Procès Chirac : jugement historique attendu

le 15 décembre 2011 à 05h00 , mis à jour le 16 décembre 2011 à 11h18

Dossier : Chirac, le procès

Poursuivi dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris dans les années 1990, Jacques Chirac, premier ex-président à passer en correctionnelle, encourt en théorie jusqu'à 10 ans de prison mais une sanction ferme semble exclue. Le jugement sera rendu dans la journée.

Jacques ChiracJacques Chirac/Image d'archives - juin 2011 © ABACA

Relaxé ou condamné ? Le tribunal correctionnel de Paris se prononce jeudi sur la responsabilité de Jacques Chirac dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la capitale, qui remonte au début des années 1990, quand il était maire de la capitale. Outre la décision concernant l'ex-chef de l'Etat, le tribunal se prononcera également sur ses neuf coprévenus. Premier ancien président de la République à être jugé en correctionnelle, Jacques Chirac, 79 ans, n'avait pas assisté au procès en septembre, ayant fourni un rapport médical faisant état de troubles neurologiques "sévères" et "irréversibles".

  • Chirac "conteste" la décision mais ne fera pas appel

    Condamné jeudi à 2 ans de prison avec sursis notamment pour détournement de fonds publics, l'ex-président Jacques Chirac a annoncé dans un communiqué qu'il ne "ferait pas appel" même si "sur le fond, il conteste catégoriquement ce jugement".

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    Le tribunal correctionnel de Paris s'est penché mercredi sur les emplois présumés fictifs de la ville de Paris faisant partie de la "cellule corrézienne", dont les titulaires travaillaient en Corrèze, berceau de la famille Chirac.

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  • Chirac jugé sans Chirac

    Face aux problèmes de santé de l'ancien chef de l'Etat, le tribunal correctionnel de Paris a autorisé lundi soir Jacques Chirac à être "jugé en son absence" au procès des emplois fictifs de la ville de Paris. Il sera donc représenté par ses avocats.

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  • Que reproche-t-on au juste à Jacques Chirac ?

    L'affaire des emplois présumés fictifs de la Ville de Paris remonte au début des années 1990, quand Jacques Chirac était maire de Paris. Elle a deux volets : l'un instruit à Nanterre portant sur 7 emplois, un autre à Paris sur 21.

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  • Procès Chirac : les autres accusés

    Dix personnes, dont l'ex-président Jacques Chirac, doivent être jugées lors du procès des emplois présumés fictifs de la ville de Paris, qui s'ouvre ce lundi 5 septembre.

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    "J'espère que ce jugement ne changera rien à l'affection profonde que les Français conservent légitimement à l'égard de Jacques Chirac", a déclaré jeudi maître Georges Kiejman, un des avocats de l'ancien chef de l'Etat à l'issue du jugement.

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  • Le procès Chirac aura lieu... sans lui

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    Publié le 05/09/2011 Le procès Chirac aura lieu... sans lui
  • De quoi souffre Jacques Chirac ?

    L'anosognosie : voilà le trouble neurologique qui affecterait Jacques Chirac et qui l'empêcherait de se rendre au procès qui doit s'ouvrir lundi.

    Publié le 04/09/2011 De quoi souffre Jacques Chirac ?
Plus d'infos

 
Poursuivi pour "prise illégale d'intérêt", "abus de confiance" et "détournement de fonds publics", M. Chirac encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende. Mais s'il est déclaré coupable, la prison avec sursis ou une dispense de peine semblent plus probables. "Votre responsabilité morale et politique est immense", avait déclaré au tribunal l'un de ses avocats, Me Georges Kiejman. "Votre jugement sera la dernière image donnée de Jacques Chirac", avait-il souligné, plaidant la relaxe.
 
"Aucune faute pénale ou morale"
 
L'affaire a deux volets: l'un, instruit à Paris, porte sur 21 emplois et l'autre, instruit à Nanterre, sur sept postes. Les emplois en cause ont été rémunérés par la mairie de Paris de 1990 à 1995. Les juges d'instruction qui ont renvoyé Jacques Chirac en correctionnelle lui reprochent d'avoir mis les deniers municipaux au service de ses ambitions électorales et des intérêts de son parti, les emplois litigieux devant servir à élargir sa sphère d'influence. Il était à l'époque maire de Paris, président du RPR et préparait la présidentielle de 1995, qu'il a remportée après deux échecs successifs. M. Chirac a toujours récusé les faits qui lui sont reprochés. Il avait affirmé "n'avoir commis aucune faute pénale ou morale", dans une déclaration lue au procès par son avocat Jean Veil.
 
