© DRA peine repris, aussitôt suspendu. La cour d'assises spéciale de Paris a suspendu le procès d'Yvan Colonna lundi matin, peu après sa repirse, afin de faire traduire une lettre de menaces attribuée à l'accusé et versée vendredi soir aux débats. Le président de la cour, Hervé Stephan, s'est donné une heure afin de contacter un magistrat de Bastia pour qu'il lui traduise ce courrier, écrit en langue corse et destiné à Pierre Alessandri, condamné à perpétuité en 2003 après avoir été reconnu coauteur de l'assassinat. Selon des informations de presse diffusées durant le week-end, Yvan Colonna y demande à Alessandri, qu'il a considéré comme son "frère" mais n'est plus qu'une "balance", de crier "haut et fort" son innocence. Faute de quoi, il promet une "guerre, au procès et au dehors". La réclusion criminelle à perpétuité assortie d'un peine de sûreté incompressible de 22 ans été requise mercredi par l'accusation contre Yvan Colonna, jugé pour la 3e fois pour l'assassinat en 1998 du préfet Erignac. Verdict attendu lundi. Avant un verdict attendu vendredi ou lundi, l'heure est au réquisitoire ce mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna depuis le 2 mai pour l'assassinat en 1998 du préfet Erignac. Yvan Colonna a affirmé, jeudi, devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, qu'il n'avait pas écrit la lettre de menaces qui lui était attribuée. La Cour d'assises spéciale de Paris a annoncé qu'elle acceptait de verser au procès la lettre de menaces attribuée à Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet Erignac. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation contre cette décision. La cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a tenu lundi soir une audience à l'endroit du crime à Ajaccio, à l'issue de laquelle la défense comme les parties civiles ont jugé leurs positions confortées. Une trentaine de personnes participant au procès se sont rendues lundi soir rue du Colonel Colonna-d'Ornano à Ajaccio, où le préfet de Corse Claude Erignac avait été abattu de trois balles dans la nuque. Une lettre de menaces qu'aurait écrite Yvan Colonna, jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a mis lundi sa défense en difficulté. Le destinataire présumé de cette lettre, Pierre Alessandri, dit ne l'avoir jamais reçu. Yvan Colonna a affirmé mardi qu'il avait refusé, dans les mois ayant précédé l'assassinat du préfet Erignac, de rejoindre le "groupe des anonymes" jugé responsable du crime, tandis que le chef du commando déclarait avoir soupçonné le berger d'être un "informateur". S'il a réaffirmé mardi à l'audience qu'Yvan Colonna ne faisait pas partie du commando qui a abattu le préfet Erignac, Martin Ottaviani, condamné pour complicité en première instance, a refusé d'en dire plus. Même s'il a admis qu'il pouvait exister des membres du commando "non identifiés". Martin Ottaviani, Marcel Istria et Alain Ferrandi, déjà condamnés pour leur implication à des degrés divers dans l'assassinat de Claude Erignac, vont être appelés à témoigner au procès d'Yvan Colonna. Le procès d'Yvan Colonna a été interrompu vendredi en raison de la présence dans le public d'un témoin compromettant la régularité de l'audience. Des experts en balistique, mais aussi des témoins de l'assassinat du préfet Erignac, doivent être entendus à partir de ce lundi par la cour d'assises spéciale de Paris, qui entame la deuxième semaine du procès d'Yvan Colonna. Au 3e jour de son nouveau procès devant les assises spéciales de Paris, Yvan Colonna a voulu révéler mercredi une image plus personnelle, mais s'est montré sibyllin et irritable quand les faits qui lui sont reprochés ont été abordés. En décembre dernier, Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, aurait écrit a Pierre Alessandri pour lui demander de le tirer d'affaire, lui reprochant de ne pas avoir dit à la justice qu'il était innocent. La reconstitution du meurtre du préfet Erignac en 1998 s'est tenue sous très haute surveillance dans la nuit de lundi à mardi à Ajaccio. Une lettre écrite par le berger de Cargèse a été rendue publique à l'audience vendredi soir. Yvan Colonna, jugé pour la 3e fois pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, y menace de "guerre" un autre protagoniste clef de l'affaire pour qu'il témoigne en sa faveur.
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La défense du berger de Cargèse, qui clame son innocence, a émis lundi matin des doutes sur l'authenticité de cette lettre et les conditions dans lesquelles elle est parvenue vendredi soir à la cour. "Le cheminement de ce courrier est éminemment suspect et peut relever d'une nouvelle manoeuvre", a déclaré un des cinq avocats d'Yvan Colonna, Me Antoine Sollacaro. "J'exige que le commissaire Lauthion (de la direction centrale de la police judiciaire, DCPJ) donne le nom de son informateur", a ajouté l'avocat, demandant également que soit produit l'original de la lettre.
La 5e semaine du procès du berger de Cargèse, jugé pour la 3e fois pour l'assassinat en 1998 à Ajaccio du préfet de Corse, dont il s'affirme innocent, aurit normalement du démarrer avec l'examen du début de ses quatre ans de cavale, après l'arrestation en 1999 de membres du commando auteur de l'assassinat. Mais un coup de théâtre à la clôture des débats vendredi a changé la donne. Le président a versé au dossier une lettre transmise à la cour le jour-même, écrite en corse et signée d'Yvan Colonna. Datée du 19 décembre 2010, elle aurait été saisie dans la cellule de Pierre Alessandri, condamné à perpétuité après avoir endossé le rôle du tireur.
Une "guerre au procès et au dehors"
Selon des extraits diffusés par Europe1 et RTL, Colonna demande à Alessandri, qu'il a considéré comme son "frère" mais n'est plus qu'une "balance", de crier "haut et fort" son innocence. Faute de quoi, il promet une "guerre au procès et au dehors". Après son arrestation, comme d'autres membres du commando et leurs compagnes, Pierre Alessandri avait mis en cause Yvan Colonna, avant de se rétracter des mois plus tard. Aux deux premiers procès du berger, en 2007 et 2009, Alessandri avait tenté de l'innocenter, sans toutefois expliquer ses accusations initiales et son revirement. Il a de nouveau témoigné jeudi dernier, expliquant cette fois avoir mis Colonna en cause parce qu'il éprouvait de la "rancune" à son égard, le berger ayant selon lui refusé de participer aux actions du commando, dont six membres ont été condamnés en 2003.
Deux autres des condamnés avaient auparavant déclaré avoir accusé Colonna à cause d'une "rumeur" qui faisait de lui un informateur de la police. Les parties civiles et l'accusation ont suspecté une "stratégie concertée", les juges antiterroristes ayant mené l'enquête estimant de leur côté "invraisemblable" cette nouvelle ligne de défense. Un des avocats d'Yvan Colonna, Antoine Sollacaro, a reconnu que la lettre de son client était "une erreur", car "du côté des parties civiles et du parquet, on va parler de pression et de menaces". Mais à ses yeux, cette missive est le "cri de désespoir" d'un homme pour qui ce troisième procès "est la dernière chance (...) de faire reconnaître son innocence".
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