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DOSSIER : Jérôme Kerviel

Procès Jérôme Kerviel : dans l'attente du témoin mystère


le 11 juin 2012 à 14h41 , mis à jour le 13 juin 2012 à 12h52.
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3min
Jérôme Kerviel en juin 2008

Jérôme Kerviel en juin 2008 / Crédits : AFP/M.Bureau

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JusticeLa cour d'appel de Paris a estimé lundi qu'il n'y avait "rien de nouveau" dans des documents censés prouver l'existence d'une machination contre Jérôme Kerviel. La cour a exigé la venue à l'audience d'un témoin présenté comme capital par la défense.

Des échanges très vifs sur un supposé complot, dont se dit victime Jérôme Kerviel (voir notre article : A son procès, Jérôme Kerviel évoque la théorie du complot), ont marqué l'ouverture lundi matin de la deuxième semaine du procès en appel de l'ancien trader.  La cour d'appel de Paris n'ayant pas jugé probantq les documents fournis par la défense de l'ex-trader a exigé la venue jeudi matin du témoin qui, selon la défense, travaille pour la société de courtage Newedge (ex-Fimat).

Au deuxième jour du procès, Jérôme Kerviel avait déclaré que ses supérieurs l'avaient laissé prendre d'énormes positions spéculatives afin de pouvoir masquer le moment venu les pertes de la banque liées à la crise des "subprimes" (crédits hypothécaires à risque). Selon lui, dès mars 2007, la banque aurait "couvert" en sous-main ses positions. La présidente de la cour, Mireille Filippini, avait alors exigé des  "documents écrits" probants, ce que l'avocat de Jérôme Kerviel, Maître David Koubbi, dit avoir fait vendredi. Il s'agit d'une lettre du courtier maintenant attendu au procès et d'un tableau de relevés bancaires.

"Pas une partie de poker"

La présidente a regretté que les pièces fournies ne concernent que des opérations de janvier 2008, ayant immédiatement précédé le "débouclage" des  positions de Jérôme Kerviel et l'éclatement de l'affaire, et non de l'année 2007. "La cour n'a rien vu de nouveau dans les pièces qui lui ont été données", a-t-elle déclaré. L'analyse, selon elle, est de surcroît "assez obscure" et semble se fonder "sur la rumeur". "Je veux que ce monsieur vienne débattre devant nous", a-t-elle insisté. "Si la cour ne voit rien de nouveau dans ces documents, c'est que la cour a mal vu", a répondu Me Koubbi, qui s'est vu reprocher par la présidente, l'avocat général et la partie civile cette façon de produire à la dernière minute de nouveaux documents.  "On n'est pas dans une partie de poker !", a lancé l'avocat général, Dominique Gaillardot.

L'ex trader a été condamné en première instance à trois ans de prison ferme et 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts pour une perte record début 2008 à la Société générale

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