Jacques Chirac © TF1/LCI"Les éléments manquent pour caractériser tant l'aspect intentionnel que matériel d'une infraction, c'est pourquoi je requiers la relaxe des dix prévenus", a déclaré mardi après-midi le substitut du procureur Michel Maes. "Si vous deviez considérer que le délit est constitué, vous prononcerez une dispense de peine", a-t-il ajouté à l'adresse du tribunal après deux heures et demie de réquisitoire. "Les procédures péchaient par un manque de rigueur administrative" et une possible "dilution des responsabilités", avait concédé un peu plus tôt Chantal de Leiris, l'autre représentante du ministère public. Mais, "en tous cas, il n'y a pas de système frauduleux", "encore moins mafieux", avait-elle martelé. "On est loin des affirmations péremptoires de l'ordonnance de renvoi", qui a fait état d'une gestion opérée "dans la plus grande opacité", a également asséné la procureur. L'ancien chef d'Etat se voyait reprocher avec neuf autres prévenus 28 emplois présumés fictifs de "chargés de mission" à son cabinet de maire.
Procès Chirac : jugement historique attendu
Poursuivi dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris dans les années 1990, Jacques Chirac, premier ex-président à passer en correctionnelle, encourt en théorie jusqu'à 10 ans de prison mais une sanction ferme semble exclue. Le jugement sera rendu dans la journée.
Publié le 15/12/2011
Emplois fictifs : Chirac coupable
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi l'ex-chef de l'Etat à deux ans de prison avec sursis pour "détournement de fonds publics", "abus de confiance" et "prise illégale d'intérêt" dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Publié le 15/12/2011
Procès Chirac : relaxe requise, colère de l'association Anticor
Le parquet a estimé mardi qu'il n'existait pas de système frauduleux à la mairie de Paris du temps de Jacques Chirac, provoquant la colère de l'association Anticor, seule partie civile à ce procès.
Publié le 20/09/2011
Jacques Chirac, l'animal politique affaibli par la maladie
PORTRAIT - Premier président de la République française à être condamné en justice, Jacques Chirac, âgé de 79 ans, a été un des grands fauves de la vie politique jusqu'à son départ en 2007 de l'Elysée après 12 ans à la tête du pays.
Publié le 15/12/2011
Dans un procès, déjà marqué, par les absences de la principale victime (la mairie de Paris) sur le banc des parties civiles et du principal accusé (jacques Chirac) sur le banc des prévenus, ces réquisitions ne sont pas une surprise. Le parquet avait déjà requis un non-lieu en fin d'instruction en 2009, alors que le procureur de Paris était Jean-Claude Marin, haut fonctionnaire au ministère de la Justice sous le second mandat de Jacques Chirac comme maire de Paris. Deux juges d'instruction avaient cependant refusé de suivre cet avis et ordonné ce procès, estimant que les faits révélaient l'existence d'un "système" visant à utiliser les fonds publics pour les ambitions politiques de Jacques Chirac.
Les trois derniers jours du procès seront consacrés aux plaidoiries de la défense, avant la mise en délibéré, vendredi.
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