- "L'espion du président", le livre qui irrite Squarcini - 01 min 16 s
Le "grand patron" de la police en faveur d'une loi sur les "fadettes"
Une loi sur les factures de téléphone détaillées serait sans doute utile, estime Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, alors que Philippe Courroye a été mis en examen pour avoir fait scruter en 2010 des "fadettes" de deux journalistes du quotidien "Le Monde".
Publié le 22/01/2012
"La DCRI a fait des écoutes comme vous pouvez manger des croissants"
Un système d'écoutes téléphoniques illégales à la discrétion du chef de l'Etat et du Premier ministre est en place en France depuis de nombreuses années, affirme vendredi sur Mediapart l'ancien patron des Renseignements généraux Yves Bertrand.
Publié le 20/01/2012
Guéant : "La DCRI n'est pas au service du pouvoir"
Le ministre de l'Intérieur a défendu jeudi la Direction centrale du renseignement intérieur et son patron, Bernard Squarcini, accusés dans un livre d'avoir placé des personnalités politiques sous écoute pour le compte de l'Elysée. Ce dernier a par ailleurs annoncé son intention de porter plainte pour diffamation contre les auteurs.
Publié le 19/01/2012
"Fadettes" : droite et gauche s'affrontent sur le cas Squarcini
Mis en examen pour avoir fait espionner les correspondances téléphoniques d'un journaliste du Monde enquêtant sur le dossier Bettencourt, le patron des services secrets français reste pourtant en poste. Gauche et écologistes dénoncent. Le gouvernement évoque la présomption d'innocence.
Publié le 18/10/2011
"Fadettes": mis en examen, le patron de la DCRI reste à son poste
Bernard Squarcini, patron des renseignements français, a été mis en examen lundi dans l'affaire d'espionnage téléphonique d'un journaliste du Monde enquêtant sur le dossier Bettencourt. Le gouvernement le maintient dans ses fonctions.
Publié le 17/10/2011
"Fadettes": le patron de la DCRI entendu comme témoin assisté
Bernard Squarcini était entendu lundi comme témoin assisté dans l'affaire d'espionnage téléphonique de journalistes du Monde qui enquêtaient sur le dossier Bettencourt. Frédéric Péchenard, patron de la Police nationale, sera entendu le 28 octobre.
Publié le 16/10/2011
Bettencourt : la DCRI a bien examiné les appels d'un journaliste du Monde
La direction centrale du renseignement intérieur a bien examiné les appels téléphoniques passés par un journaliste du Monde pour tenter d'identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt, assure jeudi le quotidien. Claude Guéant admet "des répérages".
Publié le 01/09/2011
Espionnage de journalistes: le patron de la DCRI auditionné au Parlement
Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, ont été entendus pendant 2h30 jeudi par la Délégation parlementaire au Renseignement (députés et sénateurs).
Publié le 04/11/2010
Après le démenti officiel, voici venue l'heure de la riposte judiciaire : Patrick Maisonneuve, avocat de Bernard Squarcini, a annoncé l'intention du patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DRCI) de porter plainte en diffamation contre les auteurs de L'espion du président. Dans ce livre publié chez Robert Laffont, Bernard Squarcini se retrouve accusé d'être au "service de l'Elysée" et "instrumentalisé" par le président Nicolas Sarkozy, dont il est proche. Les auteurs affirment que la DCRI, un super service de renseignement intérieur créé en 2008, a été "dévoyée" de ses missions de renseignement.
"Bernard Squarcini n'est l'espion de personne. Les auteurs se retranchent derrière le secret des sources mais ils devront prouver leurs accusations et ils ne le pourront pas car ce ne sont que des rumeurs", accuse l'avocat du patron de la DCRI. "Nous sommes très, très, très sereins. On a fait un travail extrêmement sérieux et extrêmement recoupé", a réagi pour sa part Christophe Labbé, journaliste au Point et l'un des trois auteurs de l'ouvrage. "C'est son droit. C'est l'occasion de lancer un débat démocratique autour du renseignement en France et autour du rôle de son chef", a renchéri Didier Hassoux, du Canard enchaîné, en mettant en avant "une habitude de Bernard Squarcini d'attaquer systématiquement" les journalistes en justice.
Mediapart prépare aussi sa riposte
Le patron de Mediapart Edwy Plenel est aussi visé par Bernard Squarcini . Il écrit que "les méthodes d'espionnage des rédactions par la DCRI, telles qu'elles sont décrites dans le livre, ne relèvent pas d'un dérapage occasionnel mais d'une violation systématique des libertés". Pour Me Maisonneuve, "on est au-delà de la polémique. Accuser de façon aussi ferme et définitive, ce n'est plus possible". Edwy Plenel estime par ailleurs que ce livre apporte "de nouvelles révélations sur l'ampleur de cette surveillance attentatoire aux libertés fondamentales" dont Mediapart dit avoir été l'objet.
L'ouvrage affirme que "Mediapart, qui était en pointe sur l'affaire Karachi, a fait l'objet en 2010 d'une enquête poussée du renseignement intérieur". Le site a donc décidé de porter plainte "afin que toute la vérité soit faite sur cet espionnage et que ses auteurs en répondent, ceux qui l'ont ordonné, comme ceux qui ont exécuté cet ordre illégal", écrit Edwy Plenel. Mediapart pourrait se joindre à l'enquête conduite par la juge d'instruction Sylvia Zimmermann sur les fadettes de journalistes du Monde ou déposer une plainte autonome, a précisé l'avocat du site, Jean-Pierre Mignard.
Dans l'affaire des fadettes, le patron de la DCRI a été mis en examen en octobre, soupçonné d'avoir tenté de découvrir illégalement les sources d'un journaliste du quotidien travaillant sur l'affaire Bettencourt. "Le code de déontologie de la police prévoit qu'un policier doit refuser un ordre illégal. Espionner des journalistes qui font légitimement leur travail est un ordre illégal", a commenté Edwy Plenel. Le monde policier a réagi avec virulence. Les cadres de la DCRI, "de façon unanime", ont exprimé "leur indignation" face à un livre qui "porte gravement atteinte à l'honneur" de leur service. De même le syndicat Alliance s'est dit "profondément choqué" par les "ragots" de l'ouvrage.
| L'équipe de François Hollande réagit |
L'équipe de campagne de François Hollande a réclamé jeudi des explications après les accusations portées contre le patron du renseignement Bernard Squarcini, qu'elle juge "très graves". Pour Bernard Cazeneuve, l'un des porte-parole du candidat socialiste à l'élection présidentielle, on se rapprocherait le cas échéant "de pratiques déontologiquement, politiquement et moralement inacceptables". |
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