Jacques Chirac/Image d'archives - juin 2011 © ABACARelaxé ou condamné ? Le tribunal correctionnel de Paris se prononce jeudi sur la responsabilité de Jacques Chirac dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la capitale, qui remonte au début des années 1990, quand il était maire de la capitale. Outre la décision concernant l'ex-chef de l'Etat, le tribunal se prononcera également sur ses neuf coprévenus. Premier ancien président de la République à être jugé en correctionnelle, Jacques Chirac, 79 ans, n'avait pas assisté au procès en septembre, ayant fourni un rapport médical faisant état de troubles neurologiques "sévères" et "irréversibles".
Chirac "conteste" la décision mais ne fera pas appel
Condamné jeudi à 2 ans de prison avec sursis notamment pour détournement de fonds publics, l'ex-président Jacques Chirac a annoncé dans un communiqué qu'il ne "ferait pas appel" même si "sur le fond, il conteste catégoriquement ce jugement".
Publié le 15/12/2011
Chirac jugé coupable : "décision historique pour la démocratie"
REACTIONS - Politiques, avocats... Voici les réactions après la première condamnation d'un président de la République française jeudi. Jacques Chirac a écopé de deux ans de prison avec sursis.
Publié le 15/12/2011
Emplois fictifs : "je n'ai commis aucune faute"
Au dernier jour du procès des emplois fictifs, la défense de Jacques Chirac a lu devant le tribunal une lettre de l'ancien maire de Paris, dans laquelle il affirme n'avoir "commis aucune faute, ni pénale, ni morale".
Publié le 23/09/2011
Procès Chirac : le parquet requiert une relaxe générale
Sans surprise, le parquet a requis mardi la relaxe pour Jacques Chirac et ses neuf co-prévenus dans les deux volets, Paris et de Nanterre, du procès des emplois présumés fictifs.
Publié le 20/09/2011
Procès Chirac : à quoi servait la "cellule corrézienne" ?
Le tribunal correctionnel de Paris s'est penché mercredi sur les emplois présumés fictifs de la ville de Paris faisant partie de la "cellule corrézienne", dont les titulaires travaillaient en Corrèze, berceau de la famille Chirac.
Publié le 08/09/2011
Chirac jugé sans Chirac
Face aux problèmes de santé de l'ancien chef de l'Etat, le tribunal correctionnel de Paris a autorisé lundi soir Jacques Chirac à être "jugé en son absence" au procès des emplois fictifs de la ville de Paris. Il sera donc représenté par ses avocats.
Publié le 05/09/2011
Que reproche-t-on au juste à Jacques Chirac ?
L'affaire des emplois présumés fictifs de la Ville de Paris remonte au début des années 1990, quand Jacques Chirac était maire de Paris. Elle a deux volets : l'un instruit à Nanterre portant sur 7 emplois, un autre à Paris sur 21.
Publié le 05/09/2011
Une pointure de la magistrature pour juger Chirac
Clearstream, Kerviel, Chirac : Dominique Pauthe, qui va devoir juger l'ex-chef de l'Etat est un magistrat rompu aux procès dits "sensibles".
Publié le 01/09/2011
Procès Chirac : l'anosognosie, qu'est-ce que c'est ?
Quel est ce mal mystérieux dont souffrirait l'ancien chef de l'Etat, et qui l'empêcherait de se présenter à l'audience au tribunal de Paris ?
Publié le 05/09/2011
Procès Chirac : les autres accusés
Dix personnes, dont l'ex-président Jacques Chirac, doivent être jugées lors du procès des emplois présumés fictifs de la ville de Paris, qui s'ouvre ce lundi 5 septembre.
Publié le 01/09/2011
Chirac : "Ce procès n'était peut-être plus nécessaire au bout de tant d'années"
"J'espère que ce jugement ne changera rien à l'affection profonde que les Français conservent légitimement à l'égard de Jacques Chirac", a déclaré jeudi maître Georges Kiejman, un des avocats de l'ancien chef de l'Etat à l'issue du jugement.
