© AFPLa défense d'Yvan Colonna compte beaucoup, ce lundi, sur les témoignages des experts en balistique pour étayer la thèse selon laquelle le berger de Cargese ne peut pas être le tireur qui, le 6 février 1998, a abattu le préfet Erignac de trois balles dans la nuque, alors qu'il se rendait à pied à un concert après avoir garé sa voiture. Que disent ces experts ? Notamment que le tireur devait être été aussi grand que le préfet : 1,83 m. Ce qui mettrait hors de cause Yvan Colonna, puisqu'il ne mesure qu'1,72 m. Un argument qui ne convainc guère les parties civiles, dont les avocats entendent pour leur part démontrer que cette hypothèse est "une plaisanterie", selon Me Yves Baudelot, avocat de la famille Erignac.
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Procès Colonna : la Cour demande la traduction de la lettre
La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, a suspendu l'audience lundi matin, afin de faire traduire une lettre de menaces attribuée à l'accusé et versée vendredi soir aux débats.
Publié le 30/05/2011
Colonna menacerait de "guerre" dans une lettre à un ami
En décembre dernier, Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, aurait écrit a Pierre Alessandri pour lui demander de le tirer d'affaire, lui reprochant de ne pas avoir dit à la justice qu'il était innocent.
Publié le 28/05/2011
Colonna : "Mais tu m'aides pas !"
S'il a réaffirmé mardi à l'audience qu'Yvan Colonna ne faisait pas partie du commando qui a abattu le préfet Erignac, Martin Ottaviani, condamné pour complicité en première instance, a refusé d'en dire plus. Même s'il a admis qu'il pouvait exister des membres du commando "non identifiés".
Publié le 24/05/2011
Procès Colonna : le commando Erignac à la barre
Martin Ottaviani, Marcel Istria et Alain Ferrandi, déjà condamnés pour leur implication à des degrés divers dans l'assassinat de Claude Erignac, vont être appelés à témoigner au procès d'Yvan Colonna.
Publié le 24/05/2011
Incident au procès Colonna
Le procès d'Yvan Colonna a été interrompu vendredi en raison de la présence dans le public d'un témoin compromettant la régularité de l'audience.
Publié le 20/05/2011
Procès Colonna : la famille Erignac dénonce la "lâcheté" des assassins
La veuve et les enfants du préfet Erignac ont dénoncé vendredi devant la cour d'assises spéciale de Paris la "lâcheté" de ses meurtriers, et mis en doute les "prétendues révélations" promises par Yvan Colonna.
Publié le 06/05/2011
Procès Colonna : "ce n'est pas la partie civile qui fait le verdict"
Me Eric Dupont-Moretti, l'avocat du berger corse, répond aux critiques de la famille du préfet Erignac, qui dénonce la "lâcheté des assassins".
Publié le 06/05/2011
Colonna veut se montrer "humain"
Le procès d'Yvan Colonna s'est poursuivi mercredi par l'analyse de la personnalité de l'accusé. Il a accepté, pour la première fois devant la justice, de parler de lui, mais sur le fond, il n'a rien lâché.
Publié le 04/05/2011
Mais les experts ne seront pas les seuls à donner leur version ce lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris. Les auditions des témoins oculaires sont également très attendues, notamment celles de deux personnes qui se trouvaient très près de la scène et qui n'ont pas reconnu Yvan Colonna comme le tueur. "Je suis sûre et certaine: ce n'est pas M. Colonna que j'ai vu ce soir-là", avait assuré en 2009, lors du procès en appel, Marie-Ange Contart, qui remontait la rue en voiture ce soir-là. "Sept témoins affirment n'avoir vu que deux hommes" à proximité immédiate du préfet, souligne également l'un des avocats d'Yvan Colonna, Me Gilles Simeoni. Or, pour l'accusation, ils étaient trois: deux ayant reconnu les faits et ayant été condamnés en 2003, le troisième serait, selon cette thèse, Yvan Colonna.
"Rien de nouveau"
Didier Vinolas, un ancien collaborateur du préfet Erignac dont l'audition avait créé un coup de tonnerre en 2009 lorsqu'il avait évoqué deux autres possibles suspects, va également revenir témoigner. Il y a deux ans, la cour avait finalement décidé, après un supplément d'information, que les deux hommes dont il parlait étaient en fait déjà apparus dans la procédure et n'apportaient "rien de nouveau".
Pendant la première semaine de son procès, Yvan Colonna a réaffirmé avec force être totalement étranger à l'assassinat du préfet ainsi qu'à l'attaque, quelques mois plus tôt, de la gendarmerie de Pietrosella où l'arme du crime avait été dérobée. Sans réfréner des réactions d'humeur face aux questions des parties civiles mais se livrant davantage, il a tenté de montrer un visage nouveau, plus humain qu'en 2009. Il avait alors quitté son procès au bout d'un mois avec ses avocats, pour protester contre le refus d'une reconstitution. Condamné deux fois à perpétuité, il est jugé pour la troisième fois car le verdict d'appel a été annulé pour vice de procédure par la Cour de cassation.
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