez Sanchez, alias "Carlos", est soupçonné d'avoir orchestré quatre attentats en 1982 et 1983 pour obtenir la libération de deux de ses compagnons d'armes.

le 17 novembre 2011 à 18:11
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1 Commentaires

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  • resyl77, le 18/11/2011 à 00h09

    Egal à lui même, pitoyable....un minable qui adore se faire mousser....

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