Publié le 15/12/2011
Procès Chirac : "une grande douleur", pour sa fille adoptive
Anh Dao Traxel est apparue très émue à la sortie du tribunal. Elle estime que la condamanation de Jacques Chirac est "trop sévère" et que sa famille doit le "soutenir pour sa santé et le reste de ses jours".
Publié le 15/12/2011
La tristesse d'Alain Juppé pour Jacques Chirac
Le ministre des Affaires étrangères s'est dit "triste" lundi de voir se dégrader la santé de Jacques Chirac, dont il est très proche.
Publié le 05/09/2011
Le procès Chirac aura lieu... sans lui
Le tribunal correctionnel a accepté lundi soir que le procès sur l'affaire des emplois présumés fictifs de la mairie de Paris se déroule sans Jacques Chirac, en raison de son état de santé.
Publié le 05/09/2011
De quoi souffre Jacques Chirac ?
L'anosognosie : voilà le trouble neurologique qui affecterait Jacques Chirac et qui l'empêcherait de se rendre au procès qui doit s'ouvrir lundi.
Publié le 04/09/2011
Poursuivi pour "prise illégale d'intérêt", "abus de confiance" et "détournement de fonds publics", M. Chirac encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende. Mais s'il est déclaré coupable, la prison avec sursis ou une dispense de peine semblent plus probables. "Votre responsabilité morale et politique est immense", avait déclaré au tribunal l'un de ses avocats, Me Georges Kiejman. "Votre jugement sera la dernière image donnée de Jacques Chirac", avait-il souligné, plaidant la relaxe.
"Aucune faute pénale ou morale"
L'affaire a deux volets: l'un, instruit à Paris, porte sur 21 emplois et l'autre, instruit à Nanterre, sur sept postes. Les emplois en cause ont été rémunérés par la mairie de Paris de 1990 à 1995. Les juges d'instruction qui ont renvoyé Jacques Chirac en correctionnelle lui reprochent d'avoir mis les deniers municipaux au service de ses ambitions électorales et des intérêts de son parti, les emplois litigieux devant servir à élargir sa sphère d'influence. Il était à l'époque maire de Paris, président du RPR et préparait la présidentielle de 1995, qu'il a remportée après deux échecs successifs. M. Chirac a toujours récusé les faits qui lui sont reprochés. Il avait affirmé "n'avoir commis aucune faute pénale ou morale", dans une déclaration lue au procès par son avocat Jean Veil.
Dans un réquisitoire qui s'apparentait davantage à une plaidoirie de la défense, le parquet avait demandé la relaxe de tous les prévenus. Sur les 28 emplois en cause, le parquet avait relevé un seul cas pouvant éventuellement constituer une "infraction", celui du garde du corps octroyé par Jacques Chirac à M. Blondel, mais avait préconisé une dispense de peine.
La "pétaudière" administrative
Sans son principal prévenu, le procès avait perdu beaucoup de son attrait médiatique, d'autant que de nombreux témoins n'avaient pas répondu à leur convocation, à commencer par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. L'ex-Premier ministre avait été condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans le volet nanterrien de l'affaire, en tant qu'ancien adjoint de Jacques Chirac à la mairie de Paris. La principale victime, la ville de Paris, était également absente du procès, ayant renoncé à se porter partie civile à la suite d'un accord d'indemnisation de 2,2 millions d'euros conclu avec l'UMP et M. Chirac. Il était revenu à l'association anti-corruption Anticor de porter la contradiction face à la défense.
Récusant le soupçon d'un "système" organisé, les avocats de l'ex-président avaient tenté de démontrer que les emplois en cause étaient utiles aux Parisiens. Ils avaient affirmé que Jacques Chirac ne pouvait pas être au courant des rares cas contraires, les imputant à la "pétaudière" administrative.
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Chirac "conteste" la décision mais ne fera pas appel

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