Lundi, le gouvernement annonçait une série de mesures pour améliorer les conditions d'évaluation de la dangerosité des mineurs délinquants et inciter leur placement en centre éducatif fermé (lire notre article > Tout mineur auteur de "crime sexuel grave" en centre fermé avant jugement). C'est l'affaire Agnès, cette adolescente de 13 ans violée et tuée au Chambon-sur-Lignon, qui a provoqué cette mise en ordre de bataille législative. Ces pratiques sont courantes de la part de Nicolas Sarkozy. Depuis 2002, plusieurs faits divers ont conduit le gouvernement à voter des lois ou faire des annonces d'évolutions législatives. C'est même une marque de fabrique du chef de l'Etat, qui a reçu à plusieurs reprises les familles de victimes. Petite liste non-exhaustive de ces faits divers suivis de lois ou d'annonces.
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Agnès : le lycéen était libre car jugé "réinsérable"
Le meurtrier présumé d'Agnès avait été libéré sous contrôle judiciaire fin 2010, après quatre mois de détention provisoire pour un viol, parce que les expertises le jugeaient "pas dangereux" et "réinsérable", a expliqué mardi le procureur de Nîmes.
Publié le 22/11/2011
Agnès : le lycéen était passé en "conseil de vie scolaire"
Le lycéen accusé de l'assassinat et du viol d'Agnès, 13 ans, en Haute-Loire était passé en "conseil de vie scolaire" en juin 2011, a annoncé lundi l'établissement, qui s'est cependant refusé à dire si son comportement sexuel était en cause.
Publié le 21/11/2011
Mort d'Agnès : polémique et réunion interministérielle dans la journée
Le garde des Sceaux doit réunir lundi les parquets généraux de Nîmes et Riom ainsi que les services de la protection judiciaire de la jeunesse pour déterminer les conditions du suivi du jeune homme suspecté d'avoir tué Agnès, 13 ans.
Publié le 21/11/2011
Tout mineur auteur de "crime sexuel grave" en centre fermé avant jugement
François Fillon, réagissant au meurtre d'Agnès en Haute-Loire, a donné lundi pour instruction que les parquets demandent désormais le placement en centre éducatif fermé pour tout mineur auteur de "crime sexuel grave" en attente de son jugement.
Publié le 21/11/2011
Fillon : "il faut améliorer les conditions de l'expertise" psychiatrique
François Fillon est revenu mardi après-midi à l'Assemblée sur le drame du Chambon-sur-Lignon. "C'est une situation qui n'aurait jamais dû se produire. Ce mineur n'aurait jamais dû être placé dans un établissement d'éducation normal sans une surveillance particulière", a-t-il dit.
Publié le 22/11/2011
Assassinat de Nelly Cremel
La loi du 12 décembre 2005 fait suite à l'assassinat d'une joggeuse, Nelly Cremel, en Seine-et-Marne, six mois plus tôt. Elle impose un suivi et un ensemble d'obligations et d'interdictions pour les récidivistes et pallie l'impossibilité de prononcer un suivi sociojudiciaire pour des faits commis avant l'entrée en vigueur de la loi du 17 juin 1998. Cela concerne des personnes dont les condamnations sont supérieures ou égales à dix ans et dont le "risque de récidive paraît avéré". En cas de non-respect, la personne retourne en prison par retrait des réductions de peine.
Viol et enlèvement du jeune Enis
La loi du 25 février 2008 sur la surveillance et la rétention de sûreté fait suite à l'enlèvement et au viol du jeune Enis dans le Nord. Elle permet d'imposer une surveillance accrue des personnes qui terminent un suivi sociojudiciaire. Sont concernées des personnes condamnées à au moins 15 ans de réclusion criminelle "présentant une particulière dangerosité, caractérisée par une probabilité très élevée de récidive". La durée de la mesure est de deux ans, renouvelable indéfiniment si nécessaire. La sanction en cas de non-respect de cette surveillance est le placement en rétention de sûreté dans un centre fermé. La rétention peut durer un an mais est renouvelable indéfiniment en cas de besoin.
Viol et meurtre de Marie-Christine Hodeau
Après le viol et le meurtre d'une joggeuse, Marie-Christine Hodeau, en septembre 2009 dans l'Essonne (dont l'assassin vient d'être condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté), une loi de mars 2010 prévoit une sanction en cas de refus ou d'interruption de traitement antihormonaux pour des criminels sexuels. Les condamnés les plus dangereux peuvent être punis d'un retour en prison. La loi permet aussi l'incarcération des délinquants sexuels qui ne respecteraient pas l'interdiction de paraître autour du lieu de travail ou du domicile de la victime ou de sa famille.
Meutre de Laetitia Perrais
En janvier 2011, le député UMP Eric Ciotti se voit confier un rapport après le meurtre de Laetitia Perrais. Parmi ses 50 propositions, un durcissement de l'exécution des peines de prison avec la suppression des réductions automatiques de peines et l'abandon des aménagements de peines systématiques. Il propose également une augmentation du nombre des places en prison, idée entérinée par Nicolas Sarkozy lors d'une visite en septembre dans le nouveau centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne.
Meurtre d'Agnès
Après la mort d'Agnès dans un collège-lycée de Chambon-sur-Lignon, le gouvernement annonce une série de mesures, dont certaines incluses dans une loi de programmation examinée mercredi en Conseil des ministres : placement en Centre d'éducation fermé (CEF) de tout mineur soupçonné "d'un crime sexuel particulièrement grave", évaluation "pluridisciplinaire" d'une dangerosité qui ne serait plus laissée à la charge du seul psychiatre, accroissement du partage d'informations entre professionnels. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a également relancé le débat sur une réforme de la justice des mineurs, qui sera "une des priorités" après les élections.
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Agnès : le lycéen était libre car jugé "réinsérable"
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