Dans un réquisitoire qui s'apparentait davantage à une plaidoirie de la défense, le parquet avait demandé la relaxe de tous les prévenus. Sur les 28 emplois en cause, le parquet avait relevé un seul cas pouvant éventuellement constituer une "infraction", celui du garde du corps octroyé par Jacques Chirac à M. Blondel, mais avait préconisé une dispense de peine.
 
La "pétaudière" administrative
 
Sans son principal prévenu, le procès avait perdu beaucoup de son attrait médiatique, d'autant que de nombreux témoins n'avaient pas répondu à leur convocation, à commencer par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. L'ex-Premier ministre avait été condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans le volet nanterrien de l'affaire, en tant qu'ancien adjoint de Jacques Chirac à la mairie de Paris. La principale victime, la ville de Paris, était également absente du procès, ayant renoncé à se porter partie civile à la suite d'un accord d'indemnisation de 2,2 millions d'euros conclu avec l'UMP et M. Chirac. Il était revenu à l'association anti-corruption Anticor de porter la contradiction face à la défense.
 
Récusant le soupçon d'un "système" organisé, les avocats de l'ex-président avaient tenté de démontrer que les emplois en cause étaient utiles aux Parisiens. Ils avaient affirmé que Jacques Chirac ne pouvait pas être au courant des rares cas contraires, les imputant à la "pétaudière" administrative.

le 15 décembre 2011 à 05:00
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15 Commentaires

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  • depondy, le 15/12/2011 à 11h24

    @jclo38: D'accord avec vous vous sur ce plan juridique, mais ce procès n'avait pas eu lieu il y a 12 ans, donc ... ! ...

  • zen1494, le 15/12/2011 à 11h15

    Le réquisitoire du Procureur qui ressemble à un plaidoyer de la défense et finalement, un seul dossier d'emploi fictif : Un garde du corps pour Marc Blondel, patron de FO. Et tout cela vaudrait 10 ans de prison à un homme qui a voué toute sa vie à la politique française ! Il faut laisser Monsieur Chirac en paix. C'est une manie de vouloir pendre à la lanterne tous ceux qui ont eu des responsabilités, en oubliant tout ce qu'ils ont fait pour leur pays. Sauf Monsieur Mitterrand, bien sûr !

  • tommy2323, le 15/12/2011 à 10h33

    On va pas mettre Chirac en prison, surtout à son âge et dans son état, quand on voit la justice française laisser courir nos agresseurs, voleurs, violeurs, trafiquants de drogue, incendiaires, casseurs, assassins (tous généralement issus de l'immigration africano-musulmane) et j'en passe.

  • carte2, le 15/12/2011 à 10h22

    J'espère sincèrement qu'il ne sera pas condamné..., tout ça à cause de "l'association anticor " de gauche bien sûr, et poussé bien évidemment par le P.S !!!

  • musulman2france, le 15/12/2011 à 10h01

    On nous a déjà préparer à ce que l'on soit pas surpris par une relaxe.

  • lap89, le 15/12/2011 à 09h58

    Il y a t il eu mort d'homme,par rapport a Karachi.A l'epoque gauche droite droite gauche ont beneficie de tout cela.La preuve Mr Delanoe avait a la limite laisse tomber l'affaire.J'espere que l'on va s'occuper un peu plus du PS ou des syndicats.Ou alors parlons de DSK.

  • armada92, le 15/12/2011 à 09h57

    Voter pour les extrêmes n'a jamais empêché les situations et jugements de complaisance...

  • pedro0pedro, le 15/12/2011 à 09h49

    Comment voulez-vous condamner une personne qui ne se souvient même pas d'avoir été président des Français, dès que l'on parle d"affaires louches, un gigantesque trou de mémoire fait son apparition, et je crois que cette infirmité touche principalement les politiques de tous bords. La recherche bien que faisant d'énormes progrès est impuissante devant cet état de fait.

  • jclo38, le 15/12/2011 à 09h39

    Il aurait du etre jugé depuis 12 ans ...alors trop facile l immunité parlementaire

  • jghttc1, le 15/12/2011 à 09h26

    Doit-on, naïvement, croire à une autre issue que la relaxe ?

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