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Procès Cholet : les témoignages s'accumulent contre le "faux taxi"


le 07 septembre 2012 à 22h02 , mis à jour le 07 septembre 2012 à 22h04.
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3min
Bruno Cholet faux-taxi Susanna Zetterberg

Bruno Cholet, un faux-taxi de 55 ans a été condamné vendredi 14 septembre à la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour l'assassinat en 2008 d'une étudiante suédoise de 19 ans, Susanna Zetterberg. / Crédits : Benoît PEYRUCQ/AFP

JusticeLes témoignages à charge se succèdent au procès de l'ancien "faux taxi" Bruno Cholet, qui continue de se dire étranger au meurtre de la jeune Suédoise Susanna Zetterberg en avril 2008 à Paris et s'est déclaré vendredi victime d'un complot policier. Son procès est prévu jusqu'au 14 septembre.

Rappel des faits, sordides : Susanna Zetterberg, étudiante en français à la Sorbonne, avait été tuée après être montée dans un taxi qu'elle avait elle-même décrit comme "bizarre", en sortant d'une boîte de nuit. Son corps avait été retrouvé en bordure d'un chemin de la forêt de Chantilly (Oise). Guillaume Poquerusse, qui passait par là en voiture très tôt ce samedi d'avril, avait remarqué un véhicule monospace blanc stationné sur un chemin. Aux enquêteurs, il avait déclaré avoir vu sur la calandre un logo Citroën et en avait conclu qu'il s'agissait d'un modèle Evasion. Cholet, lui, conduisait un Ford Galaxy. A la barre, le témoin a considéré qu'il avait pu se tromper. Le jour se levait à peine, a-t-il dit.
 
Mais la question de la marque du véhicule est secondaire pour les forces de l'ordre : "Pour moi, c'est lui !", a lâché à la barre le major Eric Leclerc, en voyant entrer l'accusé dans le box de la cour d'assises. La "démarche particulière" et "les mains" correspondent, selon le gendarme, aux images de idéosurveillance d'un homme filmé en train de retirer de l'argent à un distributeur automatique à Senlis (Oise), avec une carte bancaire de la victime, le 19 avril, jour de sa disparition.

Attirance pour les blondes
 
L'accusé, quant à lui, se défend avec acharnement : "Ce n'est pas moi" sur ces images, a dit plus tard l'accusé. Bruno Cholet, 55 ans, délinquant multirécidiviste condamné à une dizaine de reprises, dont deux fois pour des viols, affirme être l'objet d'une "affaire montée de toutes pièces" par la police, qu'il accuse depuis son interpellation d'avoir fabriqué des preuves contre lui. "Je pense que je gênais beaucoup la police...", a déclaré l'ancien chauffeur de taxi clandestin. Selon lui, les policiers lui reprocheraient de ne pas avoir voulu travailler pour eux, et d'avoir porté plainte un jour auprès de l'IGS (la "police des polices"). Il accuse en particulier les policiers d'avoir placé dans son véhicule un paquet qui contenait l'arme du crime - un pistolet de marque allemande et de calibre 22 - ainsi que des menottes, d'un type vendu dans les sex-shops, identiques à celles que portait le corps de la victime. Des traces d'ADN de Susanna Zetterberg et de l'accusé avaient été retrouvées sur l'arme.
 
"Inventer des faits invraisemblables et accuser des policiers, cela s'appelle de la calomnie", a rétorqué le commandant Eric Trunel, qui dirigeait l'enquête à l'époque.  A la brigade criminelle, "nous sommes persuadés de la responsabilité pleine et entière de Bruno Cholet dans cette affaire (...). Il a agi en partie par cupidité et en partie parce qu'il s'agissait d'une jeune fille à son goût", a-t-il accusé. Des gens qui ont connu Bruno Cholet ont effectivement décrit son goût du luxe et des beaux vêtements, ainsi que son attirance pour les femmes jeunes, minces et blondes.

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