Il a comparu libre pendant deux jours. Pierre-Etienne Albert dormira désormais en prison. Le tribunal correctionnel de Rodez a condamné jeudi à 5 ans de prison cet ancien frère pour les actes de pédophilie qu'il a commis pendant des années sur des dizaines d'enfants à travers toute la France. Le tribunal a assorti la peine d'une injonction de soins, d'une interdiction d'entrer en contact avec des mineurs et d'une obligation de suivi socio-judiciaire pendant cinq ans.
Pédophilie : l'Eglise tente de tirer les leçons du scandale
Benoît XVI a plaidé pour "un profond renouveau de l'Eglise" lundi à Rome, à l'ouverture d'assises organisées par l'Eglise catholique sur le problème de la pédophilie. Pour l'organisateur du symposium, l'Eglise entend "assumer la responsabilité pour le mal commis".
Publié le 07/02/2012
Nouvelle agression d'un homme désigné comme délinquant sexuel
Un quadragénaire, désigné par la gendarmerie de Bidache (Pyrénées-Atlantiques) comme "susceptible de faire monter des enfants dans sa voiture", a été encore agressé.
Publié le 23/12/2011
Le mea-culpa du frère pédophile
Mercredi, au 1er jour de son procès devant le tribunal correctionnel de Rodez, le frère Pierre-Etienne Albert a assumé l'entière responsabilité des actes de pédophilie qu'il a fait subir pendant des années à des dizaines d'enfants.
Publié le 30/11/2011
Benoît XVI rattrapé en Allemagne par les scandales de pédophilie
Alors que des dizaines de milliers de catholiques allemands ont demandé à être rayés des registres de leurs Eglises après les scandales impliquant des prêtres pédophiles, Benoît XVI dit "comprendre que devant de telles informations (...) quelqu'un dise: ce n'est plus mon Eglise".
Publié le 22/09/2011
Pédophilie : la nouvelle affaire qui ternit l'Eglise d'Irlande
L'Eglise catholique d'Irlande a dissimulé jusqu'en 2009 des faits de pédophilie imputés à des prêtres et le Vatican a favorisé cette attitude, affirme un rapport du gouvernement irlandais. Le chef de la diplomatie irlandaise, "indigné", va rencontrer le représentant du pape.
Publié le 14/07/2011
Pédophilie : l'Eglise belge prête à indemniser ses victimes
L'Eglise belge a reconnu lundi sa "responsabilité morale" dans les scandales de prêtres pédophiles qui la secouent depuis un an. Elle s'est engagée à indemniser les victimes, dont 80 s'apprêtent à porter plainte contre elle et contre le Vatican.
Publié le 30/05/2011
Un frère des Béatitudes jugé pour agressions sexuelles
Ancien chantre de cette communauté, le frère Pierre-Etienne Albert se retrouve depuis mercredi face à neuf de ses victimes. Son procès se déroule en correctionnelle à Rodez.
Publié le 30/11/2011
Un frère des Béatitudes devant la justice
Le frère Pierre-Etienne Albert, membre de la communauté des Béatitudes doit répondre d'agressions sexuelles sur mineur devant le tribunal correctionnel de Rodez. Il devra faire face à 9 de ses victimes présumées pendant deux jours.
Publié le 30/11/2011
L'ancien chantre de la communauté catholique des Béatitudes devra par ailleurs verser entre 1.000 et 5.000 euros de dommages et intérêts à différentes parties civiles. Son avocate le consultera pour décider ou non de faire appel. Pierre-Etienne Albert, âgé de 60 ans, répondait depuis mercredi de 38 cas d'agressions sexuelles commis entre 1985 et 2000 sur des garçons et des filles alors âgées de 5 à 14 ans.
Le procureur Yves Delpérié avait refusé de croire au repentir exprimé par le prévenu et avait requis contre lui le maximum de la peine encourue : 10 ans. Au contraire, "votre dernière pleurnicherie m'a un peu écoeuré", a-t-il lancé à celui qui, juste avant, avait dit à ses victimes : "Je demande pardon à chacune. J'espère que mon pardon sera reçu".
Il pleure à l'énoncé du jugement
Après avoir accusé le coup et pleuré à l'énoncé du jugement, Pierre-Etienne Albert s'est ressaisi et est parti entre deux policiers, menotté selon les avocats de ses victimes, pour la prison. "J'ai le sentiment de sortir de 20 ans de prison à le voir, lui, y aller pour cinq", a dit Solweig Ely, la seule des parties civiles à accepter de parler à visage découvert. Jamais encore Pierre-Etienne Albert n'avait été emprisonné pour ses actes. Loin de les nier, il a dit au cours de son procès assumer l'entière responsabilité des faits pour lesquels il était jugé.
S'il n'y en avait pas davantage, c'est que d'autres faits sont prescrits. Le prévenu composait les chants et les musiques de la communauté à travers la France. A ce titre, il approchait constamment les enfants. Lui qui dit avoir été attiré par les enfants depuis très longtemps était comme le "renard dans le poulailler", selon ses mots, livré à une tentation permanente. "J'ai crié au secours de très nombreuses fois. Je ne dis pas ça pour me défausser de ma responsabilité, qui est entière", a-t-il assuré.
La justice "a mal fait son travail"
Sa défense a argué de la conscience qu'il avait de la gravité de ses actes, de son acceptation de la sanction à venir, et des soins qu'il avait entrepris. Pour se dénoncer, il lui a fallu un "grand courage" sans lequel ce procès n'aurait peut-être pas eu lieu, a dit son avocate Me Elisabeth Rudelle-Vimini. Les parties civiles se sont, elles, surtout souvenues d'un "manipulateur". Le procureur Yves Delpérié a refusé de croire au repentir "dégoulinant de bons sentiments" exprimé par le prévenu. Certes, les responsables de la communauté savaient et n'ont rien dit. Certes le "fonctionnement quasi sectaire" des Béatitudes, avec des familles en situation de fragilité, a rendu des enfants vulnérables aux penchants d'un des membres, a dit le représentant du ministère public. Ces responsables ont bénéficié de la prescription des faits de non-dénonciation.
Ils ont été appelés comme témoins à la barre mercredi, et le procureur a jugé déplorables leurs "errements". Mais "ce procès est uniquement celui de Pierre-Etienne Albert", a tranché le magistrat. C'est celui d'un homme qui a non seulement assouvi ses inclinations, mais qui, circonstance aggravante, s'est servi de son aura de "star" auprès des enfants pour le faire, a-t-il dit. Les parties civiles auront eu la satisfaction d'entendre le procureur reconnaître que la justice avait "mal fait son travail". Saisie au début des années 2000, elle a laissé le dossier dormir jusqu'en 2008.
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