Procès Chirac : vers un réquisitoire sans surprise

Par , le 20 septembre 2011 à 06h00 , mis à jour le 20 septembre 2011 à 15h37

Dossier : Chirac, le procès

Le parquet devrait logiquement réclamer la relaxe, mardi, au procès des emplois fictifs de la ville de Paris, dont les audiences ont déjà été marquées par l'absence du principal accusé et les faux bonds de plusieurs témoins.

Jacques ChiracJacques Chirac/Image d'archives - juin 2011 © ABACA

Le procès de Jacques Chirac dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris est entré dans sa dernière ligne droite, avec le prononcé du réquisitoire ce mardi après-midi. Le parquet ayant requis un non-lieu général au terme de l'instruction, les deux vice-procureurs présents aux audiences devraient logiquement demander la relaxe pour l'ancien chef de l'Etat et ses neuf co-prévenus. Fait atypique, tout au long du procès, les deux magistrats se sont montrés particulièrement discrets, ne posant que de rares questions. Il faut dire que la principale victime dans cette affaire, la ville de Paris, censée porter l'accusation, s'était retirée du procès à la suite d'un accord d'indemnisation conclu en septembre 2010 avec Jacques Chirac et l'UMP. L'absence du principal intéressé, excusé pour maladie, et le désistement de dernière minute de plusieurs témoins, dont Alain Juppé, dont le témoignage était très attendu, ont fini de donner un côté baroque au procès.

  • Jacques Chirac, l'animal politique affaibli par la maladie

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    Publié le 15/12/2011 Jacques Chirac, l'animal politique affaibli par la maladie
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Lundi, les avocats d'Anticor, seule partie civile, ont dénoncé "des faits de corruption qui se sont déroulés au plus haut niveau" à l'époque où Jacques Chirac était maire de la capitale. Me Jérôme Karsenti, l'un des avocats de l'association anti-corruption, a décrit un "triple préjudice" subi du fait de l'action d'un "maire au-dessus des lois": "une atteinte aux deniers publics", un "détournement à des fins personnelles" et un "faussement du jeu démocratique". Il a demandé au nom d'Anticor "47.946,07 euros" de dommages et intérêts de la part de Jacques Chirac et de ses neuf coprévenus, au titre des 28 emplois litigieux, rémunérés par la mairie de Paris entre 1990 et 1995, ainsi que 50.000 euros de frais de justice. Son confrère, Me Jérémy Afane-Jacquart, a décrit l'ancien chef de l'Etat comme le "commanditaire" d'un "système de financement" créé "à son profit et au profit de son parti, le RPR". Me Karsenti a rappelé qu'à l'époque, Chirac cumulait les fonctions de "maire de la capitale, président du RPR et député de Corrèze", et que son "objectif ultime" était "l'élection à la présidence de la République, qui arrivera en 1995".
 
Les trois derniers jours du procès seront consacrés aux plaidoiries de la Défense,a vant la mise en délibéré, vendredi. Déjà, l'hypothèse d'une dispense de peine circule au Palais de Justice concernant Jacques Chirac.

Par Alexandra Guillet le 20 septembre 2011 à 06:00
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7 Commentaires

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  • one51, le 20/09/2011 à 14h54

    Le monde politique s'étonnera de l'abstention aux prochaines élections Présidentielles .

  • docash, le 20/09/2011 à 12h13

    Ca vous apporterez quoi de voir envoyer cet homme en prison ? il serait en bonne santé je le concevrais, mais dans l'état où il se trouve actuellement je n'en vois pas l'utilité. Riche ou pauvre sachez que la maladie n'épargne personne et croisez les doigts de rester en bonne santé.

  • benefique33, le 20/09/2011 à 12h01

    Apres cela allez expliquer aux jeunes de banlieues l'honneteté, la franchise et la necessité de travailler pour vivre en société !!!

  • bourail8, le 20/09/2011 à 08h11

    Allez encore un qui échappe à la justice, c'est monnaie courante en France .

  • jclo38, le 20/09/2011 à 08h10

    C est vraiment une justice a 2 vitesses!

  • g4g4g4, le 20/09/2011 à 07h58

    Completement d'accord Justice des riches et des pauvres voila c'est comme ça

  • henri_bambelle, le 20/09/2011 à 07h16

    Le simple fait que Chirac et l'UMP ont remboursé le montant du détournement à la Ville de Paris est un aveu de culpabilité. On sait bien que la justice française ne condamne pas les coupables d'actes délictueux lorsqu'il s'agit de politiques. On va donc le vérifier une nouvelle fois. Merci de me publier.

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