Il avait été privé d'antenne en même temps que son collègue Didier Porte en 2010. La cour d'appel de Paris a confirmé, mardi, que l'éviction de Stéphane Guillon par radio France était bien irrégulière. En janvier 2011, les prud'hommes avaient déjà estimé le licenciement de l'humoriste "sans causes réelles ni sérieuses"», lui accordant 212.000 euros de dommages et intérêts. Une décision donc confirmée par la cour d'appel qui a en outre condamné le groupe public à verser à l'humoriste 23.000 euros de plus au titre de préjudice moral, ont indiqué ses avocats Mes Olivier Schnerb et Jean-Louis Leroy.
"La cour a décidé de punir très sévèrement la censure", a estimé Me Schnerb. Célèbre pour ses chroniques au vitriol, le licenciement de Stéphane Guillon avait déclenché un malaise au sein de France Inter et quelque 2000 personnes avaient manifesté pour le soutenir. A l'issue du jugement des prud'hommes, l'humoriste avait dit être "ravi de cette décision judiciaire" "en tant que salarié foutu dehors". "En tant que contribuable, je suis scandalisé qu'une société d'Etat ait préféré perdre autant d'argent et d'auditeurs pour faire taire un humoriste", avait-il ajouté.





