L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin est rejugé en appel dans l'affaire Clearstream. Il avait été relaxé aux côtés de Jean-Louis Gergorin et d'Imad Lahoud. Un procès aux enjeux politiques importants qui s'est ouvert dans un climat plutôt apaisé. © TF1/LCIOussama ben Laden est-il, indirectement, à l'origine de l'affaire Clearstream ? C'est ce qu'a argumenté jeudi Dominique de Villepin au troisième jour de son procès en appel pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire des faux fichiers bancaires où figurait notamment le nom de Nicolas Sarkozy. L'auteur de ces faux est Imad Lahoud, un Franco-Libanais impliqué dans plusieurs affaires d'escroquerie qui était parvenu à se faire recruter par les services secrets français en 2003 en prétendant qu'il pouvait les conduire au chef d'Al Qaïda, tué lundi dernier au Pakistan par un commando américain. Pour Dominique de Villepin, les responsables du dossier Clearstream sont donc ceux qui ont cru à cette piste Lahoud, et non lui. "Ceux qui ont activé la source du dossier Clearstream, avaient un intérêt supérieur à le faire. Et cet intérêt supérieur, c'était Oussama ben Laden", a-t-il dit à la cour d'appel.
"Quelqu'un d'autre ici sait comment fonctionnent les renseignements"
<b>Sur place - </b>Auditionné comme témoin par la cour d'appel de Paris, le général Rondot est revenu mercredi matin sur les raisons pour lesquelles il a rédigé ses fameuses notes sur l'affaire Clearstream et n'a pas manqué d'adresser, au cours de son monologue, une première pique à Dominique de Villepin.
Publié le 11/05/2011
Clearstream : Villepin à l'épreuve du général Rondot
<b>TF1 News, en direct du procès Clearstream - </b>Suivez, minute par minute, le procès en appel de l'affaire Clearstream avec notre envoyée spéciale. La journée de mercredi est essentiellement consacrée à l'audition très attendue du général Philippe Rondot.
Publié le 11/05/2011
Clearstream : "Cette affaire, c'est un cauchemar"
<b> Sur place -</b> L'audience de lundi matin était notamment consacrée à l'audition de l'épouse d'Imad Lahoud. Cette dernière a confirmé devant la cour d'appel de Paris que Dominique de Villepin avait demandé à ce que le manuscrit de son mari sur l'affaire Clearstream soit modifié pour ne pas le mettre en difficulté. TF1 News était présent.
Publié le 09/05/2011
"Ne vous moquez-vous pas de la Cour, monsieur Lahoud ?"
<b>TF1 News, en direct du procès Clearstream - </b>Suivez, minute par minute, le procès en appel de l'affaire Clearstream avec notre envoyée spéciale. La journée est consacrée à la poursuite de l'examen des faits et à l'audition de l'épouse d'Imad Lahoud.
Publié le 09/05/2011
Clearstream : Villepin face à l'épouse d'Imad Lahoud
La cour d'appel de Paris doit entendre ce lundi Anne-Gabrielle Heilbronner, l'épouse d'Imad Lahoud. Elle a assuré qu'en 2007, Dominique de Villepin avait souhaité lire le manuscrit de son époux, "Un coupable idéal". Et qu'il lui aurait donné consigne d'en modifier des passages embarrassants.
Publié le 09/05/2011
Clearstream : Villepin nie toujours le complot contre Sarkozy
Devant la cour d'appel de Paris, Dominique de Villepin a contesté une fois de plus mercredi avoir fomenté un complot contre Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream.
Publié le 04/05/2011
Imad Lahoud : "Je n'ai ajouté qu'un seul nom, Nagy et Bocsa"
Le mathématicien Imad Lahoud a assuré mercredi devant la cour d'appel de Paris n'avoir ajouté qu'un seul nom sur les listings Clearstream, celui de Nicolas Sarkozy.
Publié le 04/05/2011
Clearstream : le procès en appel s'ouvre dans un climat apaisé
Le procès en appel de l'affaire Clearstream s'est ouvert lundi à Paris, avec en prévenu vedette Dominique de Villepin. La Cour aura quatre semaines pour notamment tenter de déterminer à partir de quand l'ex-Premier ministre a su que les listings étaient faux.
Publié le 02/05/2011
2001-2011 : les dates clés de l'affaire Clearstream
Ou comment une simple affaire de malversations financières est devenue une immense affaire de manipulation industrielle et politique au sein de l'Etat français.
Publié le 29/04/2011
Villepin charge le ministère de la Défense
Il a rappelé que le général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement qui enquêtait en 2004 sur les listings Clearstream avec Imad Lahoud, était allé avec lui au Liban en 2004 sur la trace d'Oussama ben Laden, que le Franco-Libanais assurait avoir déjà rencontré. Imad Lahoud avait alors fait croire au militaire qu'il y récupérerait des documents sur les finances du chef islamiste. La "source" Lahoud avait été présentée par Philippe Rondot auprès du "gratin" du renseignement français, et même étranger. Dominique de Villepin a donc imputé au ministère de la Défense, autorité de tutelle de Philippe Rondot, la responsabilité du fait qu'Imad Lahoud soit sorti indemne judiciairement d'une garde à vue pour escroquerie fin mars 2004. "Il fallait sauver le soldat Lahoud", a-t-il dit, mettant en cause le cabinet de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, qui aurait couvert le Franco-Libanais.
Quel rôle dans la garde à vue de Lahoud ?
Cependant, c'est la responsabilité de Dominique de Villepin que l'accusation retient concernant les listings Clearstream, et notamment cette faveur accordée à Imad Lahoud pour qu'il sorte en 2004 de sa garde à vue. En effet, le dossier montre que Dominique de Villepin a ce jour-là appelé le général Rondot. Ce dernier a affirmé jusqu'ici qu'il lui avait alors demandé d'intervenir en faveur du Franco-Libanais, vu comme précieux dans l'affaire des listings censés accuser Nicolas Sarkozy. Interrogé par la cour sur ce point, Dominique de Villepin a assuré qu'il avait parlé de tout autre chose avec le général Rondot au téléphone, et qu'apprenant la garde à vue d'Imad Lahoud, il avait dit au militaire: "Voyez ce qu'il en est". C'est un des nombreux points de l'action ambigüe de Dominique de Villepin qui est l'objet du procès en appel, qui devrait se poursuivre jusqu'au 26 mai.
Lahoud et Gergorin chargent Villepin
Jean-Louis Gergorin et l'informaticien Imad Lahoud, condamnés en première instance respectivement à 15 et 18 mois de prison ferme, ont continué pour leur part de dénoncer l'implication de Dominique de Villepin. Jean-Louis Gergorin a dit jeudi qu'il avait été d'emblée question, en janvier 2004, d'un compte bancaire de Nicolas Sarkozy, ce qui aurait stimulé Dominique de Villepin.
Imad Lahoud présente de son côté Dominique de Villepin comme l'instigateur de la machination Clearstream. Il tente de démontrer à ce procès en appel que l'ex-Premier ministre lui a fait modifier en sa faveur le manuscrit de son livre sur l'affaire. Le procès se poursuivra lundi.
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