Gwénaël Eslan a décidé de régler ses comptes dans la presse. Surnommé "le Roi", cet ex-responsable syndical de la RATP, mis en cause dans une lettre anonyme de scandale sexuel, estime être la "victime d'une règlement de comptes" au sein de son propre syndicat dans un entretien que publie ce lundi Le Parisien.
Scandale sexuel à la RATP ? Deux syndicalistes témoignent
La direction de la RATP a saisi la justice après avoir reçu une lettre anonyme dénonçant des chantages sexuels au sein d'un syndicat de l'entreprise de transports parisiens. La plainte n'a pas de grande chances d'aboutir, un autre syndicat dénonçant une manipulation.
Publié le 25/08/2011
"Des personnes avec qui j'ai travaillé pendant des années sont derrière cette lettre, c'est leur dernière manoeuvre pour me supprimer", dénonce l'ancien secrétaire général de l'Unsa-Commercial à la Régie, âgé de 44 ans, dont vingt-six passés à la RATP. Selon lui, les auteurs de la lettre anonyme essaient également de lui faire quitter son "poste de secrétaire du CHSCT" et il affirme avoir "subi des pressions, du harcèlement même".
Des "soirées" spéciales dans des locaux de la RATP ?
Le PDG de la RATP, Pierre Mongin, avait reçu fin juin une lettre anonyme qui avançait que certains salariés avaient dû se livrer à des prestations sexuelles en contrepartie d'un avancement ou que des "soirées" étaient organisées dans des locaux de l'entreprise. Cette lettre, qui mettait en cause particulièrement un ancien responsable de l'Unsa surnommé "le Roi", a ensuite été transmise au parquet par la direction de la Régie.
Le parquet de Paris avait ouvert fin août une enquête préliminaire et la Brigade de répression de la délinquance contre la personne avait été saisie. Le syndicat Sud-RATP, également destinataire de la lettre anonyme, avait de son côté déposé plainte contre X, en particulier pour proxénétisme, trafic d'influence, harcèlement moral et sexuel.
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